Rebelles non-violents
Le problème des enfants témoins de la violence conjugale est peu abordé. Ce rapport, issu d’un groupe de travail pluri-expert mobilisé par l’Observatoire Régional des Violences faites aux Femmes (ORVF) du Centre Hubertine Auclert met en lumière les conséquences sociales et psychologiques des violences conjugales sur les enfants. Co-victimes, ils ne sont pas pris en charge car il y a un manque de dispositifs de protection, d’accompagnement et de soins disponibles.
Ce rapport propose des préconisations concrètes de réformes juridiques et institutionnelles pour permettre d’améliorer la protection et l’accompagnement de ces enfants et du parent victime.
Ce rapport s’adresse en priorité aux décideur-se-s politiques, ainsi qu’à tous les professionnel-le-s en contact potentiel avec les enfants victimes de violences conjugales (protection de l’enfance, éducation nationale etc.).

Pour lire le rapport, cliquer ici
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 5 Juillet 2018 à 18:25
Droits et dignité des migrants : un manifeste de quelque 20 000 militants d'associations
Des centaines d’organisations et collectifs citoyens, ont tenu leur première session des états généraux des migrations les 26 et 27 mai 2018 à Montreuil avec pour objectif de rendre visible une « France solidaire » qui tous les jours met en place les moyens du respect du droit et de l’hospitalité. Pendant ces deux jours, les 500 participants,  représentant 106 assemblées locales soit 1 650 organisations et collectifs, près de 20 000 personnes dans 76 départements, ont partagé leurs expériences. Ils se sont mis d'accord sur ce manifeste, « socle commun pour une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes »

Si vous souhaitez connaître les associations de votre région, l'agenda des manifestations, les actions, cliquez sur le site EGM ( Etats Généraux des Migrations )

Le texte du Manifeste des assemblées locales réunies pour la 1ère session plénière des États généraux des migrations

Considérant :
  • la situation humanitaire déplorable dans laquelle sont laissées nombre de personnes étrangères sur le territoire français ou à ses frontières, privées de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux ;
  • les difficultés rencontrées par les personnes étrangères pour faire reconnaître la légitimité de leurs parcours, leurs compétences et leurs droits ;
  • les conséquences désastreuses de politiques principalement répressives, fondées sur une application « minimaliste » du droit d’asile, les conditions drastiques pour la délivrance de titres de séjour, la criminalisation de l’entrée irrégulière sur le territoire, la traque, la rétention et l’expulsion de personnes dont la seule faute est de ne pas disposer des bons papiers au bon moment ;
  • les coûts humains et financiers exorbitants de ces politiques, que ne justifient ni la dangerosité fantasmée des personnes étrangères, ni les résultats attendus de la prétendue « fermeture des frontières », toujours démentie par les faits ;
  • les entorses au droit international et aux conventions internationales ratifiées par la France, et les condamnations qui ont été prononcées à son encontre par des juridictions européennes ou internationales ;
  • la militarisation croissante des frontières, la création de régimes d’exception dans les zones frontalières ainsi que dans certains territoires ultra-marins, et leurs conséquences meurtrières ;
  • l’absence de concertation avec les personnes étrangères et les acteurs de la société civile ainsi que l’absence d’évaluation des politiques mises en œuvre depuis des décennies ;
  • la mise en concurrence, à travers les discours et les décisions des pouvoirs publics, des personnes subissant toutes formes de précarité, étrangères ou non ;
  • la juste indignation, la mobilisation et la solidarité dont témoignent un nombre croissant de citoyen·ne·s partout sur le territoire ;
  • la remise en cause quasi systématique de la présomption de minorité, les lacunes de la prise en charge par l’ASE, la maltraitance et l’enfermement des mineur·e·s ;
Nous, citoyen·ne·s français·e·s et étranger·ère·s résidant en France, associations, collectifs et syndicats engagés à l’échelon local, national et international pour la défense des droits des personnes étrangères au sein des États Généraux des Migrations,
  • sommes réuni-e-s au sein de 106 assemblées locales en France métropolitaine et d’outre-mer pour poser, dans la déclaration qui suit, les bases d’un renversement du discours dominant sur la question des migrations ;
  • inscrivons la déclaration qui suit dans la continuité de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que de tous les engagements internationaux de la France en matière de respect des droits des personnes ;
  • affirmons qu’il n’y a pas de « crise migratoire » mais une « crise des politiques migratoires » ;
  • appelons toutes et tous à nous rejoindre pour promouvoir une politique migratoire fondée sur les droits fondamentaux et régie par les principes suivants :

1. Un accueil digne des nouveaux arrivants
1-1 Création de dispositifs publics de premier accueil, à dimension humaine, répartis sur l’ensemble du territoire, où pourraient se rendre librement les personnes étrangères à leur arrivée sur le territoire ;
Principes de ces dispositifs :
1-2 Accueil inconditionnel ;
1-3 Prise en charge adaptée des personnes les plus vulnérables ;
1-4 Hébergement, obligation de mise à l’abri immédiate et prise en charge des moyens de subsistance ;
1-5 Information sur les possibilités offertes sur le territoire, sur les droits, sur les démarches à entreprendre, en tenant compte des projets de chacun·e.
2. Un respect du droit d’asile effectif, qui ne soit plus prétexte à une logique de tri
2-1 Nécessité de rendre effectif le droit des personnes menacées de persécution à une protection internationale, passant en particulier par :
2-2 L’arrêt des renvois des personnes vers le pays d’entrée dans l’Union Européenne ;
2-3 La suppression des procédures accélérées ;
2-4 L’abandon de la notion de pays d’origine sûrs ;
2-5 L’élargissement des critères ouvrant droit au statut de réfugié pour prendre en compte les causes très variées d’exil forcé ;
2-6 Le rejet de toute mesure qui prive les réfugié·e·s potentiel·le·s d’un examen équitable de leur demande et de possibilités effectives de contester un refus de l’Ofpra.
2-7 Le droit d’asile ne doit jamais être utilisé comme prétexte pour organiser une logique de tri, qui fait la distinction entre les personnes étrangères qui auraient « vocation à » venir s’installer en France et les autres, qualifiées de « migrants économiques » et considérées comme indésirables.
3. Vers une égalité des droits entre Français·e·s et étranger·ère·s présent·e·s sur le territoire
3-1 Respect effectif des droits fondamentaux, des textes internationaux ratifiés par la France via les mesures suivantes :
3-2 Respect du droit des mineur·e·s isolé·e·s aux dispositifs de la protection de l’enfance, sur la base de la présomption de minorité ; prise en compte de l’attention primordiale qui doit être accordée à l’intérêt supérieur de l’enfant, seul ou accompagné, dans toutes les décisions le concernant ;
3-3 Suppression des tests osseux pratiqués dans de la cadre de l’évaluation de la minorité pour déterminer si un.e jeune relève de la protection de l’enfance ;
3-4 Fin des contrôles au faciès ;
3-5 Fin de toutes les formes d’enfermement et d’assignation à résidence pour entrée ou séjour irréguliers ;
3-6 Droit à la régularisation pour les personnes résidant en France ;
3-7 Autorisation de travail pour toutes les personnes titulaires d’un titre autorisant au séjour (carte de séjour, attestation de demandeur d’asile, récépissé), et accordée dès la signature d’un contrat de travail et/ou le constat d’une relation de travail ;
3-8 Annulation des conditions spécifiques aux personnes de nationalité étrangère pour l’exercice d’un emploi ou la création d’une activité économique ;
3-9 Accès à la formation (apprentissage de la langue, scolarisation des enfants, études, formation professionnelle) ;
3-10 Élargissement de la reconnaissance de diplômes équivalents ;
3-11 Suppression des conditions limitant le droit au regroupement familial ;
3-12 Levée des barrières pour un accès, effectif et inconditionnel aux soins de santé (somatique et mentale) adossé sur le droit commun ;
3-13 Respect du principe d’égalité devant les services publics à tous les niveaux. Accès inconditionnel à un service d’interprétariat ;
4. Une reconnaissance des initiatives citoyennes dans l’accueil et le soutien aux personnes étrangères
4-1 Suppression effective du « délit de solidarité » et de toute mesure d’intimidation à l’encontre des personnes qui aident des étranger·ère·s de façon inconditionnelle et sans but lucratif ;
4-2 Reconnaissance et valorisation des initiatives solidaires comme des actions d’intérêt général ;
4-3 Reconnaissance et valorisation par les pouvoirs publics des manifestations de solidarité émanant de citoyen·ne·s ou de collectivités.

5. Modification des règles concernant l’accès au territoire français et des politiques européennes et internationales
Dans un souci de cohérence avec ce qui précède, il importe de réviser les règles d’accès au territoire français, fondées elles aussi sur une logique de tri, et de promouvoir ce changement au sein des instances européennes.
5-1 Abandon du règlement Dublin, droit des personnes étrangères au libre choix de leur pays de destination ;
5-2 Liberté d’entrée, de circulation et d’installation dans l’espace européen pour les personnes étrangères à l’Union européenne ;
5-3 Fin des mesures d’exception dans les espaces frontaliers de la métropole ainsi que dans les Collectivités et Territoires d’Outre-mer ;
5-4 Arrêt des politiques d’externalisation, de l’approche dite « hotspots » et de la multiplication de centres de tri sur les routes des migrant·e·s ;
5-5 Fin des expulsions, des bannissements, notamment par le biais d’IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire Français).
6. Conditions de réalisation et de mise en œuvre d’une telle politique alternative
6-1 Fin de la logique de discrimination et de suspicion généralisée envers les personnes étrangères, qui conduit à des drames, des violences, des souffrances, des humiliations et du harcèlement ;
6-2 Transfert des budgets engagés dans l’actuelle politique sécuritaire et répressive aux différents dispositifs d’accueil et d’accompagnement ;
6-3 Changement de gouvernance : la politique migratoire ne doit plus être confiée au seul ministère de l’Intérieur. Privilégier une approche interministérielle fondée sur le droit commun ;
6-4 Formation des personnels administratifs, fonctionnaires et travailleurs sociaux à la compréhension des questions migratoires, à l’interculturalité et à la logique de bienveillance ;
6-5 Fin de l’impunité des élu·e·s et représentant·e·s de l’État en cas de violations des droits imprescriptibles des personnes étrangères : systématisation des enquêtes des organisations de la société civile et pouvant être ordonnées par les tribunaux afin que soient sanctionnées les personnes responsables de ces manquements à leur mission, et protection des agents qui dénoncent ces violations ;
6-6 Mise en place de cadres de concertation et de coopération entre la société civile et les autorités (sans que cela conduise à pallier les carences de l’État) ;
6-7 Évaluation transparente et menée par des autorités indépendantes des politiques migratoires, avec un mécanisme qui engage les pouvoirs publics à tenir compte des recommandations.
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Juin 2018 à 19:39
Halte au service national universel militaire
Communiqué 
Le MAN, Mouvement pour une Alternative Non violente, s’oppose au projet d’un service national universel (SNU). Durant la campagne des présidentielles, Emmanuel Macron avait agité l’idée d’un service national obligatoire de 9 mois pour tous les jeunes garçons et filles, encadré par l’Armée. Les militaires ont manifesté l’automne dernier qu’ils n’en voulaient pas, précisant que cela coûterait aux alentours de 30 milliards. 

Le Journal du Dimanche (JDD) a dévoilé le 29 avril que le rapport d’un groupe de travail chargé de définir les contours d’un service national universel (SNU) a été remis au chef de l’État. Cette annonce au milieu des vacances de printemps a-t-elle été lancée pour passer le plus discrètement possible ? L’arbitrage présidentiel devrait être connu "courant mai", d’après le JDD du 29 avril.

Ce rapport propose un dispositif obligatoire à plusieurs étages. On y trouve une première phase de deux fois quinze jours après la classe de troisième qui serait un « prolongement » de l'enseignement moral et civique reçu à l'école, puis un apprentissage de « compétences élémentaires » : secourisme, capacité à s'orienter avec une carte... et prise de conscience « des enjeux de la défense et de la sécurité nationale ». Viendrait ensuite « un mois en internat » pour tous les jeunes entre leurs 16 et 21 ans. Cette période serait consacrée « à des activités sportives, à l’enseignement des gestes de premiers secours et à l’acquisition de réflexes en cas de situation de crise, ainsi qu’à la transmission des valeurs civiques et républicaines ». Cela concernerait 800.000 à 900.000 jeunes appelés par an. Le rapport envisage « des difficultés non négligeables » et plaide pour un déploiement sur sept ans, afin de « garantir la qualité (et la sécurité) de l'hébergement offert ». L’Armée aurait la charge de ce mois d’internat, lequel nécessiterait « des hébergements et des dizaines de milliers d'encadrants. » Le coût de cet internat est évalué entre 2,4 et 3,1 milliards d’euros par an. L’objectif du SNU, avec ce mois en internat, est de « favoriser un brassage social et territorial », précise le rapport. 

Le MAN s’insurge contre deux aspects majeurs du SNU. Nous pensons que c’est à l’Éducation nationale et aux associations que revient le rôle de former les jeunes à la citoyenneté, pas à l’Armée. Si l’École a du mal à y parvenir, ne faudrait-il pas plutôt examiner les améliorations à apporter en termes de moyens et de formation ? D’autre part, nous estimons parfaitement illusoire de penser qu’un mois en internat permettrait un brassage social. Et l’on ne devient pas citoyen en un mois !

C’est pourquoi le MAN propose l’abandon pur et simple du SNU militaire, et évoque d’autres pistes plus pertinentes et plus attractives pour développer la solidarité, l’ouverture aux personnes d’autres classes sociales, et la formation à une citoyenneté active digne de ce nom. Par exemple :
  • Rénover et encourager l’éducation civique au collège et au lycée. Aborder les questions de la Défense nationale, et donc aussi de la Défense civile non-violente, uniquement par des enseignants et des organisations ayant réfléchi sur les questions de Défense et d’engagement citoyen.
  • Réattribuer des subventions conséquentes aux associations d’éducation populaire, car celles-ci permettent un réel brassage social basé sur la participation volontaire.
  • Rétablir les emplois-aidés, mais à la seule condition que des moyens importants dédiés à l’encadrement et à la formation en fassent de vrais marchepieds vers l’insertion dans la vie active.
  • Développer et améliorer le Service civique actuel, en augmentant l’allocation et en offrant aux jeunes volontaires un véritable accompagnement professionnel. En effet, le Service civique doit cesser d’être une main-d’œuvre à bon marché - comment payer un loyer avec entre 500 et 600 € par mois ?
  • Valoriser le Service Volontaire Européen (SVE) qui permet à de jeunes volontaires de participer à un projet d’intérêt général à l’étranger, de vivre une expérience formatrice de citoyenneté active et de solidarité, de découvrir une autre culture, une autre langue, une autre vie associative et sociale. 
Le Comité d’Animation du MAN, le 17 mai 2018

Contact presse : François Vaillant, porte-parole, 06 16 08 41 95
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 15 Juin 2018 à 08:22
A lire sur Novethic un article à faire froid dans le dos ! " Dictature des réseaux sociaux, Election de Trump, Robots tueurs... Cinq fois où la série Black Mirror a prédit l'avenir ", promet le titre de l'article de Marina Fabre.

Black Mirror, lancé de manière confidentielle sur Channel 4 en 2011, nous renvoie comme des miroirs déformants les dérives de notre société et son addiction aux nouvelles technologies. 

Novethic nous propose de revenir " sur ces épisodes qui ont marqué le public par leur prédiction : des abeilles robots qui pollinisent les plantes, à l'élection d'un présentateur TV narcissique devenu président, en passant par des humains notés en permanence sur leur interaction sociale via les réseaux sociaux... Les scénaristes de Black Mirror sont-ils des oracles ? "
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 31 Mai 2018 à 16:47
La marche solidaire pour les migrants, c'est parti !
La Marche Citoyenne et Solidaire, organisée par l'Auberge des Migrants de Calais a démarré le 30 avril 2018 à Vintimille et se terminera le 8 juillet à Londres." Nous marchons pour l’accueil des migrants, contre le « délit de solidarité », contre le blocage de la frontière franco-italienne et de la frontière franco-britannique. Nous demandons la liberté de circulation et d’établissement des migrants en Europe et en France : pas de blocage des frontières à l’intérieur de l’Europe, notamment entre la France et l’Italie, entre la Grande-Bretagne et la France ; pour les migrants, liberté de choix du pays dont ils veulent demander la protection. Nous sommes solidaires avec les migrants : nous demandons l’ouverture de centres d’accueil inconditionnel, la fin du « délit de solidarité » et des autres entraves au travail des citoyens et des organisations d’aide aux migrants."

Sur leur trajet, les marcheurs s’arrêteront dans une soixantaine de villes étapes : Marseille, Lyon, Paris, Lille. Relayée par de nombreuses associations, cette initiative veut porter à l’échelle nationale l’enjeu d’accueillir, la nécessité d’une autre politique de l’immigration, le respect des droits des migrants, la condamnation du harcèlement judiciaire à l’encontre de ceux qui leur viennent en aide.

La marche a aussi pour objectif de valoriser le travail des citoyens, des associations, des collectifs qui aident les migrants, dans les 60 villes-étapes, de créer du dialogue avec les citoyens. Elle a aussi pour objectif la collecte de fonds et l’encouragement à la collecte des biens nécessaires aux migrants (vêtements, chaussures, couvertures, …)

Pour en savoir plus sur les conditions de participation, cliquez sur https://www.laubergedesmigrants.fr/fr/la-marche-citoyenne/
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 11 Mai 2018 à 09:33
Sorti en août 2017, le film de Villi Hermann parle de ces jeunes français qui entre 1954 et 1962, ont manifesté leur refus de participer à la guerre d’Algérie et qui se sont réfugiés en Suisse. Il évoque aussi les jeunes volontaires internationaux qui ont travaillé en Algérie avec une ONG durant les toutes premières années d’indépendance.

Ils ont 20 ans, âge de l'insouciance dit-on. La guerre est finie, l'autre... et pourtant ils vont devoir choisir car ils sont embarqués dans un autre conflit, moins clair, celui-là. Et ils vont devoir choisir. Traite ou déserteur, c'est difficile à porter dans les années de l'après-guerre.

Des témoignages entrecoupés de documents photographiques, cinématographiques et sonores d’aujourd’hui et d’hier, de dessins et de lettres personnelles que le réalisateur suisse, alors étudiant à Paris puis volontaire en Algérie comme instituteur, envoie à sa mère et à sa petite amie, font revivre cette période, volontairement ou involontairement un peu oubliée.

Les témoignages des réfractaires, déserteurs et insoumis, et les témoignages des personnes qui les ont aidés à passer la frontière ou qui les ont accueillis en Suisse s’entremêlent, se complètent, se nuancent.

Quelques volontaires ayant travaillé à Sidi Larbi en même temps que le réalisateur ou juste après, interviennent aussi, directement ou à travers des documents filmés à l’époque. Ils racontent leur expérience à Sidi Larbi, un village algérien perdu dans le djebel et situé près de la frontière algéro-marocaine.

Le seul soldat français présent dans le film est un appelé en service à Sidi Larbi. De la guerre on voit peu d’images, mais ce sont des images fortes, symboliques.
 
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 26 Avril 2018 à 18:32
2018_04_12_je_suis_jeune_je_vis_a_gaza_je_reve___.mp3 2018 04 12 Je suis jeune je vis à Gaza je rêve....mp3  (3.05 Mo)

Au Département de français de l’Université Al-Aqsa de Gaza, qu’il dirige, Ziad Medoukh a demandé à plusieurs étudiants à quoi ils rêvaient. Une quinzaine d’entre eux, filles et garçons, se sont exprimés. Voici quelques extraits tirés du site 4ACG

Moi, dit Nour Musabeh, 20 ans, « comme toutes les filles du monde, j’ai le droit de rêver, et mon rêve est que tous les jeunes, ici, puissent vivre sans peur, sans guerre, sans bombardements. Je rêve d’écrire un livre en français qui parlerait de Gaza, et de créer une petite association pour aider les enfants de Gaza ».

« Je suis Samher Arouki, une fille qui mérite de vivre en paix, en sécurité et en liberté. Cette fille ne veut pas une vie idéale, mais est-ce qu’elle ne mérite pas de dessiner un vrai sourire sur son doux visage ? J’ai de simples rêves, avec des difficultés incroyables. Je rêve de travailler dans une organisation pour soutenir les Palestiniens et leurs droits perdus, et utiliser la langue française pour témoigner de la voix silencieuse des Palestiniens. Les Palestiniens de Gaza rêvent et rêvent encore… Est-ce que ces rêves sont dangereux pour la sécurité de ce monde ? Alors laissez-nous au moins le droit de rêver ! ».

Ziad Medoukh est aussi Coordinateur du Centre de la paix. Il a été choisi comme le lauréat du Prix International de la Fondation indienne Jamnalal Bajaj pour l’année 2017 dans la catégorie de la promotion des valeurs gandhiennes en dehors de l’Inde. Pour ses actions et activités pour les enfants et les jeunes de Gaza, il devait recevoir en personne son prix en Inde fin octobre 2017, lors d’une cérémonie officielle organisée à Bombay. Il n'a pas pu sortir de Gaza, à cause du blocus israélien et de la fermeture des frontières. 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 12 Avril 2018 à 19:16
"La Part d'ange en nous" de Steve Pinker
Les médias nous donnent à penser autrement : terrorisme, violences urbaines, massacres en Syrie, en Irak, au Soudain ou en Centrafrique et pourtant, écrit Steve Pinker, la violence baisse au fil des siècles. Il va même jusqu'à écrire que nous traversons la période la moins violente de l'histoire.

En s'appuyant sur des milliers d'études, sur trente années de recherches, le livre de 1040 pages de Steve Pinker, professeur de psychologie cognitiviste à l'université de Harvard, 
nous fait traverser l'histoire de la violence, en contextualisant à la lumière des sciences, des mœurs, des faits, de la morale, de la pensée propre à chaque époque. 

Les croisades, l'Inquisition, l'esclavage, les grands conflits du XXème siècle, Steve Pinker montre comment l'humanisme a progressé malgré tout et nous a conduit à nour appuyer sur " la part des anges " présente en chacun.e de nous.

Pour lire un extrait : le-cercle-psy.scienceshumaines.com/extrait-de-l-ouvrage-la-part-d-ange-en-nous-histoire-de-la-violence-et-de-son-declin_sh_39194
Editions Les Arènes
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 29 Mars 2018 à 20:20
8 mars 2018... C'est le moment de faire le point sur ce qui a changé depuis le 8 mars 2017. Pour nous y aider, un collectif national : Les Georgette Sand et le livre publié en septembre 2017 "Ni vues ni connues".

Qui sont-elles  les Georgette Sand ?

"Nous voulons surmonter le fait que George Sand ait dû, afin de forcer les limites imposées aux femmes, s’habiller en garçon, et cacher jusqu’à son nom. D’où notre appellation : Georgette Sand, car faut-il vraiment s’appeler George pour être prise au sérieux ?" clament haut et fort ces femmes et ces hommes dans le manifeste du collectif. "Il est absurde de ne pas valoriser le potentiel des femmes, parce qu’il s’agit d’un monde d’hommes ; parce que les femmes manquent encore de réflexes solidaires entre elles ; parce qu’elles ne sont pas assez légitimées dans leur expertise. Les femmes ne veulent plus, ne peuvent plus rester la majorité minorisée. Elles ne doivent pas avoir à singer les hommes ou jouer l’hyperféminité.
Notre ambition : combattre les visions essentialistes qui considèrent comme naturelles l’assurance des hommes et la réserve des femmes alors qu’il s’agit de la traduction d’acquis éducatifs. Nous appelons à transgresser et subvertir les normes de genre. Nous souhaitons coacher pour aider les femmes à se projeter sur ce qu’elles ont toujours connu décliné au masculin. Nous voulons imposer une légitimité qui découle des compétences et non de la perpétuation de l’endogamie."

Ni vues, ni connues

Le livre recense les mécanismes qui envoient les femmes aux oubliettes de l’Histoire au travers de 75 figures méconnues ou inconnues. 

"Savez-vous que la plupart des chefs dont on accuse Aliénor d’Aquitaine, sanguinaire, incestueuse et dépensière, ne sont que des fake news diffusées par son ex-mari, roi de France, jaloux de son remariage ? Qu’Hypatie connaissait le système solaire 12 siècles avant Copernic ? Que les pulsions de mort ont été théorisées par Sabina Spielrein, avant Sigmund Freud ? Qu’Houdini n’était pas le seul magicien à prendre des risques inconsidérés ? Qu’il y a eu des théoriciennes de la révolution, pas uniquement Lénine et Trotsky ? Que Rosa Parks n’était pas une simple couturière ? Que les tortionnaires nazis n’étaient pas tous des hommes ? Qu’au Japon personne ne critique les femmes qui prennent les armes ? Que George Sand a contribué à l’avènement de la démocratie ?" révèle Georgette Sand
En décryptant les mécanismes qui ont fait de ces femmes des êtres libres, fortes et indépendantes, parfois aussi dictatrices sanguinaires, les Georgette donnent aux femmes une place dans l'Histoire car "en multipliant les récits du passé, nous souhaitons que les héros et héroïnes d’aujourd’hui puissent construire un autre futur."
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 15 Mars 2018 à 12:16
L’empathie du professeur, levier de réussite scolaire, c'est la démonstration du dernier livre de Catherine Guéguen : " Heureux d'apprendre - Comment les neurosciences affectives et sociales peuvent changer l'éducation " paru aux Les Arènes/Robert Laffont.

Pédiatre spécialisée dans le soutien à la parentalité, formée en haptonomie et en Communication Non Violente,  Catherine Guéguen s'appuie sur les récentes connaissances scientifiques sur le cerveau, connaissances qui changent notre approche de l'éducation. Les neurosciences montrent qu’une relation chaleureuse et empathique est bénéfique pour l’enfant parce qui se sent compris, se motive et augmente sa réussite scolaire et pour l’enseignant qui se sent compétent.

Pour en savoir plus, lire 
"Heureux d’apprendre à l’école : un livre pour comprendre les bienfaits de la bienveillance à l’école" sur le site  Apprendre, reviser, mémoriser
"L'empathie modifie le cerveau des enfants" Entretien avec Catherine Guéguen, propos recueillis par Héloïse Junier sur les site "Sciences Humaines"
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 22 Février 2018 à 12:09
Dans les contes et les histoires, les filles sont princesses ou secondes des garçons aventuriers. Vous en avez marre ? Eh bien, Histoires du soir pour filles rebelles est votre lecture à venir !

Dès l'introduction, les deux italiennes Elena Favilli et Francesca Cavallo qui les ont écrites ces "Histoires du soir", vous mettent dans le bain :

" Aux filles rebelles du monde entier : Rêvez plus grand
Visez plus haut
Luttez plus fort
Et, dans le doute, rappelez-vous :
Vous avez raison. "

Et vous partez pour suivre 100 femmes aux vies extraordinaires, de Cléopâtre à Joan Jett en passant par Michelle Obama ou Coco Chanel. Pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières, navigatrice, impératrice, pilote de motocross, haltérophile, poète, ou chirurgienne… elles brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 9 Février 2018 à 00:23
Si les femmes comme les hommes subissent de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, la différence de statut et le rapport de force inégal dans la société et au travail exposent souvent davantage les femmes à ces maux.

La violence fondée sur le genre reste l’une des infractions des droits humains des travailleurs les plus tolérées. Selon des statistiques, 35 % des femmes – soit 818 millions de femmes dans le monde – de plus de 15 ans ont connu des violences sexuelles ou physiques chez elles, dans leur communauté ou sur leur lieu de travail.

La Confédération syndicale internationale a réussi à imposer à l’ordre du jour de l’Organisation internationale du travail OIT en juin 2018 l'étude d'une convention contre les violences et le harcèlement au travail. En février, une grande action syndicale est prévue en Europe pour dire « ASSEZ, BASTA, etc » aux violences sexistes et sexuelles et au harcèlement au travail. 

Les syndicats saisiront l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles comme point de ralliement pour une convention forte de l’OIT contre la violence sexiste au travail.

La Confédération syndicale internationale propose une boîte à outils de campagne pour les syndicats et leurs alliés afin de comprendre le processus de l'OIT, de faire campagne auprès des gouvernements et des employeurs pour qu'ils soutiennent l’adoption d’une convention et d'une recommandation complètes de l’OIT sur « la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail », de concevoir des actions clés de la campagne en faveur d’une convention de l’OIT et d'établir une vaste alliance intermouvement pour éradiquer la violence liée au genre dans le monde du travail.
 

 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 2 Février 2018 à 10:41
2018_01_18_migrants_et_migrantes_en_lybie.mp3 2018 01 18 Migrants et migrantes en Lybie.mp3  (3.97 Mo)

Après la diffusion par CNN le 17 novembre d’une vidéo montrant la vente aux enchères de jeunes migrants comme esclaves, Emmanuel Macron, qualifiant ces faits de « crime contre l’humanité », a décidé de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU et brandi la menace de sanctions internationales.

Certes il est nécessaire de faire cesser ce trafic honteux. Mais la France est-elle innocente de ce qui se passe ? N'a-t-elle pas encouragé la coopération entre l'Union Européenne et la Libye pour endiguer les arrivées de migrants en Europe, et approuvé début juillet un « plan d'action » visant à allouer 46 millions d'euros aux garde-côtes libyens ? Pourtant ni le gouvernement français ni l’Europe ne pouvaient ignorer la situation en Libye.

Différents rapports d’ONG, de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, montrent que « la dégradation du système de justice en Libye a conduit à un état d’impunité dans lequel les groupes armés, les bandes criminelles, les trafiquants et même les fonctionnaires publics, contrôlent les flux de migrants à travers le pays de manière absolument arbitraire et cruelle ».

En 2016 l'ONU alerte la communauté internationale  sur « l’exploitation par les autorités, les groupes armés et les passeurs de milliers de migrants, dont beaucoup font l’objet de détentions arbitraires prolongées, de travail forcé, d’extorsion, de trafic et de violence sexuelle ». C’est donc en pleine connaissance de cause que la France se lave les mains de ce qui se passe en Libye. Le MAN s’insurge donc contre cette hypocrisie qui cherche à masquer la responsabilité de l’Europe, et singulièrement de la France, concernant ces violations de droits humains.

Nous dénonçons les violences faites aux migrants, quelles qu'elles soient, en Libye ou ailleurs, mais aussi en France où des familles dorment à la rue ou survivent dans des bidonvilles. 

Nous demandons d’autres relations internationales politiques et économiques et une politique migratoire respectueuse des droits de chacun. La migration n'est pas qu'une histoire de flux : derrière les chiffres, ce sont des vies humaines, de la souffrance, de la détresse et une recherche désespérée d’un avenir possible qu'il nous faut voir ! D'urgence ! 

Annie DEAN, porte-parole du Mouvement pour une Alternative Non-violente
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 11 Janvier 2018 à 17:37
2018_01_18_canaan_l__huile_d__olive_palestienne.mp3 2018 01 18 Canaan l'huile d'olive palestienne.mp3  (2.47 Mo)

Cette huile est fabriqué par la Palestinian Fair Trade Association (PFTA), fondée par Nasser Abufarha. Elle regroupe plusieurs centaines de petits producteurs en Cisjordanie.

A Jenine, entouré de murs et de barrières, de nombreux producteurs ont perdu leurs terres, envahies par les colonies israéliennes. Ce sont 800 000 pieds d'oliviers qui ont été coupés sur ordre militaire ou brûlés par des extrémistes, ces 50 dernières années, selon les estimations de l’Autorité palestinienne.

Mais les agriculteurs ne se sont pas découragés et ont continué à planter des oliviers. Avec Nasser Abufarha, ils ont développé le commerce de l'huile à l'international. En 2015, environ 6500 tonnes ont été exportées, soit un quart de la production, dans les pays du Golfe et de plus en plus vers la Grande-Bretagne et les États-Unis, comme c’est le cas de la production de Canaan. Pour Nasser Abufahra, l’huile palestinienne peut faire la différence, en misant sur le biologique et le développement durable.

« L’olivier est un arbre extrêmement résistant qui peut vivre 4000 ans. Ici, Il est dans son milieu d’origine. Il est en harmonie avec cette terre grâce à des siècles d’adaptation. Il n’est pas nécessaire de le traiter avec de la chimie » assure-t-il dans un article d' Equal Times. « L’huile d’olive est par nature un produit bio ! ».
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Décembre 2017 à 19:00
Est-ce que vous savez ce que sont des "slaughterbots" ? Regardez la vidéo et vous apprendrez de ce jeune cadre qu'ils sont encore plus rapides et puissants que les précédents. Ces drones ultralégers, explique-t-il, sont capables de tuer une personne  en lui perforant le crâne. Comment choisit-il ? des fichiers bien fournis en renseignements sur l'individu, lui permettent d'identifier seul la cible.

Par ailleurs, un problème de taille est enfin résolu : pas besoin d'intervention humaine, parce que, dans le fond ce qui est le plus gênant, c'est d'avoir une personne derrière une arme, les humains sont si peu fiables. Une guerre propre s'annonce, civile ou militaire, les individus à détruire seront les seuls atteints !

Cette vidéo est le dernier acte de la campagne Stop Killer Robots de Future of Life Institute, un organisme basé à Boston spécialisé dans l’intelligence artificielle. " Ce film montre le potentiel de la miniaturisation et militarisation de technologies déjà existantes. Et il est énorme, car ces technologies peuvent tuer des humains et mettre en péril notre sécurité et notre liberté", explique Stuart Russell, professeur à l’université de Berkley.

Le projet est soutenu par  Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX et le célèbre physicien Stephen Hawking. Avec des spécialistes et des entreprises, ils dénoncent le risque du développement des armes autonomes grâce aux progrès de l’intelligence artificielle. " Les armes autonomes mortelles menacent de devenir la troisième révolution dans la guerre. Une fois développées, elles permettront des conflits armés à une échelle plus grande que jamais, et à des vitesses trop rapides pour la compréhension humaine", disent-ils. 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 6 Décembre 2017 à 22:50

La licence du glyphosate contenu dans le roundup arrive à échéance le 15 décembre prochain et les États de l'Union Européennes ne sont toujours pas parvenus à se mettre d'accord. Il est temps de regarder le documentaire ou lire le livre de Marie-Monique Robin...


Depuis plusieurs années, l’inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du pesticide le plus utilisé au monde dans les champs et les jardins : le glyphosate. D’autant qu’en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer l’a déclaré « cancérigène probable » pour l’homme, contredisant ainsi les agences de santé américaines ou européennes qui avaient assuré l’innocuité du Roundup de Monsanto, puissant herbicide dont le principe actif est le glyphosate.
Prolongeant son enquête retentissante de 2008 sur les dangers des produits toxiques de la firme américaine (Le Monde selon Monsanto, livre et film), Marie-Monique Robin montre dans ce livre (et le film associé) que la dangerosité du glyphosate est plus grande encore qu’on le craignait. Dans le monde entier, il rend malades ou tue sols, plantes, animaux et humains, car l’herbicide est partout : eau, air, pluie, sols et aliments. Le produit, cancérigène, est aussi un perturbateur endocrinien, un puissant antibiotique et un chélateur de métaux. D’où autant d’effets délétères documentés ici par des entretiens très forts avec des victimes aux États-Unis, en Argentine, en France et au Sri Lanka, ainsi qu’avec de nombreux scientifiques.
Ce livre choc révèle l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne. Il montre que, face à l’impuissance ou l’absence de volonté des agences et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s’est tenu à La Haye le Tribunal international Monsanto, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup, en l’absence de Monsanto, qui a refusé d’y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a conduit à un avis juridique très argumenté, qui pourrait faire reconnaître le crime d’« écocide », ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes responsables.  
Publié aux Editions La Découverte - Lire un extrait
Version papier : 18 €
Version numérique : 12,99 €
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 10 Novembre 2017 à 07:09
"Si tu es noire, tu vas en faire deux fois plus" dit l'afro-féministe française Amandine Gay dans la bande-annonce de ce documentaire, sorti le 11 octobre sur les écrans.

Ouvrir La Voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l'histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Elles se définissent comme "afropéennes" ou "afrodescendantes". Elles sont nées en France et leur expérience du racisme prend une forme particulière du fait qu'elles soient des femmes. Le film est centré sur l'expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité "femme" et "noire".

Ouvrir la voix, est un documentaire :  une vingtaine de femmes noires témoignent de leur impossibilité de mener leur vie sans qu’à tout moment on ne leur rappelle qu’elles ne sont pas blanches et qu'elles sont dotées de prouesses sexuelles hors norme.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 11 Octobre 2017 à 09:00
Jérusalem, dimanche 8 octobre 2017.  Elles sont des milliers, israéliennes et palestiniennes, de gauche, de droite, juives ou arabes. Pendant deux semaines, elles ont parcouru Israël et la Cisjordanie pour "exiger un accord de paix".

Le mouvement "Women Wage Peace" ("Les femmes font la paix"), créé il y a trois ans, compte aujourd'hui plus de 25 000 membres. Dimanche, l'idée a été émise de créer un " Parlement de femmes" palestiniennes et israéliennes avec pour objectif de rappeler aux dirigeants que les accords de paix sont une priorité.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 11 Octobre 2017 à 08:32
Vous êtes déjà 400 000 en France à l'utiliser, l'application Too Good To Go mise au point par Lucie Bash. "Trop bon pour être jeté", l'idée vient de Scandinavie : rapprocher le commerçant qui doit jeter des produits en fin de journée et le consommateur qui peut y accéder à un prix intéressant. L'application permet de faire la jonction.

Chaque année, en France, ce sont 10 millions de tonnes de nourriture qui partent à la poubelle. L'application, un petit outil qui peut aider à prendre conscience du problème mais bien dérisoire face à la réforme complète du système qui nous concerne tous et toutes, du producteur au consommateur.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Septembre 2017 à 19:15
Mieux protéger et accompagner les enfants co-victimes des violences conjugales, un rapport à lire
Le rapport, préparé par un groupe de travail pluri-professionnel réuni au Centre Hubertine Auclert  ( Paris ) à l'initiative de Clotide Derouard, Conseillère Régionale, a été présenté le 7 septembre dernier à la  Rencontre organisée par l’Observatoire Régional des Violences faites aux Femmes (ORVF).

Les violences conjugales ont des conséquences graves et durables sur les enfants qui sont directement victimes ou exposé-e-s à ces violences : 143 000 enfants vivent dans un foyer où les femmes sont victimes de violences conjugales physiques et sexuelles, 80% d'entre eux sont témoins auditifs ou oculaires des violences conjugales, 40% sont également directement victimes de violences physiques et 60% subissent des troubles post-traumatiques, comme les victimes d’un attentat ou d’un viol.

La Rencontre avait pour objectif de présenter des préconisations concrètes de réformes juridiques et institutionnelles pour permettre d’améliorer la protection et l’accompagnement de ces enfants et leur parent victime.

Pour télécharger le rapport, 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 14 Septembre 2017 à 19:04
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Pourquoi ce blog
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Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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