06/05/2020

La "Coronavigation en air trouble" d'Alain Damasio



La "Coronavigation en air trouble" d'Alain Damasio
Le célèbre et iconoclaste écrivain de science-fiction Alain Damasio livre dans une série de trois textes publiés sur son blog Mediapart, une bouillonnante réflexion sur les multiples impacts, de l'intime au politique, de la pandémie du Covid-19. Par sa radicalité même, le propos ouvre de multiples pistes de compréhension et d'action. 

Il a intitulée cette série "Coronavigation en air trouble". Dans le premier volet, il parle de "ce que le coronavirus fait à nos corps, nos psychés, nos perceptions, nos libertés". Dans le second, il traite de la "petite politique de la peur" et dans le troisième  se prononce "pour des aujourd'huis qui bruissent".

Alain Damasio introduit ainsi sa "Coronavigation" :
 
« Je ne suis ni philosophe ni sociologue. Pas plus un psy ou un savant. Encore moins un prophète, même si l’anticipation fait partie de mon travail. Je suis un écrivain de science-fiction. Donc par choix et par nécessité: un bâtard. Un hacker de pensées, d’imaginaires filants, de perceptions furtives et de sensations vibratoires...» 

Lire aussi son interview sur Reporterre : « Pour le déconfinement, je rêve d’un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille »


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Poison


La Justice a enfin tranché. Les laboratoires Servier sont condamnés. Pour la mort de 1 500 à 2 000 personnes empoisonnées par le Mediator et pour les souffrances infligées à des milliers d’autres, ils devront verser quelques heures de leur chiffre d’affaires. Quant aux dirigeants, cadres ou experts accusés, ils sont repartis libres avec leurs gardes du corps dans leurs voitures aux vitres teintées. Plus clément que la procureure, le tribunal leur a épargné la prison ferme. Dans la France du XXIe siècle, les juges, qui envoient le petit peuple à tour de bras dans des prisons indignes, restent pétrifiés à l’idée d’enfermer un puissant dans une cellule aménagée. Inébranlable justice de classe. Un vrai poison dans une société déjà peu confiante envers ses institutions. Pour rattraper l’iniquité, reste plus qu’à décider d’un plan médiator transformant la prison ferme en prison avec sursis pour les milliers de détenus non condamnés pour homicides involontaires. 

Michel Rouger
20210401_poison.mp3 20210401 Poison.mp3  (1.11 Mo)


31/03/2021

Nono



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