Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

07/11/2014

L'exploitation féodale des cueilleurs de thé indiens





« Au cours des 12 derniers mois, près de 100 travailleurs du thé de la région de Dooars, au Bengale occidental, sont morts de faim », raconte un reportage publié sur le site Equal Times, que soutient la Confédération syndicale internationale.

« L’Inde, poursuit le reporter,  Sindhu Menon, est le deuxième producteur mondial de thé au niveau mondial après la Chine et l’industrie du thé est la seconde source d’emplois du pays après les chemins de fer (…) Le pays compte plusieurs régions productrices de thé mais c’est dans les quelque 300 plantations du Bengale-Occidental que les salaires et conditions de travail sont parmi les pires, une situation exacerbée par la fermeture récente de six domaines, qui a entraîné la perte de près de 10.000 emplois (…) Les plantations de thé du Bengale-Occidental emploient approximativement 200.000 personnes dont la rémunération tourne autour de 95 roupies (1,50 dollar) par jour. »





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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