Vu, lu, entendu...

13/03/2013

Ce qu'on voit n'est pas toujours la réalité




Pour comprendre, il faut d'abord visionner la vidéo

Les premières images sont trompeuses et le rire du boxeur anglais Imran Naeem, réjouissant.  Il a porté la torche olympique à travers Darlington et est considéré comme un modèle à suivre par beaucoup en Grande Bretagne.

La scène est extraite de la bande-annonce d’un court métrage : " Combinations ". Il sera présenté dans les prochains mois dans les écoles et les collèges anglais afin de renverser les idées fausses sur les musulmans et combattre le problème plus vaste de la xénophobie et de la discrimination.

Amjid Khazir est le réalisateur du film et fondateur de « Media Cultured ».  Pour lui, il est urgent de dissiper  les stéréotypes négatifs et les idées fausses tels que les images associées aux hommes possédant une longue barbe.

« Il adopte, écrit Nihal Magdy sur Common Ground, une approche en trois étapes. Lorsqu’il montre la bande-annonce du film aux étudiants – « les trois Ps » - ils  doivent tout d’abord décrire comment ils perçoivent Imran, ensuite comment on en a fait son portrait et enfin quels préjugés ont-ils peut-être eu à son égard. Ils doivent ensuite déterminer si ce qu’ils ont vu était de l’information erronée, de l’interprétation erronée ou de la déformation des faits. Cette approche d’exploration personnelle permet un changement efficace et permanent dans les mentalités. »

Une façon de démonter la puissance des grands médias : ils sont sélectifs et encouragent souvent une vision orientée et pleine de stéréotypes. Amjid Khazir nous incite à ouvrir les yeux et nous encourage à penser par nous-mêmes.





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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