Handicapé·e·s et alors ?

18/01/2020

Solidarité locale : à Hirson, "Le sourire de Florian"



Solidarité locale : à Hirson, "Le sourire de Florian"
Décembre 2019, marché de Noël d’Hirson (02). Petite ville, petit marché mais un immense stand de compositions florales étiquetées « le sourire de Florian ». Drôle de nom pour un fleuriste ! Renseignements pris, il s’agit d’une association fondée en 2003 par un oncle et un ami de la famille de Florian.

Florian Plonquet est un jeune homme atteint d’une agénésie complète du corps calleux. Comme le dit son père David : «  C’est un homme de 24 ans dans le corps d’un bébé de 4 à 6 mois ». Il ne marche pas, ne parle pas. Il a une réactivité minimale ( sourire, soupir…) avec son entourage, qui s’amoindrit au fil des ans. D’autres problèmes de santé viennent s’y ajouter. 

Au départ, l’association a été créée pour « rassembler les personnes désirant connaître le handicap  de Florian et son mode de vie ». On compte cinq membres permanents dont des étrangers à la famille qui apportent un regard distancié. Les bénévoles, nombreux, vont et viennent au rythme des saisons et du bouche-à-oreille. L’association bénéficie du soutien du maire d’Hirson, Jean-Jacques Thomas, qui ne manque pas d’en parler dans son blog. En ce moment, le club de futsal hirsonnais est aussi partenaire et organise des tournois payants à son profit.

Grâce aux bénévoles, une vie meilleure

Chaque année, les bénévoles collectent de vieux objets pour participer à des vide-greniers dans toute la région et même jusqu’à la Belgique toute proche. A Noël, ils récupèrent paniers et pots pour vendre des fleurs au décor de fêtes. En contrepartie, par soucis de visibilité, l’entourage de Florian tient à lui faire rencontrer les gens qui le soutiennent, en le faisant participer au Carnaval No Piot sur un char. 
 
Tout l’argent récolté sert à améliorer sa vie. Ainsi, depuis la création de l’association, Florian a bénéficié d’un véhicule Hippocampe qui va à la fois au bord de mer et sur les chemins chaotiques. Il est accompagné à vélo par son père et son frère de 16 ans. Avec les grosses chaleurs, une climatisation a été installée dans sa chambre qu’il retrouve chaque soir après sa journée à la M.A .S. de Guise. Sa mère, qui travaille en milieu hospitalier, lui donne ses soins  au quotidien. 
 
Comme il n’est absolument pas question pour les parents de Florian de le laisser dans une maison de répit, il part en vacances avec eux. Du coup, la famille a pu obtenir une remorque afin de transporter fauteuils manuel et électrique et d’autres matériels. 
Actuellement, les fonds servent à améliorer un bassin de 13 m3 dans la maison, avec une eau à 31.5°C, construit comme une piscine professionnelle publique. C’est un espace d’aquathérapie qui lui fait du bien. Le projet est d’en faire une espèce de  balnéothérapie avec des bulles pour le  masser et lui servir de kinésithérapie.

Florian possède également un bassin multisensoriel en extérieur où il peut entendre l’eau qui coule et regarder les poissons. Cela l’apaise beaucoup  après des nuits toujours agitées et convulsives. Bref, ses parents cherchent sans cesse à améliorer son bien-être et l’association leur permet d’y contribuer largement.
 
Hirson est certes une petite ville, mais grande est la solidarité pour susciter un sourire de Florian ! 

Lydia Goubier 

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​Fou du Puy

En cet an de grâce 2020, le Président de la République Française a donc offert au vicomte vendéen Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon le privilège d’ouvrir la saison culturelle estivale avec ses troupes médiévales et archaïques en lieu et place des poètes, musiciens, comédiens et autres saltimbanques d’aujourd’hui empêchés. De tout le pays fusent les protestations, bruissent les questions. Pourquoi le vicomte ? Pourquoi cet affront au grand voisin vendéen, le radical Clemenceau, dont le chef de la "guerre" anti-virus dit pourtant aussi s’inspirer ? Le Président communiquant joue avec tous, son Premier ministre, ses députés, ses opposants mais surtout, il est fou du Puy du Fou. Le jeune bourgeois picard adoubé à Paris par un président socialiste mais déplorant l’absence de la "figure du roi ", avait lancé en 2016, visitant le vicomte : "Je ne suis pas socialiste", "je suis Puyfolais". Plus que de Clemenceau, Puyfolais 1er va donc peut-être s’inspirer de Cathelineau ou Charette pour rassembler ses troupes de Marcheurs aujourd’hui quelque peu en désordre.

Michel Rouger

28/05/2020

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