Vu, lu, entendu...

12/07/2011

À Paris, la Loge...




La Loge, c’est un tout petit lieu à petit prix (tarif moyen à 9 €), dédié à la jeune création, situé au 77 rue de Charonne dans le 11ème. Quatre-vingt places assises et toute l’énergie de trois jeunes « entrepreneurs culturels » pour ouvrir cette « couveuse » d’artistes en voie de professionnalisation. « La Loge, confie sa directrice Alice Vivier, est une salle intimiste, un théâtre qui rend l’écoute des spectateurs bienveillante. »

Du 1er au 29 juillet, s’ouvre le festival Summer of Loge. « L’été, nous réinvitons des musiciens et des compagnies qui sont passées dans l’année ; c’est une fête, et l’occasion de fidéliser le public, de même que ces artistes eux-mêmes. La salle ne vit que grâce à ses recettes, donc, pour qu’elle existe, il faut du monde et des idées. »

La Loge est avant tout un lieu de vie, avec un bar où se mélangent à l’envie public et artistes. Rendez-vous donc jusqu’au 29 juillet avec les huit compagnies invitées. Le thème de la saison : les frontières et les limites.
 

À Paris, la Loge...




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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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