Rebelles non-violents
Pierre Rabhi, agroécologiste et philosophe, Paul Watson, activiste et fondateur de Sea Shepherd, Nancy Huston, essayiste et romancièreet Thomas d’Ansembourg, psychothérapeute et écrivainvous invitent à cette conférence organisée par le Mouvement Colibris le 12 juin dernier.

Ces quatre personnalités s'interrogent sur les différentes formes de la violence. La violence de la société est aussi le reflet d'une violence qui existe à l'intérieur de chaque individu. Cette violence là, nous pouvons en faire quelque chose d'énergétique.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 25 Juin 2015 à 14:45
Donner corps à nos idées : le dossier de la revue Silence
Le dernier numéro de la revue Silence nous propose de "décoloniser notre imaginaire pour retrouver l'humain". 

Sortir de la super machine à broyer les consciences qu'est la société de consommation, nous sommes beaucoup à y aspirer. Mais comme l'écrit dans l'introduction, Serge Latouche, professeur d'économie à l'université Paris-Sud d'Orsay, " Il ne s'agit pas de substituer une " bonne économie" à une " mauvaise", ni une "bonne" croissance ou un "bon" développement à leur mauvaise version en la repeignant en vert, en social ou en équitable, avec une dose plus ou moins forte de régulation étatique ou d'hybridation par la logique du don et de la solidarité. Il s'agit de sortir de l'économie"

Nous sommes dans l'illimitation, illimitation de la production et la destruction des ressources naturelles qui va avec, illimitation de la consommation et sa création illimitée de besoins, illimitation de production de déchets, illimitation dans tous les domaines...
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 14 Mai 2015 à 18:17

François Maspero fut contre la guerre d'Algérie et la défense de la cause de l'indépendance, risquant la survie de sa maison d'édition, rappelle Hubert Rouaud, de l'association 4ACG,  " Je peux témoigner que ses livres comme ceux des Éditions de minuit eurent un rôle essentiel pour que ceux qui les lurent ne partent pas en Algérie ou, au minimum, y aillent avec une conscience politique leur évitant de commettre ou de tolérer les exactions accompagnant trop souvent la prétendue "pacification" et, à ce titre,  je lui suis redevable."

En effet, François Maspero fut une des chevilles ouvrières du manifeste des 121 , déclaration signée en septembre 1960, par cent vingt et un intellectuels français pour dénoncer la guerre d'Algérie. De son vrai titre Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie,  le manifeste souligne que  " la population algérienne opprimée " ne cherche qu'à être reconnue que " comme communauté indépendante ". Il dénonce la torture qui " va contre les institutions démocratiques ".

Le manifeste fait aussi des propositions : " Nous respectons et jugeons justifié le refus de prendre les armes contre le peuple algérien. Nous respectons et jugeons justifiée la conduite des Français qui estiment de leur devoir d'apporter aide et protection aux Algériens opprimés au nom du peuple français. La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres." 

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 16 Avril 2015 à 10:47
Islam : des tabous à briser
Reconnaître aux religions leur origine humaine : c'est ce que déclare l'universitaire yéménite Elham Maneh dans une interview accordée au journaliste algérien Hamid Zinaz dans le journal libanais An-Nahar et relayée dans Courrier International d'octobre 2013. C'est pour elle un bon moyen de séparer la religion de l'Etat. « Tout doit passer par une réforme de la religion pour sortir des carcans de la pensée. Autrement dit, il faut briser les tabous » déclare-t-elle.

Le Coran a été écrit par des hommes à l'époque du deuxième successeur de Mahomet. « Or si nous reconnaissons l'origine humaine du Coran, il devient plus facile d'admettre que son contenu n'est plus adapté à la réalité d'aujourd'hui ». 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 25 Septembre 2014 à 18:49
D'autres formes de démocratie : le dossier de la revue Silence
« Abstention record, défiance vis-à-vis d'une caste de décideurs politiques sans renouvellement, désaffection à l'égard du militantisme politique, multiplication des affaires de corruption et de criminalité politique, concentration des médias dans les groupes privés, absence de débat sur le nucléaire et la politique française en Afrique… » ainsi commence l'éditorial de Gaëlle Ronsin dans la revue Silence. Encore un dossier sur ce qui ne va pas dans notre France d'aujourd'hui ? Pas du tout.

Le titre l'annonce, il nous convie à entrer dans un monde porteur d'espoir à travers les idées et les initiatives qui cherchent à penser autrement la démocratie sur les territoires. « La question territoriale est centrale pour penser le renouveau démocratique. Aujourd'hui, l'abstention est d'autant plus élevée que l'élection concerne un grand territoire » écrit Gaëlle Ronsin.

Ce numéro de septembre  ( en cliquant, vous pourrez consulter les quatre premières pages ) se propose de nous présenter des expériences comme celle de l'Islande avec la première grande assemblée tirée au sort, celle de la tentative de rotation des mandats à Saint-Nazaire ou l'adoption de la sociocratie au sein de l'ancienne Communauté de Communes autour d'Anduze. « De nouvelles formes de démocratie peuvent-elles exister au sein des institutions classiques ? Nous verrons que les municipalités se saisissent de l'injonction de démocratie participative, avec toutes les contradictions que cela peut engendrer. Une institution modèle n'est pas forcément symbole d'une avancée démocratique, comme nous le verrons avec le « modèle Suisse ».  Finalement, quelles sont les conditions nécessaires à l'avènement d'une démocratie réelle ? » conclut Gaëlle Ronsin
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 3 Septembre 2014 à 12:56
Des stéréotypes, on en a plein la tête. Celui qui fait de la Corse une terre de violence en est un solide et bien ancré dans les mentalités. C'est contre des idées fausses comme celle-ci que se bat la Fondation de Corse.

« EN CORSE AUSSI, IL Y A, ET IL Y A TOUJOURS EU, UNE INTELLIGENCE DE LA PAIX.  Celle des « PACERI », faiseurs de paix et médiateurs… celle que la langue confirme quant au sacré de la vie. « Hè megliu à more ch'è tumbà… mieux vaut mourir que tuer » disaient nos pères. » écrivent sur leur site les militants d'UMANI - Fundazione di Corsica.«  C'est toute cette part de tradition non-violente incarnée par l'œuvre de PASQUALE PAOLI, celle des Lumières et de la démocratie, celle de notre hymne à la « Madre Universale », celle de l'hospitalité offerte au peuple juif, celle des valeurs de la Résistance qui ont fait de la Corse le premier département français libéré... mais aussi, par exemple, celle des comportements des jeunes qui font de notre île aujourd'hui, une des régions les moins affectées par la violence scolaire en France.  »

En avril 2011, UMANI a lancé le programme DIVENTATE ARTIGIANI DI A NO-VIULENZA… DEVENEZ ARTISANS DE LA NON-VIOLENCE. Ce sont plus de 2500 personnes qui se sont initiés aux techniques, aux outils et à la pédagogie.

Cette année, la troisième université d'été aura lieu à Borgo, les 11 et 12 juillet.
Informations : afc@afcumani.org - 04 95 55 16 16 - ENTRÉE LIBRE ET OUVERTE À TOUS ET TOUTES - Inscription sur le site 


Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 4 Juillet 2014 à 06:36
Alternatives Non-Violentes change de formule
Fondé en 1973, la revue A l t e r n a t i v e s  n o n - v i o l e n t e s ( ANV ) est un outil précieux pour la réflexion et la formation. L'analyse croise les mécanismes de la violence avec les dimensions culturelles, psychologiques et politiques de la non-violence, en relations avec des luttes de résistance. La revue fait collaborer des militants, des universitaires et des chercheurs : philosophes, théologiens, politologues, historiens, psychologues, économistes, journalistes, etc.  

La revue Alternatives Non-Violentes change de formule avec le prochain numéro à paraître fin mars. Les anciens numéros ont 72 pages illustrées ou plus, ils équivalent à un livre. Les numéros à venir n'auront plus que 36 pages.

Tous les anciens numéros de 72 pages ou plus doivent disparaître, c'est pourquoi ils sont vendus à seulement 4 €. Ils demeurent des outils pertinents pour approfondir l'éthique de la non-violence, la pensée et l'œuvre de Gandhi, de Tostoï, de Martin Luther King, la non-violence dans l'éducation, etc.  

Pour passer votre commande, consulter le site :  www.alternatives-non-violentes.org  


Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 27 Février 2014 à 16:46
Gary Slutkin, médecin de son état, a passé une décennie à combattre la tuberculose, le choléra et le SIDA en Afrique. Lorsqu'il est revenu aux Etats-Unis d'Amérique, il pensait avoir échappé aux morts épidémiques cruelles.

Mais en regardant la violence par les armes de plus près, il s'est aperçu qu'elle se répandait de manière similaire aux maladies contagieuses. Il présente un autre regard, renversant, sur un problème que bien trop de communautés acceptent comme tel. « Nous avons annulé l'impact de tant de maladies », note Slutkin « et nous pouvons faire la même chose pour la violence ».     
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 20 Février 2014 à 20:20
Il n'y a pas que des assassinats en Corse !
Il n’y a pas que des assassinats en Corse ! La non-violence est en train de se développer d’une manière inouïe sur cette île. C’est pourquoi la revue trimestrielle Alternatives Non-Violentes (ANV) vient de consacrer son numéro 169 à ce phénomène, avec pour titre «  Corse, terre de non-violence ? » www.alternatives-non-violentes.org

Ce n° 169 a déjà diffusé à 5 400 exemplaires. Et un nouveau retirage se pointe à l’horizon !

L'action non-violente attire actuellement en Corse des pans entiers de la société civile, à commencer par des enseignants, et des jeunes et des vieux... Ce n° 169 est actuellement en vente dans tous les bureaux de presse de l’île, et même dans des supermarchés ! C’est le fruit du patient travail de la Fondation de Corse  (http://www.afcumani.org  ) dont le président est Jean-François Bernardini, chanteur et leader du célèbre groupe I Muvrini ( http://www.muvrini.com/rdv.php  )

D’innombrables sites et blog de Corses évoquent ce n° 169 d’ANV, et tout particulièrement celui d’Edmond Simeoni, le ‘ père du nationalisme’, maintenant complètement converti à la non-violence. Voir son site : http://www.edmondsimeoni.com.edmondsimeoni.com  et l’entretien avec lui avec le n°169 d’ANV.  

Le clou a été la parution d’un long entretien de l’ami Jean-François Bernardini dans Corse Matin du 5 janvier « La non-violence nous apprend à nous battre cent fois mieux », vous pouvez le consulter en ligne en cliquant ici  , il s’agit d’un article phare.    
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 28 Janvier 2014 à 19:43

« Le bien et le mal, oui, c'est une réalité de notre monde. Mais et " nous " dans tout cela ? » C'est comme un éclair qui traverse la brume du cerveau au petit matin. C'est ce qui est arrivé à Dominique : ses méninges l'ont embarquée pour une traversée qu'elle vous invite à faire avec elle.


Le Bien et le Mal, oui mais...
Je livre ici ma petite réflexion du matin, ...autour d’un sujet bien vaste : celui du bien et du mal.

Mon propos n’est cependant pas de questionner ces deux notions, d’autres l’ont fait avant moi et d’autres s’y penchent encore, bien mieux que je ne saurais le faire. Non, il s’agit ici seulement de faire état de mes pensées à partir d’un de mes instants de vie.

En effet, il y a quelques jours, j’ai fait se rencontrer deux de mes amis qui, par ailleurs, ne se connaissaient pas du tout et, à un tournant de leur échange, ils ont évoqué le criminel de guerre nazi Eichmann, ce qui les a tout naturellement conduits à aborder le thème du bien et du mal... Et depuis lors, mes neurones s’agitent !

Pour exposer ce qui a servi de support à ma réflexion et vous livrer quelques « clés » de compréhension, il me semble nécessaire de poser le cadre mais, par souci d’anonymat, je vais nommer mes amis Clara et Mikaël.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 3 Janvier 2014 à 08:00
« Le printemps des Arabes » en BD
17 décembre 2010, Sidi Bouzid Tunisie : la police confisque la charrette d'un jeune marchand ambulant. Il n'avait que cela pour faire vivre sa mère et ses six frères et soeurs. Mohamed Bouazizi s'immole par le feu, ultime geste face aux brimades, aux humiliations et à la corruption.

A son tour, le pays s'enflamme. Le printemps arabe démarre et se répand dans tout le Proche et Moyen-Orient. Les jeunes qui s'opposent ont à peine trente ans. Ils prennent des risques inouïs pour s'opposer aux régimes despotiques de leurs pays. Ils le paient de leur vie.

Ce n'est pas le printemps arabes mais celui des Arabes, qu'ils soient marchand à la sauvette, journaliste, institutrice, cadre, étudiant ou rappers. Ils démontrent que leur rôle n'est pas minime. Bien au contraire, le livret de Gene Sharp en main, malgré les tortures et les menaces, leur engagement dans une contestation non-violente ne faiblit pas.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Novembre 2013 à 19:03
Ce film d'IRIN, La génération de la peur, raconte l'histoire de deux enfants yéménites: Ahmad, 16 ans, et Amira, 12 ans sont deux jeunes yéménites. Ahmad, alors qu'il participait à une manifestation pacifiste, a été touché par une balle. Amira a échappé à un obus qui a tué sa petite soeur de trois ans et demi.

Traumatisés par la guerre, ils sont traités à l'hôpital psychiatrique Al-Amal à Sana'a. Victimes et pris aux pièges des combats, ils n'en sortent pas indemnes bien sûr.

Le psychologue interviewé met en garde : cette jeunesse, blessée de l'intérieur comme dit Ahmad, si elle n'est pas secourue psychologiquement, entre déjà dans le cercle infernal de la violence.

Un traitement thérapeutique s'impose mais le nombre de psychiatre par habitant est un des plus faibles du monde.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 17 Octobre 2013 à 23:56
« Désobéir en démocratie » de Manuel Cervera-Marzale
Manuel Cervera-Marzal est chercheur en sciences politiques. Il vient de publier aux Editions Aux Forges de Vulcain « Désobéir en démocratie »

Le sous-titre parle de lui-même « La pensée désobéissante de Thoreau à Martin Luther King ». Peut-on, doit-on désobéir en démocratie, alors que le respect des décisions prises en est un des principes fondateurs ? Manuel Cervera-Marzal, en s'appuyant sur les écrits de Thoreau, Gandhi et Martin Luther King, donne des clefs pour comprendre pourquoi et comment la désobéissance civile est une composante essentielle de la démocratie.

Manuel Cervera-Marzal est également l'auteur de « Miguel Abensour, critique de la domination, pensée de l'émancipation » aux Editions Sens et Tonka ( mai 2013 )

Pour commander le livvre, cliquer ici  aux Editions  Aux Forges de Vulcain
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 19 Septembre 2013 à 18:44
Dernier numéro d'ANV : Albert Camus ou le refus du meurtre
François Vaillant, rédacteur en chef d'Alternatives Non Violentes, nous présente le dernier numéro de la revue : Albert Camus ou le refus du meurtre.   Pour commander ce n° 166, voir sur le site :  www.alternatives-non-violentes.org  ou commander par écrit à :  ANV Centre 308, 82 rue Jeanne d’Arc, 76000 Rouen

Editorial de François Vaillant
 
Albert Camus (1913-1960) vient d’une famille pauvre des banlieues d’Alger, sa mère, Catherine, femme de ménage, n’a jamais su lire. Son père, Lucien, caviste, est mort à la guerre de 1914-18, laissant son enfant orphelin à l’âge de trois ans et demi.

Albert Camus s’est battu du côté des ouvriers exploités, mais comme il a eu le courage de critiquer âprement la violence des régimes communistes en URSS puis en Europe de l’Est, certains le réduisent à un anti-communiste.   Camus a insufflé la révolte, la dignité et la liberté dans ses romans et pièces de théâtre. Certains bourgeois tranquilles et quelques capitalistes affairés en quête de références littéraires cherchent toujours s’emparer de son héritage intellectuel. Il n’est pas leur philosophe.

Le président de l’époque a déjà voulu, en 2009, faire un coup de force en projetant de faire entrer au Panthéon les restes de l’écrivain. Sa famille refusa, par simple décence. Qu’on l’entende bien, pour Camus : « la société bourgeoise parle de liberté sans la critiquer . »(1) ; et,  par ailleurs, « Pendant cent cinquante ans, sauf dans le Paris de la Commune, dernier refuge de la révolution révoltée, le prolétariat n’a eu d’autre mission historique que d’être trahi . »(2) 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 29 Août 2013 à 23:29
En chemin, elle rencontre... volume 3
Des artistes se mobilisent contre la violence faite aux femmes, pour le respect de leurs droits et se mobilisent pour l'égalité homme-femme. 70 auteurs de bande dessinée, autant d'hommes que de femmes, parrainés par Amnesty International, ont fait le pari sur trois volumes ( le dernier est sorti en janvier ), de révéler les stéréotypes qui conduisent à ce que de nombreuses femmes vivent des situations de violences physiques et morales.

Les statistiques, on les connaît : selon l'UNICEF, les femmes accomplissent 66 % du travail mondial, produisent 50 % de la nourriture et perçoivent ...10 % des revenus !

Souhaitons que ces trois ouvrages circulent pour aider à mieux comprendre la souffrance des femmes humiliées, battues, bafouées et mutilées à travers le monde.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 1 Août 2013 à 11:19
La peur
Heureusement qu’il nous arrive d’avoir peur ! La peur nous sert d’alarme face à un danger, ainsi nous nous tenons « sur le qui-vive » lors d’un événement inquiétant. La peur nous alerte sur la nécessité de réagir, ce qu’on fait d’abord sans réfléchir. L’évitement, la fuite ou l’affrontement sont alors des réponses de survie quand par exemple je vois une tuile tomber du toit, un serpent se faufiler sur mon chemin ou encore une bande de gamins me jeter un pétard dans les jambes. Si la peur ne servait vraiment à rien, pourquoi existerait-elle dans toutes les espèces animales, et chez l’homme en particulier ?

Avoir peur est donc un phénomène naturel et indispensable. La peur fait partie des émotions comme la colère, la honte, la tristesse, le dégoût. La peur prévient d’un danger, le dégoût incite à se détourner d’une substance néfaste, la honte alerte sur le risque de compromettre sa place dans le groupe par une transgression, la tristesse témoigne d’un attachement mis à mal par la perte d’un ami, d’un souvenir… ou d’une illusion !
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 13 Juin 2013 à 21:52
À propos du film sur Hannah Arendt
En 1961, la philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le journal le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de "La banalité du mal" déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.
 
Hannah Arendt fit scandale en écrivant que l'extermination des Juifs par les nazis n'avait pas été exécutée par des monstres animés d'une haine diabolique, mais par de banals employés, débarrassés de leur conscience individuelle par une soumission à l’autorité, niant les conséquences de leur acte car ne participant qu’à une petite partie du rouage.  Le procès Eichmann (1961) est contemporain des recherches de Milgram qui montrent comment la soumission à l'autorité inhibe la conscience individuelle.
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 30 Mai 2013 à 16:57
 La Petite Poucette de Michel Serres
Petite Poucette, c'est ainsi que le philosophe Michel Serres appelle la jeune génération d'aujourd'hui. Cet ouvrage, court, met en avant des aspects primordiaux de la société dans laquelle nous vivons. Petite poucette, qui a entre 13 et 30 ans, a un rapport familier et intuitif avec le numérique et écrit de ses pouces des textos à toute vitesse. « Maintenant, tenant en main le monde, avec son portable, elle tient  trois accès universels : le réseau de ses amis, tous les lieux et toutes les informations »,  dit Michel Serres.

Lire Petite Poucette, c'est faire reculer la peur, génératrice de violence et d'angoisse et se faire confiance dans cette révolution que nous vivons, décisive et accompagnée de mutations politiques, sociales et cognitives. « Je voudrais avoir 18 ans, l’âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à refaire, non, puisque tout est à faire », conclut Michel Serres.

Changer le regard

Dans la vidéo ci-dessous, Michel Serres explique sa démarche et commente le contenu du livre. Une heure d'écoute qui peut changer nos visions et nos angles de vues. « A ces faux dieux mangeurs de victimes infinies, je préfère notre virtuel permanent, qui comme l'Europe, ne demande la mort de personne. Nous ne voulons plus coaguler nos assemblées avec du sang. Le virtuel, au moins, évite ce charnel-là. Ne plus construire un collectif sur le massacre et le sien propre. Voilà notre avenir de vie face à votre histoire et vos politiques de mort.  » écrit le philosophe.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 21 Mai 2013 à 14:43
La lutte de Pinar Selek
Le jeudi 24 janvier 2013, la 12ème cour pénale d’Istanbul a condamné Pinar Selek à la prison à perpétuité et a émis un mandat d’arrêt contre elle.

Féministe, militante pour la paix, fondatrice de l’association féministe « Amargi » ainsi que de la revue du même nom, Pinar Selek, 41 ans, est sociologue de terrain et écrivaine. Aujourd’hui réfugiée à Strasbourg, elle poursuit un travail de thèse initié à Istanbul.

En 1998, accusée sur dénonciation d’avoir posé une bombe au marché aux épices d’Istanbul, elle est emprisonnée deux ans et demi et torturée. Quatorze rapports d’expertise sur quinze établissent qu’une fuite de gaz accidentelle est à l’origine de l’explosion. Pinar Selek a été trois fois acquittée par le Tribunal pour être condamnée aujourd'hui à perpétuité : un véritable acharnement politico-judiciaire dans un procès dont les irrégularités scandaleuses ont été dénoncées avec force par les experts auprès du Parlement européen.
 
Ce dont on l'accuse, en fait, est détaillé dans l'interview paru sur le web docu " Têtes de Turques". Dans le cadre de ses recherches de sociologue, elle a interrogé des militants du PKK. Suite à l'explosion de la bombe,la police veut connaître les noms des militants du PKK soupçonnés d'avoir perpétré l'attentat. Pinar refuse.

Son seul tort est le courage qu’elle a manifesté en 1998, lorsqu’elle a refusé de livrer à la police l’identité de militants kurdes. Ni l’emprisonnement, ni la torture, ni les manipulations judiciaires ou les intimidations n’ont entamé sa résolution à poursuivre ses travaux de doctorat à l'université de Strasbourg, à défendre les valeurs féministes, les Droits Humains et la cause des minorités.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 4 Avril 2013 à 14:29
Merci, Monsieur Hessel
« Je suis convaincu  que l'avenir  appartient  à la non -violence, à la conciliation  des cultures  différentes. C'est par cette voie que l'humanité  devra  franchir  sa prochaine  étape.  » a écrit Stéphane Hessel dans ce "Indignez-vous" vendu à plus de 4 millions d'exemplaires.

Merci, Monsieur Hessel, de nous avoir aidés à dire que cette proposition est valable, que cela vaut le coup d'y réfléchir et de la mettre en action aussi bien dans notre quotidien que dans les zones de conflits.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 28 Février 2013 à 15:45
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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
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Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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