Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

L'exploitation féodale des cueilleurs de thé indiens


07/11/2014




« Au cours des 12 derniers mois, près de 100 travailleurs du thé de la région de Dooars, au Bengale occidental, sont morts de faim », raconte un reportage publié sur le site Equal Times, que soutient la Confédération syndicale internationale.

« L’Inde, poursuit le reporter,  Sindhu Menon, est le deuxième producteur mondial de thé au niveau mondial après la Chine et l’industrie du thé est la seconde source d’emplois du pays après les chemins de fer (…) Le pays compte plusieurs régions productrices de thé mais c’est dans les quelque 300 plantations du Bengale-Occidental que les salaires et conditions de travail sont parmi les pires, une situation exacerbée par la fermeture récente de six domaines, qui a entraîné la perte de près de 10.000 emplois (…) Les plantations de thé du Bengale-Occidental emploient approximativement 200.000 personnes dont la rémunération tourne autour de 95 roupies (1,50 dollar) par jour. »






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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono