Lu, vu, entendu... Migrants

Un webdocumentaire sur « La machine à expulser »


02/06/2011



Des dizaines de milliers de personnes sont enfermées chaque année dans les centres de rétention administrative en vue d'être expulsées. Il y a aujourd'hui vingt-cinq centres de cette sorte sur le territoire français dont onze sont habilités à enfermer des familles et des enfants. Des lieux de privation de liberté, de plus en plus sécurisés, qui échappent à notre regard.

La machine à expulser parle de ceux dont la vie bascule ainsi, soudain, lors d'un contrôle d'identité, pour le seul délit de ne pas avoir de papiers. Julie Chansel et Michaël Mitz ont recueilli leurs paroles, entre deux rendez-vous devant un juge, dans l'anonymat de leur chambre du CRA, parfois à quelques heures d'être embarqués vers un pays que, pour la plupart, ils ne connaissent pas. 





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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

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