Vie rurale

12/03/2020

De ses prairies à la mairie, les défis d'une femme libre

Texte et photos : Marie-Anne Divet


Un jour, à 40 ans, elle a lâché son emploi de comptable pour reprendre la terre et les valeurs de ses parents. Aussitôt, elle s'est emparée des enjeux des agricultrices modernes : le durable, l'environnement et l'indépendance des femmes. Puis, elle est entrée au conseil municipal : la voilà devenue adjointe et elle repart depuis dimanche pour un nouveau mandat. Aucun défi ne semble émouvoir Marie-Edith Macé, productrice de lait, à la Métairie de Millé, en Melesse, Ille-et-Vilaine.


femme_libre.mp3 Femme libre.mp3  (8.19 Mo)

Vous est-il arrivé devant un paysage d’avoir l’impression d’entrer dans un tableau ? Il y a dix minutes à peine, vous étiez dans la ville et sa circulation, vous venez de  traverser une zone commerciale de grandes surfaces de bricolage, de restaurants, de "drive in"… et soudain la nature de ce début de printemps précoce vous entoure de chants d’oiseaux, d’arbres centenaires, d’herbe tendre et de camélias en pleine floraison.

Voilà pour le tableau de la Métairie de Millé. Millé tout court pour la cinquième génération d’agriculteurs qui y vit, Millé pour les amis, Millé pour les militants, Millé pour les clients du marché du mercredi, Millé, ses 48 vaches laitières et Princesse, Paturin et Radio, les petits veaux de l’année, Millé et Marie-Edith Macé, l’agricultrice, la miltante et l’élue de sa commune de Melesse.

De ses prairies à la mairie, les défis d'une femme libre

De la bonne graine sur un terreau fertile

La terre de Millé sur laquelle elle a grandi est riche de ses 40 hectares fertiles mais surtout riche de l’engagement de ses parents, des chrétiens de gauche.
« Ils avaient et ont toujours une incroyable ouverture vers l’extérieur. La JAC, le MRJC et le CCFD n’ont pas de secret pour eux. Ma mère a été salariée 10 ans au CCFD. Ce sont des militants, des vrais, alliant réflexion et action. » 
Elle se souvient des cartes déployées sur la table. Les transports scolaires pour le collège étaient mal organisés. Qu’à cela ne tienne, Millé est devenu pour quelques semaines le lieu de la revendication et des propositions. Cela discutait sec en famille avec un oncle maire et une mère, élue dans l’opposition. Les enfants eux-mêmes, dit Marie-Edith Macé, ne manquaient pas d’arguments.
« C’était des gens intelligents avec en ligne de mire le bien collectif, des visions différentes mais très attachés à  la défense de l’agriculture et du métier. Ils nous ont transmis cette conviction que l’Education populaire et ses réseaux sont une garantie pour réussir et avancer dans la vie. » 
Très tôt, ses deux frères, elle et sa sœur ont été mis dans le bain.
« Ado, on a créé l’association Mer et Voile de Melesse, sachant qu’ici, on n’a pas de mer, ni plan d’eau ni bateau ni voiles ! On se débrouillait pour aller faire de la voile à l’étang de Feins, on organisait des camps de voile l’été pour les jeunes. Du haut de nos 15 /16 ans, on était tous responsables. Les adultes n’étaient pas loin mais c’est vraiment nous qui organisions ! »

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« Ce n’était juste pas possible de laisser partir la terre... »

Marie-Edith Macé est née en 1968, un signe pour la militante qu’elle est. Elle passe un bac de comptabilité. « Les études ne voulaient pas de moi », dit-elle. La vie lui en apprendra plus ! Elle travaille dans une boîte de com, devient animatrice puis directrice de centre de loisirs pour ensuite créer sa propre entreprise de recyclage du bois jeté. L’expert-comptable qui veille aux comptes, l’embauche. Elle y travaillera 14 ans jusqu’au jour où sa mère, prête à partir en retraite, la met devant un ultimatum :
« Ecoute Marie, cela fait 40 ans que tu dis que tu vas reprendre la ferme, c’est maintenant ou c’est jamais. On va vendre. »
Dans le bureau de la ferme où se déroule l’entretien, Marie-Edith Macé marque une pause. Son visage devient grave. Elle revit ce moment crucial de la décision à prendre. Lâcher un travail avec un salaire stable,  des vacances et des RTT, est-ce raisonnable ?  « Quand je serai grande, c’est moi que je trairai les vaches ! », dit-elle soudain. La phrase de son enfance, encore aujourd’hui, lui revient en leitmotiv.
« Comment je pouvais laisser partir ce lieu de vie, ce n’était pas possible. C’est moi, ce lieu...C’est un endroit où on se ressource ici. Cela pèse dans la balance le fait de se dire « mais où est-ce qu’on va se retrouver, mes parents, mes frères, ma sœur, mes neveux, mes nièces ? Ceci dit, on ne construit pas une vie d’agricultrice là-dessus, c’est clair. Si on n’est pas passionné, on ne fait pas ce métier, sinon on y laisse sa peau. Il n’empêche, ce n’était juste pas possible de laisser partir la terre. C’était au-dessus de mes forces. »

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Vers l’autonomie

La réponse est : « oui, je reprends la ferme ». De retour de son congé individuel de formation, dans le haut de la cour, bottée et en combinaison,  c’est la prise de conscience redoutable : « Waouh ! Je ne sais rien en fait ! Cela va être l’improvisation totale ! » Heureusement sa mère qui adorait son métier, est là et lui transmet cette intuition et compréhension fine des bêtes qu’elle a acquises de l’expérience.

La ferme que Marie-Edith Macé reprend est une ferme conventionnelle, celle que les gouvernements successifs de l’après-guerre ont encouragée.
« Mes parents ont connu toute la transformation agricole. On leur a demandé de produire plus pour nourrir la France et c’était vrai. Leur génération a été d’une humilité incroyable. Le technicien arrivait dans le haut de la cour. Avec son savoir, il leur vendait du rêve. Mes parents ont converti la ferme en spécialisation. Ils ont fait de l’herbe, juste assez pour que les vaches se dégourdissent les pattes et le reste a été couvert par le blé et le maïs avec l’achat de soja en complément. »
Pendant trois ans et demi, elle est seule sur ses 40 hectares. Elle commence par une grève du lait.
« Les prix tombaient de façon vertigineuse et dangereuse. Je me suis dit que si je ne défendais pas mon casse-croûte, ce n’était pas la peine de m’installer. »
Ses deux premiers chèques : son adhésion à la Confédération Paysanne et à l’ADAGE 35. Cette association, c’est sa famille professionnelle en quelque sorte. Elle s’y retrouve avec des éleveurs comme elle qui font le choix d’une "Agriculture Durable par l’Autonomie, la Gestion et l’ Environnement".
« Cela me plaisait. Dans ma tête, j’ai toujours eu l’idée que si mes vaches ont des pattes sous le ventre, c’est pour aller chercher à manger et que ce n’est pas la peine que ce soit moi qui leur amène. »
Progressivement, de conventionnelle, la ferme passe en système herbager.
« J’ai implanté des prairies de l’autre côté de la route. Je me suis dit : "mes vaches traverseront et les voitures attendront". Quand on oriente une ferme vers l’autonomie, la marche pour passer en bio n’est pas très haute. A partir du moment où on n’achète plus rien, forcément que ce qu’on produit est proche du bio. »

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Pas question d’être une agricultrice au rabais...

En mai 2012, elle s’associe avec deux agriculteurs, le père et le fils. Elle les connaît depuis longtemps. Pendant deux ans, ils convertissent la ferme en bio. Le 1er juin 2014, jour de la fête du lait, la Métairie de Millé   collecte ses premiers litres de lait bio. Pour fêter cela, ce n’est pas moins  de 450 petits déjeuners qui seront servis à la Métairie.

Les trois associés se lancent dans l’élevage de vaches à viande et de cochons, fabriquent cidre et jus de pommes et lancent un marché à la ferme. Avec l’autorisation des deux associés, Marie-Edith Macé se présente aux élections municipales et est élue. Une partie de son indemnité sera versée au GAEC pour compenser ses absences dues à sa charge d’adjointe.

Le travail ne manque pas. Petit à petit, chacun.e se spécialise. Marie-Edith Macé devient responsable de l’élevage laitier ( traite, suivi sanitaire, reproduction etc.), de l’administratif, forte de ses compétences en comptabilité, et de la vente directe  des produits.

Et puis, soudain... Elle s’en rappelle comme si c’était hier. Sur France Inter, dans la salle de traite, c’est l’heure des informations. « Selon les calculs du site féministe Les Glorieuses, commente le journaliste, à partir d’aujourd’hui, 7 novembre 2016, les femmes travaillent “bénévolement”. En effet, si elles étaient payées autant que les hommes, elles pourraient s’arrêter de travailler à 16 h 34 précisément. Les 38,2 jours ouvrés restants représentent la différence de salaire entre les femmes et les hommes. »
 

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Travail des hommes, travail des femmes : la rupture

L’information passe mais se rappelle à elle quand, une heure après, en réunion de GAEC avec ses associés, ceux-ci abordent la question de la redistribution du travail :
« Il y a plein de trucs qu’on fait que tu ne fais pas. Tu es assise au bureau, tu vas au marché alors que nous on est toujours dehors ! »
Marie-Edith Macé leur propose de noter les tâches accomplies, leur durée... Cela tombe bien, une réflexion similaire est menée à l’ADAGE sur cette question : est-ce que le temps de travail est une fatalité de l’agriculture?
« Ce n’est pas le tout d’avoir une ferme si c’est pour bosser 80 heures par semaine et n’avoir jamais de vacances,   je ne suis pas certaine que ce sera durable… Aujourd’hui, les jeunes ne veulent plus reprendre de ferme, cela fait partie du problème. »
Pendant 6/7 mois, tout travail est noté. Mais la conclusion est la même.
« Ils m’ont dit que je ne faisais pas de tracteur ni de mur en béton, qu’en conséquence le GAEC n’allait me payer que 70 %. »
Interrogations : son travail n’avait pas la même valeur ? Est-ce qu’elle travaillait moins ? Non pas du tout, ont répondu les associés. Alors quoi ? Marie-Edith Macé discute, propose, fait attention d’être réglo avec son engagement d’élue, assure les astreintes de nuit comme les vêlages puisqu’elle vit sur la ferme… Rien n’y fait. Les associés réclament l’intégralité de son indemnité d’élue. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Accepteront-ils aussi d’assurer les astreintes qui vont avec ?
« L’ultimatum est arrivé : "c’est 70 % ou tu pars". J’ai répondu : "c’est 70 % ou tu me vires parce que ce n’est pas un choix de ma part. Je suis paysanne et mon boulot ce n’est pas de faire des murs en béton." »
La rupture est dure et violente.
« J’ai une famille extraordinaire ils m’ont entourée ils ont été solidaires. Ma mère a subi cette violence presqu’autant que moi c’était une remise en cause de la condition de la femme sur la ferme, tout ce pourquoi elle s’était battue. Elle fait partie de la génération des agricultrices sans statut,  elle était la femme de…, elle n’a eu un statut que le jour où mon père est parti en retraite. »

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« Je me suis découvert des forces »

Le 1er août 2018, elle est à nouveau seule sur la ferme. Marie-Edith se remémore ces moments de doute qui ont suivi la rupture :
« Ou je m’écroule et je pleure ou je fais ce que je fais d’habitude : je me donne un coup de pied au derrière et j’avance. Je savais que j’en étais capable et il était hors de question que je perde. Je me suis découvert des forces que je ne me connaissais pas. »
Les associés ont emmené avec eux leurs productions. Sur sa ferme autonome, zéro intrant, elle produit du lait bio, soigne ses vaches avec des huiles essentielles, fait les vêlages et conduit le tracteur avec dextérité. Tous les mercredis de 16 h à 19 h, de 60 à 80 clients viennent faire leur marché chez le maraîcher, le marchand de volailles, le traiteur libanais ou à son étal où elle propose les produits de ses collègues agriculteurs ainsi que son bon lait bio.

Depuis novembre 2019, il y a un salarié à mi-temps.
« C’est une autre idée du bonheur. J’ai bossé dur, j’ai tout remis d’aplomb. Avoir un salarié, c’est avoir la possibilité de se vider la tête, c’est par exemple avoir un week-end sur trois où je suis en repos du vendredi midi au  lundi midi. C’est extraordinaire. »

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Où il est question de tracteur…

Pendant ces années difficiles, Marie-Edith Macé a pu compter sur les femmes de l’ADAGE. Pourtant, elle n’était pas favorable à la création d’un groupe "que de femmes" : « Jamais, avait-elle répliqué au président (voir son portrait ci-dessous) qui en avait eu l’idée,  parce que s’il faut qu’on se coltine les hommes, il faut qu’on travaille avec eux, qu’on avance ensemble ! » La majorité veut quand même essayer ce groupe femmes, elle doit s’incliner :
« Je suis revenue très vite sur ma décision. Aujourd’hui je les remercie. Les femmes du groupe, les ELLES, m’ont filé un sacré coup de main, cela fait du bien de vider son sac. On ne dit pas les mêmes choses lorsqu’on est avec des hommes. On a un positionnement inconscient : à partir du moment où il y a un homme dans un groupe de femmes, on se place systématiquement en infériorité. Quand on est entre femmes, il n’y a plus cette auto- surveillance de soi-même parce qu’il y a un homme. »
Les ELLES travaillent en lien avec le lycée agricole du Rheu afin de sensibiliser les jeunes sur les questions d’égalité femmes/hommes. Elles ont demandé à ce que certains cours ne soient pas mixtes, comme celui de l’apprentissage de la conduite du tracteur.
« A partir du moment où il y a garçon/fille sur un domaine où l’homme est le "sachant", les filles n’y vont pas ou si elles y vont, elles n’ont pas le droit de se louper. Les injonctions faites aux femmes de se défendre, d’être fortes, les hommes ont la même, ils doivent être forts. Parce qu’un homme qui ne sait pas, c’est la honte. »
Le groupe des ELLES se forme aussi.
« J’ai plein de collègues qui ne sont jamais montées sur un tracteur parce que c’est l’homme qui conduit, elles ne se sentent pas légitimes pour prendre sa place. A partir du moment où elles apprennent, elles choisissent de conduire ou non le tracteur en fonction de leur compétence, de leur goût pour cela et ne subissent pas. Notre objectif est de faire en sorte que sur la ferme, hommes et femmes choisissent et ne soient pas soumis à des stéréotypes qui voudraient que l’homme soit sur le tracteur et la femme à la traite. »
Le groupe des ELLES se lance dans un nouveau projet de réflexion : comment les femmes sont-elles  actrices du changement sur les fermes ? La région Bretagne et la fondation Good Planet soutient leur recherche et vient de leur accorder un financement conséquent.
« Le groupe m’a éveillée sur toutes les gouttes de sexisme qu’il y a partout et dont on n’a pas conscience. On y devient "sachante", on y apprend à ouvrir les yeux et les oreilles. »

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Elue, elle s’éclate

Depuis 1994, sauf en 2008 où elle se lance dans l’agriculture, Marie-Edith Macé est présente sur les listes électorales. En 2014, l’aboutissement d’années de lutte, elle est élue.
« Tout ce que j’imaginais s’avère vrai : la richesse de ce travail d’élue est impressionnante en terme d’échanges, en terme d’apprentissage du collectif, en terme de gestion d’argent public et de ce  qu’on doit à la population quand on gère de l’argent public, chaque euro dépensé doit être justifié parce qu’il ne m’appartient pas. Il appartient aux Melessiens. »
Adjointe à la voirie, aux équipements publics et à l’ aménagement rural, elle se sent forte de l’intégrité qu’elle partage avec ses collègues élu.e.s. de la majorité comme de l’opposition et de leur intérêt commun pour la chose publique.

Dans son domaine, elle a conscience des décisions prises pour l’avenir. Elle pense transmission quand les nouveaux habitants, les rurbains, viennent réclamer des ralentisseurs. « Et mon tracteur, leur répond-elle, il passe comment ? » Aux écolos qui lui parlent des gros engins et d’agriculture intensive, elle fait réfléchir :
« OK je suis d’accord mais si demain on n’a plus de vaches ni prairies, qu’est-ce qu’on aura comme paysage ? Du mais et du blé dans les champs, c’est cela que vous voulez ? »  
Marie-Anne Divet

Pour aller plus loin

L’ADAGE 35 a trente ans d’existence au niveau du département d’Ille-et-Vilaine. Elle est regroupée au sein des CIVAM, réseau d’agriculture durable. L’ADAGE 35 accompagne ses adhérents sur la réduction des charges, l'autonomie alimentaire et l'amélioration de la valeur ajoutée de l'exploitation.
L’ADAGE a une spécificité laitière et herbagère. La centaine d’adhérents répartis sur 6 groupes définissent leur programme de formation dont deux incontournables :
- Le Rallye Herbe 
- Les résultats économiques : chacun pose sa comptabilité sur la table et on échange. « Pas de jugement, beaucoup de bienveillance dans ce travail indispensable », dit Marie-Edith Macé. « Un bon moyen pour lutter contre la solitude que l’agriculteur peut ressentir face aux exigences financières. C’est de la formation collective avec un grand F. »

• Le groupe Les ELLES de l’ADAGE 35

• Le réseau CIVAM 

• Soigner les animaux avec les huiles essentielles

• Soigner les animaux avec des plantes (« Des éleveurs signent un manifeste pour avoir le droit de soigner leurs animaux avec des plantes » par Hélène Pédech, 17 octobre 2019)

• Le site des Glorieuses qui a lancé la campagne sur l’égalité salariale

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Le billet de la semaine

Liberté

46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

Michel Rouger

30/04/2020

Nono












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