Rebelles non-violents
Violence de l'urbanisme, non-violence de l'urbanité
La revue Alternatives non-violentes dans sa dernière publication nous invite à regarder la ville autrement. Autrefois, lieu de rencontre structuré autour d'un clocher, de commerces et d'une mairie, la cité d'aujourd'hui est faite souvent de pièces disparates, celles où on travaille, celles où on dort, celles où on s'amuse...

Que se cache-t-il derrière les vitres opaques des tours d'affaires ? Qui survit dans les couronnes des métropoles ? Ne soyons pas défaitistes, il y a aussi des initiatives citoyennes pour se réapproprier l'espace public, de nouvelles pratiques participatives pour faire de la ville "notre ville" et des urbanistes qui créent les conditions du bien-vivre ensemble. Donnons la parole à Françoic Vaillant, rédacteur en chef de la revue.



Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 22 Février 2013 à 10:43
Nakazawa, l'auteur de Gen d'Hiroshima, est mort
«Le plus important trésor de l’humanité, c’est la paix», répétait souvent le dessinateur japonais Keiji Nakazawa, auteur de Gen d'Hiroshima, manga autobiographique sur la guerre. Il vient de mourir d'un cancer à 73 ans le 19 décembre 2012. «Les armes atomiques sont effrayantes, je dois absolument faire tout mon possible pour que la Terre en soit débarrassée», insistait-il. Il savait de quoi il parlait lui qui fut irradié par la bombe.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 28 Décembre 2012 à 12:11
Paix, Amour et réfugiés
C'est le titre de la dernière chanson du groupe G-Town écrite par Muhammad Mughrabi pour rappeler à ceux et celles qui les écoutent qu'ils ont « le pouvoir de décider de leurs destinées ». C'est aussi lui qui est derrière la caméra pour nous emmener dans les rues à la découverte de son peuple.

Le groupe G-Town est né de sa volonté de jeune réfugié du camp de Shoua'ffat situé en territoire occupé à Jérusalem. Muhammad Mughrabi a alors cette question : y a-t-il place pour la création quand on est un réfugié ? En 2002, il crée avec Muhammad Abu Oun et Alaa Barhaniyed le groupe hip hop G - Town - G pour Ghetto et Town pour Jérusalem.

Ensemble, ils chantent leur combat pour la paix dans un pays où il y a tant à dire sur l'occupation, la résistance et la vie quotidienne. Quand des journalistes du site histoiresordinaires.fr l'avaient rencontré, il faisait aussi partie du groupe System Ali, composé d'arabes et d'israéliens, dans la vieille ville de Jaffa.


 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 6 Septembre 2012 à 22:17
Une demi-journée avec le dernier juif arabe
Jérusalem - « En ces temps incertains, la période est trouble pour les relations israélo-arabes. Pourtant, un homme insiste pour garder les pieds solidement ancrés des deux côtés de l'abîme. A la fois Irakien et Israélien, Sasson Somekh se décrit comme juif et arabe. Ce poète, universitaire, écrivain, qui traduit la littérature arabe en hébreu, m'a invité à passer ''une demi-journée'' en sa compagnie, allusion spirituelle à une nouvelle peu connue du lauréat égyptien du prix Nobel Naguib Mahfouz. Ecrite au cours des dernières années de la prolifique carrière de l'écrivain, ce conte allégorique relate les événements d'une demi-journée au cours de laquelle le narrateur franchit le matin, alors qu'il est jeune garçon, le portail de l'école pour la première fois et en sort, alors qu'il est un vieil homme, l'après-midi. 

''Comment tout cela a-t-il pu se produire en une demi-journée, entre le matin de bonne heure et le soir au coucher du soleil?'' se demande, perplexe, le vieux narrateur.

Un article paru sur Common Ground de Khaled Diab, journaliste égyptien, blogueur et écrivain vivant actuellement à Jérusalem qui a partagé sa vie de manière égale entre le Moyen-Orient et l'Europe. 
Pour lire la suite, cliquez ici
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 31 Août 2012 à 08:32
Eloge de la fatigue
Ce sont les vacances, temps de repos après les fatigues accumulées de l'année, visages creux et cernes sous les yeux. C'est la fatigue des tracasseries du quotidien.

Il y en a une autre nous confie Robert Lamoureux, la fatigue du combat, celle qui lutte pour la Liberté, la Fraternité et l'Egalité « à s'en user le coeur ». 

Rédigé par Marie-Anne Divet le Dimanche 29 Juillet 2012 à 16:48
 "Pourquoi désobéir en démocratie ?"
Concert de casseroles du Printemps érable au Québec, campement devant la Cathédrale Saint Paul à Londres, au Parc Zuccoti à New York, des milliers de personnes qui occupent pacifiquement l'espace publique à Tokyo, Montréal ou Madrid. Interviewée dans le Télérama du 18 juillet, la philosophe Sandra Laugier, co-auteur avec Albert Ogien du livre "Pourquoi désobéir en démocratie ?", réédité en 2011 aux éditions La Découverte, pose le problème : « Les contestations montrent que les démocraties sont confrontées à leurs limites. Que nos démocraties, dont nous sommes si fiers, ne sont pas si démocratiques que cela et qu'on peut s'interroger sur la réalité de l'expression de chacun. »
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 25 Juillet 2012 à 07:42
Non-violence et créativité
Les vacances d'été peuvent aussi être un temps pour se poser et réfléchir ensemble. C'est ce que propose le Mouvement pour une Alternative Non-violente avec le forum « Dans un monde en crise, osons le changement » du 20 au 24 août 2012 à Rodez en Aveyron.

Le forum s'adresse à tous ceux et celles qui sont intéressés « à découvrir ou approfondir les apports de l'action et de la philosophie de la non-violence »


Rédigé par Marie-Anne Divet le Dimanche 20 Mai 2012 à 16:59
Le peuple est seul capable
Sur ce qui s'est passé à Toulouse, il faut bien sûr, comme le dit notre Président, éviter les amalgames et la stigmatisation. L'amalgame serait de ne pas distinguer entre les Musulmans et les extrémistes fondamentalistes qui, eux, mènent une guerre sainte contre l'Occident et contre les Musulmans modérés. Il importe d'utiliser le mot guerre car c'est le mot juste qui permet de voir clairement la situation. Il est regrettable que beaucoup de gens évitent de l'utiliser par souci de non-stigmatisation. La stigmatisation serait d'accuser les Musulmans. Par contre, il importe de stigmatiser ceux qui mènent cette guerre. Car il s'agit d'une véritable guerre avec ses zones violentes et zones de guerre froide.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 29 Mars 2012 à 22:53
8 mars 2012, remise à l'heure des pendules de l'égalité entre femmes et hommes de la planète.

Un secret espoir : qu'un jour, cette journée entre dans la mémoire du passé. 

Merci aux femmes qui ont ouvert le chemin avec clairvoyance et courage. Merci aux femmes et aux hommes du monde qui luttent, chaque jour, pour revendiquer le respect des droits humains. 

Cette belle vidéo de WWF pour prendre le temps d'y puiser l'énergie de « faire » au quotidien les pas vers plus d'égalité.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 8 Mars 2012 à 15:47

Une nouvelle publication des Editions du Mouvement pour une Alternative Non-violente ( MAN )


Les oeuvres de Gandhi 50 000 pages en cent volumes. Merci à Guillaume Gamblin, du comité de rédaction de la revue Alternatives non-violentes, d'avoir en 92 pages su tirer l'essentiel des lignes de force de sa pensée.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 6 Mars 2012 à 17:58
« Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. » Elle est bien violente cette phrase, Monsieur le Ministre et mérite réponse.

Bons élèves des écoles de la république, nous voilà déstabilisés. Nous qui avons appris par coeur que notre pays, patrie des droits de l'homme et du citoyen, reconnaissait les hommes « libres et égaux en droits ». Plus récemment, grâce à Olympe de Gouges, on nous a même dit que les femmes ont aussi ce droit de naître « libres et égales à l'homme en droits  »...
Rédigé par Marie-Anne Divet le Dimanche 26 Février 2012 à 12:17

Jean-Marie Muller a remis la contribution suivante à Rebelles non-violent/e/s :


« L’ardente obligation de se rebeller contre la violence »,  par Jean-Marie Muller
Le mot « re-belle » (du latin rebellis de re et bellum, guerre) signifie « celui qui recommence la guerre ». Si l’on s’en tient à son étymologie, le rebelle est donc un « belliqueux ». Nous retiendrons ici l’hypothèse du rebelle qui fait la guerre pour une cause juste. Dès lors, la vertu du rebelle, son courage est de préférer faire la guerre pour la justice, plutôt que de se résigner à l’injustice. Il refuse notamment de se soumettre à l’autorité qui voudrait lui imposer sa loi. Il fait la guerre pour revendiquer sa liberté et, donc, sa dignité.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 16 Février 2012 à 11:02
Dans les discussions de café du commerce, il n'est pas rare d'entendre chacun/e/ déplorer l'augmentation de la violence, reprenant en cela les discours de quelques politiques pour justifier certaines décisions. Non, dit le psychologue Steven Pinker dans son livre " The better angels of our nature " et dans la vidéo ci-contre sur le mythe de la violence, le passé n'était pas idyllique : à l'aide de satistiques, il démontre, par exemple, comment, rapportés à la population, les guerres tribales étaient neuf fois plus meurtrières que guerres et génocides confondus du XXème siècle.

Dans son livre de 700 pages, l'auteur qui y a travaillé sept jours sur sept pendant quatorze mois. parcourt toutes les formes de violence utilisées par les humains depuis l'aube de l'humanité.
La nature humaine n'a pas changé et pourtant, à l'échelle de l'histoire humaine, il constate un déclin de la violence.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 15 Février 2012 à 16:12
L'histoire est tirée du livre de Valérie Zenatti «Une bouteille dans la mer de Gaza», publié en 2005 à l'Ecole des loisirs.

Il s'inspire du vécu de l'auteure qui, dans les années 80, alors qu'elle est adolescente, part vivre en Israël avec ses parents. Elle écrit son premier livre en 2003 «Quand j'étais soldate», récit  autobiographique sur son service militaire.

Le film s'intéresse aux jeunes israéliens. Leurs préoccupations, malgré un conflit qui les dépasse et influence leur existence, sont celles des adolescents de leur âge.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 1 Février 2012 à 16:11
«  Hommes et femmes vivent-ils la violence de la même façon? » la question est large et pose, comme a priori, une différence entre les hommes et les femmes dans la prise en compte de la violence. Dans la première vidéo, la journaliste Laure Adler donne une définition de la violence selon le genre masculin ou féminin, en s'appuyant sur les recherches de l'anthropologue Françoise Héritier. Dans la seconde vidéo, c'est un parcours de formation à la non violence active qui est proposé aux hommes par Femmes Artisanes de la Paix.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 25 Janvier 2012 à 11:31
Peinture Laurent Jasmin


Hommes et femmes
vivent-ils la violence de la même façon ?



Des siècles de conflits ont positionné la femme comme victime et l'homme comme agresseur.
Qu'en est-il aujourd'hui? Verbale, physique ou psychologique, la violence a pris des formes variées. Elle nous concerne directement.
Réfléchir sur la façon dont nous vivons les violences, ce que nous en percevons des causes et ce que nous mettons en place pour lutter mais surtout ce qui nous différencie et nous rapproche en tant qu'homme ou en tant que femme dans cette lutte, c'est l'objet de la question du mois.


Répondre à la question du mois

 

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 19 Janvier 2012 à 15:33

Nous avons proposé à Jean Marichez et Florent Blanc, qui ont présenté sur le blog, le travail de Gene Sharp, de commenter vos réponses à la question : « Peut-on être rebelle et non-violent ? »


Peut-on être à la fois rebelle et non violent ? Jean Marichez et Florent Blanc commentent vos réponses
Le commentaire de Jean Marichez

Beaucoup d’idées intéressantes dans ces réponses. En fait, il y aurait énormément de choses à dire. 
 
D’abord la question me semble dangereuse car chargée et orientée. En effet, elle implique qu’être non violent est un choix, qu’on le serait ou qu’on ne le serait pas. Ce n’est pas si simple. Tout le monde l’est plus ou moins. Il y a des tas de gens qui ont horreur de la violence et sont incapables de pratiquer la moindre action violente, mais qui approuveront l’emploi des armes pour sauver (par exemple) Benghazi. Il y a aussi des tas de gens qui se disent non violents et qui, à ce titre, ne bougeront jamais devant des situations graves et inacceptables qui peuvent être d’une extrême violence. Je n’aime pas ce verbe « être » devant « non violent ». Il est binaire, il y aurait les bons et les mauvais alors que nous sommes tous un peu des deux. Celui qui se veut non violent est plein de bonnes intentions mais qu’est-ce qu’ « être » non violent ? N’est-ce pas un radicalisme, un purisme et donc parfois un extrémisme dangereux ?
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 12 Janvier 2012 à 19:44
Je vais me livrer à un exercice difficile: tenter de synthétiser les trente réponses apportées à la question du mois. C'est un choix : plutôt que laisser place au forum comme cela se fait souvent, je préfère l'idée du « journalisme augmenté » d'Eric Scherer où «  Les gens qui partagent une passion ou des centres d'intérêt (…) peuvent désormais se parler, partager des informations, les publier. » Mon rôle, alors, est « d'organiser la conversation. »

 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 5 Janvier 2012 à 19:25

A six ans de la retraite, Jean Marichez, ingénieur de formation et cadre supérieur dans une multinationale, reçoit comme un déclic la lecture du livre "Lutter autrement" offert par un ami sur les méthodes nonviolentes de résolution de conflits. Piqué par le virus, de lectures en conférences, il creuse le sujet, l'approfondit et crée un groupe à Chambéry où il vit.


Jean Marichez parle de Gene Sharp
La petite dizaine de non-spécialistes qu'ils sont, se donnent pour objectif de faire connaître le travail des chercheurs sur ces techniques qui permettent d'éviter les guerres. Pendant six ans, ils vont se former, lire beaucoup, étudier, écrire brochures et articles et sillonner la France pour donner des conférences.  
En 1994, l'heure de la retraite sonne. Jean Marichez ne se sent pas à la hauteur en anglais pour comprendre les textes des chercheurs. Qu'à cela ne tienne, il s'y met, part quatre mois à Londres puis deux mois à Boston où, tous les après-midi il se rend à The Albert Einstein Institution, là où réfléchit Gene Sharp. C'est près de Harvard où de nombreuses équipes universitaires ont travaillé pour lui.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 20 Décembre 2011 à 11:01

Les premières images et cet amusement de me dire: tient Léon court maintenant ! Puis voilà les paysans qui arrivent les uns après les autres, toujours les mêmes et pas changés. Ah, si ! Christian a pris des cheveux blancs et ça j'avoue que ça me rassure!!! Maintenant, j'ai pris le temps de me faire à mon fauteuil et les années défilent: 72, 73, la lutte prend son rythme avec les rassemblements; 73 puis 74 avec Mitterrand et l'histoire de son accueil houleux. Puis vient le temps des occupations: les Truels en octobre 74.


Tous au Larzac, Gardarem lou souvenirs...

C'est là que ma mémoire se met en route et que ce temps du Larzac devient le mien. Ah oui le téléphone! Je me souviens avoir utilisé mes connaissances récentes en  téléphonie pour raccorder le câble entre Potensac et Saint Martin. Puis les images du jour de l'occupation du Cun par nos copains objecteurs: Laurette, Cyrille, Hervé, Christian et, là, sur la photo de famille, dans ma chemise bleue, je me retrouve. Et cette action où nous venons, jusque sous les canons, avec nos voitures pour stopper un entraînement en dehors du camp. C'était l'hiver et, dans la hâte du départ, je n'avais pas pris de coupe vent. J'en ai improvisé un, pour lutter contre le petit air frais, avec un sac de jute ! On me voit encore, ainsi accoutré. J'avais oublié. Les images de Tous au Larzac me redonnent la mémoire, 36 ans après.

 

 

Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 20 Décembre 2011 à 10:01
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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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