Vu, lu, entendu...

06/12/2012

Avec Mémoires Vives, les cultures se rencontrent sur scène




Avec Mémoires Vives, les cultures se rencontrent sur scène
La compagnie strasbourgeoise Mémoires Vives dirigée par Yan Gilg, le mentor de Mickaël Stoll, veut « mettre l’art au service de la transmission des mémoires (...)  Artistiquement la démarche consacre le métissage, la mise en contact positive et constructive des cultures et des esthétiques.  »
 
Les œuvres inscrites à son répertoire illustrent bien cette volonté. A nos morts … raconte l'histoire des soldats africains enrôlés de gré ou de force dans les guerres mondiales du XX° siècle ; Folies-Colonies la « fabuleuse et édifiante histoire des Colonies Françaises » ; « Beautiful Djazaïr » pénètre dans ce qui reste dans nos mémoires 50 ans après la guerre d'Algérie ; sur un terrain voisin, Kerakoum se présente comme « un voyage dans l’âme et les mémoires, les rêves et les déchirures de la Kabylie, de l’Algérie, de la France … de l’Algérance ».
 
 




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires