Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

15/05/2014

La toile de jute, l'or du Bengale




La toile de jute, l'or du Bengale
A Vannes, sur les quais de la Rabine se tenait tout au long du mois d'Avril le festival des photos de mer. L'occasion notamment de découvrir l'histoire de Corentin Chatelperron (un jeune ingénieur Morbihanais) et son "gold of Bengal", un voilier fait à 100 % en "composite de jute" selon une technique inventée et testée par le jeune ingénieur navigateur. Il a substitué à la fibre de verre la fibre de jute, ressource naturelle du Bangladesh. 

" Cette alternative plus écologique présente un fort potentiel d’impact économique et social, via la revalorisation de cette industrie ancestrale dont 40 millions d’habitants dépendent encore." nous apprend le panneau introduisant l'exposition des photos consacrées à la construction de ce prototype par une équipe de 6 jeunes réunis pour expérimenter, inventer, partager dans la perspective d'un développement durable et solidaire.

Tout savoir sur le projet Gold of Bengal sur le site qui lui est consacré et en visionnant les vidéos qui racontent l'aventure.







Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires