Handicapé·e·s et alors ?

20/09/2012

Des puéricultrices et mamans aveugles croisent leurs regards


Choisir de devenir parents quand on est porteurs d'un handicap est source de doutes, d'inquiétudes et de questions. Depuis 20 ans, à Paris, avec des parents handicapés et des spécialistes, Edith Thoueille et Martine Vermillard cherchent et trouvent des réponses adaptées, bien utiles pour tous les parents du monde.


Des puéricultrices et mamans aveugles croisent leurs regards
En 1987, Martine Vermillard et Edith Thoueille partent, sans le savoir, dans une aventure humaine qui va les transformer et transformer leur vie professionnelle.  

« Banaliser le handicap de ces mères n'est pas mon objectif parce qu'il rend quotidiennement leur vie beaucoup plus compliquée que la nôtre : le monde a été conçu pour des individus qui voient. » écrit Edith Thoueille dans le magazine YANOUS, le magazine francophone du handicap « Mais malgré tout, il me plait de les considérer comme des visionnaires, qui ont leur manière spécifique de regarder le monde et leur enfant et surtout d'enrichir ceux qui se donnent la peine de les regarder, de les écouter avec une attention toute particulière. »

Laissons-nous guider par elles pour toucher, sentir et écouter le monde.
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

Pour information

A Paris, le Service d'Accompagnement à la Parentalité des Personnes Handicapés (SAPPH ) 26 boulevard Brune dans le 14ème, accompagne avant et pendant la grossesse les personnes ayant un handicap visuel  ou moteur.  A Paris, l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière accompagne les grossesses des femmes sourdes. Une seule consultation au niveau national suit les futurs parents handicapés : l’Institut Mutualiste Montsouris, 42 boulevard Jordan dans le 14ème arrondissement.

A lire :

« La maternité des femmes aveugles, du désir d'enfant au bébé réel » d'E. Thoueille, de D. Candilis, M. Soulé et M. Vermillard dans la revue La psychiatrie de l'enfant  vol. 49-2

« Aider les mères non-voyantes » d'Edith Thoueille sur le site Ligne de Vue


POUR ALLER PLUS LOIN
 

Le voyage de Magali à Paris

Des puéricultrices et mamans aveugles croisent leurs regards
 
 

Des puéricultrices et mamans aveugles croisent leurs regards
Alison Lapper, la \\"Vénus\\" de Trafalgar square
 





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












Partenaires