Vu, lu, entendu... Logement

Les députés vont-ils fabriquer des bidonvilles?


16/02/2012



C'est la question que pose le DAL, l'association pour le droit au logement. La loi Léonard, du nom du député charentais UMP Jean-Louis Léonard, a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale le 16 novembre dernier : elle interdit aux usagers de vivre plus de trois mois sur les terrains de camping.

70 000 à 130 000 personnes y vivent à l'année, le plus souvent par manque de ressources financières. Jean-Louis Léonard n'en démord pas. Il veut, déclarait-il au Monde le 19 décembre dernier « prévenir d'éventuelles dérives liées à la sédentarisation, éviter la ' cabanisation ' et protéger les plus démunis contre les marchands de sommeil. Il ne s'agit pas de chasser les pauvres mais d'éviter le développement de campings qui n'en sont plus. »

Les associations de défense pour les mal-logés ont décidé de passer à l'action.Elles veulent que la loi soit tout simplement rejetée. Elles proposent que des efforts soient faits pour développer les terrains familiaux en zones rurales et semi-rurales et que soit créé un statut protecteur pour les habitants des campings à l'année afin de les protéger des agressions et de la précarité.

Par ailleurs Christophe Robert de la Fondation Abbé Pierre pense que ce texte mettrait à mal « l'un des amortisseurs de la crise du logement » idée qu'il développe dans cette interview accordée à France Info.





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​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

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