Vie rurale

18/09/2014

Chez les Schultz, l'agriculture est une passion de famille


En une trentaine d'année, sur un bout de terre aride du plateau de Valensole, à partir d'une ruine, Marc Schultz et ses enfants, Alexandre et Mélanie, aidés d'une bonne bande d'amis, ont bâti une solide exploitation agricole. Oui, on peut encore vivre de l'agriculture en France dans des exploitations à taille humaine, nous démontre Alexandre, qui a repris l'exploitation avec Mélanie. En pratiquant une agriculture durable, bio ou raisonnée, proche du consommateur.


Au Mas de Trotte-vache  (à Valensole en Provence), on cultive et transforme l'amande, l'olive et les céréales tout en développant une activité d'agro-tourisme.

Pas facile de tenir dans une économie agricole mondialisée, dominée par le gigantisme agricole. Les concurrents du Mas de Trotte-vache sont Espagnols, Italiens, Américains avec des exploitations vingt à trente fois plus grandes.

Avec Alexandre, on découvre un monde agricole qui sait lier les valeurs paysannes et l'esprit d'entreprise. Des femmes et des hommes attachés au terroir et aux liens sur un territoire, sachant développer des formes nouvelles de solidarités professionnelles et de voisinage, adaptées au contexte ; capables de passer leur temps (beaucoup de temps) et leur énergie (beaucoup d'énergie) de longues heures sur le tracteur, dans les vergers, au laboratoire, sur la route pour animer un réseau de distribution. Développant des compétences autant en techniques de culture, qu'en marketing ou gestion. Et toujours un projet nouveau dans un coin de la tête... 


Interview d'Alexandre, au mas de Trotte-vache, le 9 Juin 2014

Voici le portrait vidéo (26') d'un jeune agriculteur de 30 ans, bien formé par un père à l'esprit pionnier et l'enseignement de l'Ecole d'ingénieurs agricoles de Purpan  (à Toulouse). Heureux de son métier, il s'interroge aussi sur les conditions pour continuer à l'exercer en en tirant, pour lui et son équipe, un revenu correct, en rapport avec les efforts consentis.Tout en préservant son énergie et sa santé.


Alain Jaunault




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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

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