Vu, lu, entendu...

02/08/2012

L'art, mondial, de la récup' créative




Artisan récupérant un pneu (photo Débrouille Compagnie)
Artisan récupérant un pneu (photo Débrouille Compagnie)
Née en 2002, l’association Débrouille Compagnie « fédère des artistes et artisans du monde entier qui créent, à partir de déchets, des œuvres utilitaires ou décoratives. » Ces artistes et artisans (la frontière est parfois ténue) vivent souvent dans les quartiers populaires des pays en développement. 

La Débrouille Compagnie va à leur rencontre pour « apprendre auprès d'eux de nouveaux savoir-faire de récupération » et pour leur acheter leurs œuvres à un « prix de détail non négocié ».  En France, les œuvres sont présentées à l’atelier-boutique, ou lors de marchés, salons et festivals. Le bénéfice des ventes est « intégralement consacré à l'achat de nouvelles œuvres et à la recherche de nouveaux partenaires récupérateurs. »





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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