13/03/2013

Ce qu'on voit n'est pas toujours la réalité




Pour comprendre, il faut d'abord visionner la vidéo

Les premières images sont trompeuses et le rire du boxeur anglais Imran Naeem, réjouissant.  Il a porté la torche olympique à travers Darlington et est considéré comme un modèle à suivre par beaucoup en Grande Bretagne.

La scène est extraite de la bande-annonce d’un court métrage : " Combinations ". Il sera présenté dans les prochains mois dans les écoles et les collèges anglais afin de renverser les idées fausses sur les musulmans et combattre le problème plus vaste de la xénophobie et de la discrimination.

Amjid Khazir est le réalisateur du film et fondateur de « Media Cultured ».  Pour lui, il est urgent de dissiper  les stéréotypes négatifs et les idées fausses tels que les images associées aux hommes possédant une longue barbe.

« Il adopte, écrit Nihal Magdy sur Common Ground, une approche en trois étapes. Lorsqu’il montre la bande-annonce du film aux étudiants – « les trois Ps » - ils  doivent tout d’abord décrire comment ils perçoivent Imran, ensuite comment on en a fait son portrait et enfin quels préjugés ont-ils peut-être eu à son égard. Ils doivent ensuite déterminer si ce qu’ils ont vu était de l’information erronée, de l’interprétation erronée ou de la déformation des faits. Cette approche d’exploration personnelle permet un changement efficace et permanent dans les mentalités. »

Une façon de démonter la puissance des grands médias : ils sont sélectifs et encouragent souvent une vision orientée et pleine de stéréotypes. Amjid Khazir nous incite à ouvrir les yeux et nous encourage à penser par nous-mêmes.








Le billet de la semaine

​Bolloré en Indochine


Frappé en ce moment par la fuite de journalistes craignant de subir à leur tour, avec l’intrusion du Groupe Bolloré, la dérive droitière de Cnews, le journal L’Express va pouvoir au moins, dans un premier temps, conter les belles histoires du dit Groupe. La dernière se passe au Cambodge. Par amour du caoutchouc, le groupe  français accapare en 2008 des terres ancestrales de l’ethnie Bunong et y plante des hévéas. En 2015, des paysans se rebellent. Suivent divers épisodes. Le dernier a eu lieu le 2 juillet devant le tribunal de Nanterre et a été marqué par une belle victoire du droit français : celui de Bolloré contre les paysans cambodgiens incapables, ces indigènes, de fournir des droits de propriétés en bonne et due forme. Pour prix de leur toupet, ils devront payer en outre une indemnité de procédure au planteur français. L’avocat des Bunongs a aussitôt fait appel. Suspense. Le prochain épisode de Bolloré en Indochine sera à suivre, dans L’Express bien sûr. 

Michel Rouger
20210708_bollore_en_indochine.mp3 20210708 Bolloré en Indochine.mp3  (1.17 Mo)


08/07/2021

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