Comprendre

08/05/2020

Edgar Morin : « Toutes les choses que l’on apprend nous ouvrent un nouvel inconnu »


À lire dans Ouest-France du 7 mai (l'Editon du soir), l’entretien réalisé par Édouard Reis-Carona avec Edgar Morin : « À 98 ans, le sociologue, penseur et philosophe, docteur honoris causa de 34 universités à travers le monde, porte un regard particulièrement intéressant sur la crise du coronavirus et ses conséquences sur les activités humaines. »


(CC)
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Extraits

Incertitude. « On est toujours dans cette sorte d’incertitude qui nous force à interroger le monde au jour le jour. »
 
Destin commun. « Je suis conscient depuis longtemps que la mondialisation a créé un destin commun pour tous les êtres humains, mais aussi des périls communs comme le péril nucléaire, les crises environnementales et sanitaires ou encore l’instabilité économique. »
 
Mondialisation. « La mondialisation a montré des limites et a provoqué la peur des peuples qui se sont réfugiés dans leur identité. Elle a amené le contraire d’une solidarité. »
 
Néolibéralisme. « Notre impréparation à faire face est aussi à rechercher dans cette doctrine néolibérale qui consiste à réduire au maximum les pouvoirs de l’État. Notamment dans les services publics, en réduisant les budgets des hôpitaux par exemple. Cette politique des flux tendus a détruit les stocks. C’est le fruit d’une conception au service des intérêts économiques. »
 
Réforme. « À la sortie de cette crise, si on veut une politique saine, ce n’est pas seulement en revenant sur les grandes idées du néolibéralisme et en donnant plus d’importance aux services publics : il faut réformer le mode d’administration parce que nous avons été victimes d’un aveuglement de sa part. Je n’oublie pas que de très hauts fonctionnaires ont aussi de très bonnes relations avec l’industrie pharmaceutique. Ce n’est plus possible. »
 
 
T.R.
 
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Illustration : copie d'écran



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Le billet de la semaine

​Democratic Circus


Tombera, tombera pas ? Les citoyens de cette Terre vont-ils devoir assister quatre ans encore aux calembredaines et agressions du politicien le plus puissant et le plus foutraque du monde ? Le suspense grandit à trois semaines du scrutin d'autant que Trump ne quittera pas facilement la piste, sa sortie pourrait même se révéler interminable et explosive. En fait, tout est possible tant le système électoral américain est peu démocratique. Au terme d'une campagne comme d'habitude crapoteuse et noyée sous les dollars, il n'est pas impossible que le suffrage universel soit de nouveau bafoué. En 2000, le démocrate Al Gore,  défenseur du climat, avait gagné mais c'est le républicain Bush le cruche, pyromane au Moyen-Orient, qui avait été élu. En 2016, Trump, bien que battu de 2,7 millions de voix, a gagné. Quoi qu'il arrive, la Trump Parade finale dira beaucoup de l'état de la démocratie outre Atlantique.

Michel Rouger
vocal_001_9.mp3 Vocal 001.mp3  (550.45 Ko)


14/10/2020

Nono



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