Vu, lu, entendu...

19/12/2014

D'Haïti à Gaza : des photographes récompensés



D'Haïti à Gaza : des photographes récompensés
95 photographes ont participé à l'édition 2014 du Prix Photo de l'AFD, l'Agence française de développement, qui vise à sensibiliser le grand public aux enjeux du développement des pays du Sud et à « rendre hommage au travail essentiel des photographes engagés». Trois prix étaient en jeu. Voici les lauréats.

Le prix du meilleur webdocumentaire est allé à « ReConstruire Haïti » que nous avons présenté ici en juin 2014. Il a été réalisé par un collectif de journalistes parmi lesquels Jean Abbiateci, que nous connaissons bien à Histoires Ordinaires, et Pierre Morel, l'auteur des photos. 

Le prix du meilleur reportage photo a été remis à Romain Laurendeau pour « Sidi Moussa ». Sidi Moussa est un village situé à 30 km d'Alger qui résume le drame vécu par les Algériens depuis l'indépendance. Petit paradis  agricole à l'origine, il est devenu un fleuron de l'industrie socialiste algérienne dans les années 70 avant de plonger dans une grave crise dans les années 80 et le terrorisme des années 90. Aujourd'hui, la paix est revenue mais les blessures restent à vif.  

Le prix du meilleur projet de reportage photo a été remis à Massimo Berruti qui, avec les 15 000 euros reçus, va réaliser un travail sur la crise de l'eau et les risques engendrés pour la santé des habitants à la suite des lourds dommages causés aux installations par l'opération israélienne  « Bordure protectrice » de juillet 2014.

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Le billet de la semaine

Retraitons

65 articles, 22 000 amendements… En ce moment, douze heures par jour, les députés de la commission retraite traitent et retraitent la réforme des retraites avant que l’Assemblée à partir du 17 février, traite et retraite derechef la réforme des retraites sachant que personne ne veut battre en retraite... Jeux de mots faciles ? Oui, et indécents tant les inégalités sont et resteront au cœur du système. Mais n’est-ce pas cela qui caractérise cette réforme et bien d’autres gestes politiques en ce moment : un jeu de mots. On joue avec les mots, on se paye de mots. Quand le fleuve de mots du "Grand débat"  finit perdu dans les sables, quand la promesse présidentielle d’une société plus humaine est étouffée par les violences policières, quand les actes révèlent l’imposture d’un projet "et de droite et de gauche", quand chaque réforme dite juste se révèle injuste, les mots perdent leur sens, la confusion règne. Difficile alors pour l’opinion d’adhérer à cette réforme des retraites, quoi que fassent les députés jusque tard dans la nuit.

Michel Rouger

06/02/2020

Nono












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