Vu, lu, entendu...

13/03/2013

Ce qu'on voit n'est pas toujours la réalité





Pour comprendre, il faut d'abord visionner la vidéo

Les premières images sont trompeuses et le rire du boxeur anglais Imran Naeem, réjouissant.  Il a porté la torche olympique à travers Darlington et est considéré comme un modèle à suivre par beaucoup en Grande Bretagne.

La scène est extraite de la bande-annonce d’un court métrage : " Combinations ". Il sera présenté dans les prochains mois dans les écoles et les collèges anglais afin de renverser les idées fausses sur les musulmans et combattre le problème plus vaste de la xénophobie et de la discrimination.

Amjid Khazir est le réalisateur du film et fondateur de « Media Cultured ».  Pour lui, il est urgent de dissiper  les stéréotypes négatifs et les idées fausses tels que les images associées aux hommes possédant une longue barbe.

« Il adopte, écrit Nihal Magdy sur Common Ground, une approche en trois étapes. Lorsqu’il montre la bande-annonce du film aux étudiants – « les trois Ps » - ils  doivent tout d’abord décrire comment ils perçoivent Imran, ensuite comment on en a fait son portrait et enfin quels préjugés ont-ils peut-être eu à son égard. Ils doivent ensuite déterminer si ce qu’ils ont vu était de l’information erronée, de l’interprétation erronée ou de la déformation des faits. Cette approche d’exploration personnelle permet un changement efficace et permanent dans les mentalités. »

Une façon de démonter la puissance des grands médias : ils sont sélectifs et encouragent souvent une vision orientée et pleine de stéréotypes. Amjid Khazir nous incite à ouvrir les yeux et nous encourage à penser par nous-mêmes.





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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