Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

07/11/2014

L'exploitation féodale des cueilleurs de thé indiens




« Au cours des 12 derniers mois, près de 100 travailleurs du thé de la région de Dooars, au Bengale occidental, sont morts de faim », raconte un reportage publié sur le site Equal Times, que soutient la Confédération syndicale internationale.

« L’Inde, poursuit le reporter,  Sindhu Menon, est le deuxième producteur mondial de thé au niveau mondial après la Chine et l’industrie du thé est la seconde source d’emplois du pays après les chemins de fer (…) Le pays compte plusieurs régions productrices de thé mais c’est dans les quelque 300 plantations du Bengale-Occidental que les salaires et conditions de travail sont parmi les pires, une situation exacerbée par la fermeture récente de six domaines, qui a entraîné la perte de près de 10.000 emplois (…) Les plantations de thé du Bengale-Occidental emploient approximativement 200.000 personnes dont la rémunération tourne autour de 95 roupies (1,50 dollar) par jour. »





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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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