Vu, lu, entendu...

12/07/2011

Pougne-Hérisson, le Nombril du Monde




Autoproclamé « Nombril du Monde » sous l'impulsion du conteur poitevin Yannick Jaulin, la commune de Pougne-Hérisson organise un grand festival, en pleine Gâtine poitevine, les années paires.

« La légende dit qu’au commencement est le verbe. Puis le verbe se fait émotion, et devient feu, celui des origines ou Big Bang mythologique.
Partie de l’épicentre de cette explosion première à Pougne-Hérisson, une gerbe enflammée dépose le pollen d’histoires sur toute la planète, mais les histoires reviennent régulièrement à la source de leur naissance, Pougne-Hérisson. Une fois le feu refroidi, il se fait pierre dans la Mine de contes. C’est ici que la parole se repose. »


Voilà comment Pougne-Hérisson est devenu le Nombril du Monde. Projet militant de développement en milieu rural, le festival est axé autour des arts de la parole, conte, spectacle de rue, humour, musique…

Eté 2011, année impaire, pas de festival mais cela ne va pas empêcher le village de s’agiter en prenant son temps. Aux visiteurs, les habitants entraînés depuis presque 20 ans par Yannick Jaulin, un p’tit gars du pays, proposent rire et ressourcement. Vous y croiserez artistes en résidence, stagiaires en formation, musiciens ou conteurs. 

Rendez-vous le « samedi 16 juillet – c’est pas l’quatorze » pour une grande soirée festive, apéro-bal et ciné en plein air.
 





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Le billet de la semaine

​Heureux

En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

Nono