Vu, lu, entendu... Logement

Quand des sans domicile font visiter Paris


07/08/2014



Il y a un an, deux jeunes femmes, Selma, 25 ans, et Esperanza, 29 ans, lançaient une action doublement insolite sur le plan touristique et sur le plan social : faire découvrir Paris « à travers le regard de ceux qui vivent dans ses rues ». Des sans domicile fixe ont ainsi l'occasion de se valoriser et de reprendre pied tandis que des touristes peuvent changer leur regard sur les SDF et pénétrer un 20ᵉ arrondissement méconnu.
 
Cet été, de nouveau, "L'Alternative urbaine" propose ses balades alternatives trois jours par semaine, les vendredi, samedi et dimanche. Rendez-vous métro Gambetta à 11 h ou 15 h, chacun paye ce qu'il veut, tous renseignements sur le blog de L'Alternative urbaine. Ci-contre, un reportage réalisé par Libération. 




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono