Vu, lu, entendu...

13/03/2013

Ce qu'on voit n'est pas toujours la réalité




Pour comprendre, il faut d'abord visionner la vidéo

Les premières images sont trompeuses et le rire du boxeur anglais Imran Naeem, réjouissant.  Il a porté la torche olympique à travers Darlington et est considéré comme un modèle à suivre par beaucoup en Grande Bretagne.

La scène est extraite de la bande-annonce d’un court métrage : " Combinations ". Il sera présenté dans les prochains mois dans les écoles et les collèges anglais afin de renverser les idées fausses sur les musulmans et combattre le problème plus vaste de la xénophobie et de la discrimination.

Amjid Khazir est le réalisateur du film et fondateur de « Media Cultured ».  Pour lui, il est urgent de dissiper  les stéréotypes négatifs et les idées fausses tels que les images associées aux hommes possédant une longue barbe.

« Il adopte, écrit Nihal Magdy sur Common Ground, une approche en trois étapes. Lorsqu’il montre la bande-annonce du film aux étudiants – « les trois Ps » - ils  doivent tout d’abord décrire comment ils perçoivent Imran, ensuite comment on en a fait son portrait et enfin quels préjugés ont-ils peut-être eu à son égard. Ils doivent ensuite déterminer si ce qu’ils ont vu était de l’information erronée, de l’interprétation erronée ou de la déformation des faits. Cette approche d’exploration personnelle permet un changement efficace et permanent dans les mentalités. »

Une façon de démonter la puissance des grands médias : ils sont sélectifs et encouragent souvent une vision orientée et pleine de stéréotypes. Amjid Khazir nous incite à ouvrir les yeux et nous encourage à penser par nous-mêmes.





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












Partenaires