Vu, lu, entendu... Asie-Pacifique

03/04/2014

A écouter : le drame des interprètes afghans



Le magazine Interception de France Inter a évoqué le 30 mars le drame des quelque 10 000 Afghans qui ont travaillé depuis 2001 aux côtés des militaires de la force internationale : quand celle-ci va quitter le pays en fin d'année, ils se retrouveront sans protection. Parmi eux, en première ligne : les interprètes. 
 
Pour l’armée française, souligne les auteurs du magazine, « la question de l’avenir de ces interprètes est d’autant plus sensible que notre histoire militaire reste marquée à jamais par l’abandon puis le massacre de milliers de harkis lors du retrait d’Algérie ». Et d'ajouter : « En Afghanistan, les interprètes aussi sont considérés comme des traîtres dans la population. La plupart n’ont qu’un désir : partir. »









Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
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26/11/2020

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