Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

La société japonaise après Fukushima


31/01/2012



La société japonaise après Fukushima
Une photographe et un réalisateur indépendants, Annabelle Lourenço et Cyprien Nozières, ont sillonné la société japonaise durant trois semaines pour tenter de saisir l'impact profond laissé par la catastrophe de Fukushima dans les esprits. Il sort de cette enquête un webdocumentaire, « La Fissure », qui va bien au-delà en effet des conséquences directes, la situation des victimes, l'état des radiations et la prise de conscience des dangers du nucléaire.
 
C'est toute la société qui est ébranlée, qui bouge. Des citoyens découvrent l'action collective. Des mères, par exemple, sortent de la réserve que leur a imposée la tradition. Elles se battent pour la santé et du même coup entrent dans le débat politique. Certains appellent même cela « La révolution des mamans »...


Tags : Asie, Ecologie, Japon




Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono