Histoires ordinaires

23/01/2017

Vous les avez découverts sur Histoires Ordinaires, venez les rencontrer

Le jeudi 9 février de 15 h à 18 h aux Champs Libres, à Rennes





Chaque lecture d'un portrait sur Histoires Ordinaires est une rencontre. Qu'imaginer de mieux que de la prolonger par un véritable échange, en tête à tête ?  Tel est l'évènement que propose la Bibliothèque des Champs Libres, à Rennes,  le Jeudi 9 Février de 15h à 18h. Lors de cette bibliothèque vivante animée par des étudiantes de Sciences-Po Rennes et organisée à l' "espace citoyen", lieu particulièrement bien nommé, on pourra dialoguer durant vingt minutes avec l'un ou l'autre des dix citoyens et citoyennes dont on peut, pour mémoire, retrouver ci-dessous le portrait en ligne sur le site. Voir aussi la page Facebook de la bibliothèque, à partager largement bien sûr.

(Cliquer sur les images, ci-dessous, pour retrouver les articles)

Héol, le peintre solaire

Quand Héol ne peint pas de fresques géantes sur la façade d'une tour HLM, suspendu à des cordes, on peut le voir à la terrasse d'un hôtel malouin exécuter de délicates compositions, au son étouffé d'un DJ inspiré. Entre temps, vous le surprendrez dans son "laboratoire" de la Mic Mac Factory. Heol - soleil en breton - porte bien son prénom tant le personnage et sa peinture irradient d’énergie, de lumière, de couleurs, d’empathie. 

Ahmed a changé l'image de la "mosquée"

Villejean, ses cultures du monde, ses couleurs, ses pauvretés aussi, économiques et morales. Face à tous ceux qui exploitent le rejet de l'autre, des habitants, sur le terrain, au quotidien, militent pour le vivre ensemble. Parmi eux,  Ahmed Aït Chikh. Aujourd'hui, à 35 ans, marié et deux enfants, l'enfant de Villejean préside un lieu qu'il veut ouvert à tous, un ilôt citoyen, à la musulmane : le centre culturel Avicenne.

​Armelle, militante efficace et discrète auprès des exclus

Institutrice, Armelle Bounya  a vu arriver un jour dans sa classe un enfant étranger : lui apprendre le français l'a passionnée. Dans la foulée, elle a commencé à militer à RESF (Réseau Education Sans Frontières) et de là au Dal (Droit Au Logement).  « Chacun aide avec ce qu'il a, avec ce qu'il est », aime-t-elle à dire.

Ashmat, toujours entre Rennes et Kaboul

Ashmat Froz passe sa vie entre ses deux pays. Jusqu'au bout, il défendra l'héritage du commandant Massoud, son ami assassiné deux jours avant l'attentat des tours jumelles, la figure légendaire d'un Aghanistan moderne, libre et indépendant.

​Anne-Sophie fait aimer la Chine et les Chinois


La Chine est trop souvent présentée comme dictature et pays du travail permanent qui menace l'Occident. Anne-Sophie Drieux, de l'association Rue de la Chine, rapporte ce qui importe, non l'inverse : la poésie et l'expérience de l'humain, par spectacles de mimes, chants et renseignements aux voyageurs.

Pascal Gault, un Robin des Bois à l'assaut du trouble mental

Sa parole et ses enthousiasmes – pour le web, la santé mentale, le genre humain... - galopent plus vite qu'un moteur de recherche. Rendez-vous avec Pascal Gault, fils de prolos et animateur accroché à une folie  : "supprimer" la maladie mentale ou en améliorer les représentations. Où est la frontière, en effet, des troubles psychiques ? 

​Sur scène, la lutte de Rachel contre les violences conjugales

Les victimes de violences conjugales craignent souvent de s'exprimer, paralysées par la peur, l'isolement et la honte. Rachel Bounya a pu sortir de ce cycle de violence. Aujourd'hui, elle se bat pour toutes celles qui ne peuvent pas s'affranchir de cette peur. Elle a écrit une pièce de théâtre à partir de sa propre histoire : « Je te veux impeccable ».

​Yvon Guillon : une caméra contre les murs

Les Murs-Frontières ne cessent de s'allonger à travers le monde, qu'ils soient en béton, en barbelés, symboliques. Yvon Guillon déteste tous les murs qui séparent, opposent les gens. Contre eux, il sort sa meilleure arme : sa caméra. C'est ainsi qu'il a permis à des adolescents mexicains et états-uniens de traverser symboliquement le mur qui sépare Tijuana et San Diego. 

Fatimata, franco-nigérienne et femme engagée

À la fois africaine et française, Fatimata Warou a trouvé sa place de femme dans les deux sociétés où elle vit. Avec l'association Mata qu'elle a créée en 2003, elle s'active entre le Niger et la France. Elle fait aussi partie des « Femmes d'Afrique et de Bretagne en réseau » (FABER) et fait partager, entre autres, l'outil citoyen africain de l'arbre à palabres.

Jean-François Ménard, poète breton-haïtien

C’est comme s’il se tenait « derrière les yeux de la paysanne qui descend ou remonte les mornes, de l’homme qui traverse la rue, du vaincu au pas altier qu’est le citoyen haïtien… », dit Lyonel Trouillot, le chef de file de la littérature engagée haïtienne, de Jean-François Ménard, en préfaçant son dernier livre de poèmes, « Des voix dans les arbres ». 



Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Heureux

En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

Nono