Vu, lu, entendu... Logement

Le compagnon de la nuit s'en est allé


19/02/2015



Le compagnon de la nuit s'en est allé
Le père Pedro Meca, qui avait consacré toute sa vie aux plus démunis, créant notamment le lieu d'accueil « La Moquette », à Paris, pour les personnes de la rue, est décédé le mardi 17 février à 80 ans. « C’était un compagnon de la nuit pour ceux qui n’avaient rien. C’était un mendiant  », a commenté l'ordre des Dominicains en annonçant la mort de cet homme de combat né en Espagne et engagé dès sa jeunesse contre le dictateur Franco. On peut retrouver le père Pedro Meca dans ce portrait réalisé par Tugdual Ruellan sur Histoires Ordinaires en mars 2014 (photo : Emilie Lay).




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono