Vu, lu, entendu...

18/10/2012

Festival Photoreporter en baie de Saint-Brieuc



Afghanistan, dans les prisons des femmes (Sonia Naudy)
Afghanistan, dans les prisons des femmes (Sonia Naudy)
Envie d'ailleurs en ce début d'automne ? Le Mexique ? La Chine ? Le Cachemire ? Les Iles Marshall ? Embarquez pour la baie de Saint-Brieuc où s'ouvre ce week-end (vendredi 19 octobre) le Festival Photoreporter.

Le monde vous est livré à domicile pour ce premier festival international du photojournalisme qui se prolonge jusqu'au 11 novembre : quinze reportages inédits, commandés et financés par le festival, ramenés des quatre coins du monde par des reporters photographes reconnus ou encore en quête de reconnaissance malgré leur talent.

On pénètre dans les prisons pour femmes en Afghanistan (Sonia Naudy) ; on y rencontre "Les mangeurs de cuivre" en République démocratique du Congo (Gwen Dubourthoumieu) ; on s'y interroge sur les promesses de "L'eau du Nil, partage ou guerre" (Franck Vogel) ; on s'y inquiète de "La vie à durée déterminée", voyage dans la France précaire (Olivier Jobars) ; on y est dérouté par "La Russie de Poutine" (Antoine Gyori) ; on s'y étonne de l'existence d'"Une police indigène, héroïque et incorruptible" dans l'Etat de Guerrero, au Mexique (Pierre-Yves Marzin), etc… Chaque reportage est en fait une histoire, une plongée dans un univers.

 À l'heure où le monde de la presse tourne le dos au travail des reporters photographes, pourtant si indispensables à notre compréhension du monde, on ne peut que se réjouir de la naissance de ce nouveau festival, dont les thèmes de reportage sont choisis sur projets un an auparavant, et lui souhaiter longue vie, à l'instar de son grand aîné, l'incontournable "Visa pour l'image", chaque mois de septembre, à Perpignan.


 
 
 
 









Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



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