Vu, lu, entendu...

12/07/2011

Pougne-Hérisson, le Nombril du Monde




Autoproclamé « Nombril du Monde » sous l'impulsion du conteur poitevin Yannick Jaulin, la commune de Pougne-Hérisson organise un grand festival, en pleine Gâtine poitevine, les années paires.

« La légende dit qu’au commencement est le verbe. Puis le verbe se fait émotion, et devient feu, celui des origines ou Big Bang mythologique.
Partie de l’épicentre de cette explosion première à Pougne-Hérisson, une gerbe enflammée dépose le pollen d’histoires sur toute la planète, mais les histoires reviennent régulièrement à la source de leur naissance, Pougne-Hérisson. Une fois le feu refroidi, il se fait pierre dans la Mine de contes. C’est ici que la parole se repose. »


Voilà comment Pougne-Hérisson est devenu le Nombril du Monde. Projet militant de développement en milieu rural, le festival est axé autour des arts de la parole, conte, spectacle de rue, humour, musique…

Eté 2011, année impaire, pas de festival mais cela ne va pas empêcher le village de s’agiter en prenant son temps. Aux visiteurs, les habitants entraînés depuis presque 20 ans par Yannick Jaulin, un p’tit gars du pays, proposent rire et ressourcement. Vous y croiserez artistes en résidence, stagiaires en formation, musiciens ou conteurs. 

Rendez-vous le « samedi 16 juillet – c’est pas l’quatorze » pour une grande soirée festive, apéro-bal et ciné en plein air.
 





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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