Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

L'exploitation féodale des cueilleurs de thé indiens


07/11/2014




« Au cours des 12 derniers mois, près de 100 travailleurs du thé de la région de Dooars, au Bengale occidental, sont morts de faim », raconte un reportage publié sur le site Equal Times, que soutient la Confédération syndicale internationale.

« L’Inde, poursuit le reporter,  Sindhu Menon, est le deuxième producteur mondial de thé au niveau mondial après la Chine et l’industrie du thé est la seconde source d’emplois du pays après les chemins de fer (…) Le pays compte plusieurs régions productrices de thé mais c’est dans les quelque 300 plantations du Bengale-Occidental que les salaires et conditions de travail sont parmi les pires, une situation exacerbée par la fermeture récente de six domaines, qui a entraîné la perte de près de 10.000 emplois (…) Les plantations de thé du Bengale-Occidental emploient approximativement 200.000 personnes dont la rémunération tourne autour de 95 roupies (1,50 dollar) par jour. »





Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 20 Janvier 2016 - 18:30 « La loi de Bibendum » contre un village indien

Jeudi 15 Mai 2014 - 21:39 La toile de jute, l'or du Bengale



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono