Rebelles non-violents
3 années et 241 jours,  c’est long la durée du bras de fer opposant les ouvriers de Gémenos à Unilever ! À quelques kilomètres de Marseille, ces salariés ont résisté pour conserver leur travail et préserver leur usine, vouée à la fermeture.

1336 jours de mobilisation et ils ont gagné. Et c’est aujourd’hui le nom très symbolique d’une marque de thés et infusions natures ou avec arômes 100% naturels et produite à Gémenos, près de Marseille par la coopérative Scop TI.

"1336 c’est nous, c’est vous, c’est faire le choix d’être un citoyen qui ose s’exprimer et veut faire bouger les lignes." écrivent les salarié.e.s sur leur site
Vous souhaitez les soutenir ? Allez sur leur boutique en ligne FRALIBERTHÉ. Il y a de bonnes idées de cadeaux !
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 10 Octobre 2018 à 10:51
Elles sont 45 000 Juives et arabes israéliennes engagées dans le mouvement Women Wage Peace en dialogue avec les Palestiniennes pour réclamer un accord de paix.  Il y a un an, elles ont créé le Parlement des femmes : tous les lundis, elles se rendent à Jérusalem à la Knesset pour faire pression sur les députés israéliens.

Le mouvement est né à la fin de l'été 2014. Une poignée de femmes juives s'interrogent sur ce qu'elles peuvent faire pour rompre le cycle de la violence. Elles lancent  Nachim Osot Shalom (Women Wage Peace). Trois mois plus tard, elles seront 5 000, aujourd'hui, 45 000.

Jeudi 20 septembre 2018 : elles marchent de nouveau vers Jérusalem, chantant We shall overcome en hébreu et en arabe.

20 septembre 2018 : elles marchent vers Jérusalem, chantant We shall overcome en hébreu et en arabe.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 20 Septembre 2018 à 19:08
Droits et dignité des migrants : un manifeste de quelque 20 000 militants d'associations
Des centaines d’organisations et collectifs citoyens, ont tenu leur première session des états généraux des migrations les 26 et 27 mai 2018 à Montreuil avec pour objectif de rendre visible une « France solidaire » qui tous les jours met en place les moyens du respect du droit et de l’hospitalité. Pendant ces deux jours, les 500 participants,  représentant 106 assemblées locales soit 1 650 organisations et collectifs, près de 20 000 personnes dans 76 départements, ont partagé leurs expériences. Ils se sont mis d'accord sur ce manifeste, « socle commun pour une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes »

Si vous souhaitez connaître les associations de votre région, l'agenda des manifestations, les actions, cliquez sur le site EGM ( Etats Généraux des Migrations )

Le texte du Manifeste des assemblées locales réunies pour la 1ère session plénière des États généraux des migrations

Considérant :
  • la situation humanitaire déplorable dans laquelle sont laissées nombre de personnes étrangères sur le territoire français ou à ses frontières, privées de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux ;
  • les difficultés rencontrées par les personnes étrangères pour faire reconnaître la légitimité de leurs parcours, leurs compétences et leurs droits ;
  • les conséquences désastreuses de politiques principalement répressives, fondées sur une application « minimaliste » du droit d’asile, les conditions drastiques pour la délivrance de titres de séjour, la criminalisation de l’entrée irrégulière sur le territoire, la traque, la rétention et l’expulsion de personnes dont la seule faute est de ne pas disposer des bons papiers au bon moment ;
  • les coûts humains et financiers exorbitants de ces politiques, que ne justifient ni la dangerosité fantasmée des personnes étrangères, ni les résultats attendus de la prétendue « fermeture des frontières », toujours démentie par les faits ;
  • les entorses au droit international et aux conventions internationales ratifiées par la France, et les condamnations qui ont été prononcées à son encontre par des juridictions européennes ou internationales ;
  • la militarisation croissante des frontières, la création de régimes d’exception dans les zones frontalières ainsi que dans certains territoires ultra-marins, et leurs conséquences meurtrières ;
  • l’absence de concertation avec les personnes étrangères et les acteurs de la société civile ainsi que l’absence d’évaluation des politiques mises en œuvre depuis des décennies ;
  • la mise en concurrence, à travers les discours et les décisions des pouvoirs publics, des personnes subissant toutes formes de précarité, étrangères ou non ;
  • la juste indignation, la mobilisation et la solidarité dont témoignent un nombre croissant de citoyen·ne·s partout sur le territoire ;
  • la remise en cause quasi systématique de la présomption de minorité, les lacunes de la prise en charge par l’ASE, la maltraitance et l’enfermement des mineur·e·s ;
Nous, citoyen·ne·s français·e·s et étranger·ère·s résidant en France, associations, collectifs et syndicats engagés à l’échelon local, national et international pour la défense des droits des personnes étrangères au sein des États Généraux des Migrations,
  • sommes réuni-e-s au sein de 106 assemblées locales en France métropolitaine et d’outre-mer pour poser, dans la déclaration qui suit, les bases d’un renversement du discours dominant sur la question des migrations ;
  • inscrivons la déclaration qui suit dans la continuité de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que de tous les engagements internationaux de la France en matière de respect des droits des personnes ;
  • affirmons qu’il n’y a pas de « crise migratoire » mais une « crise des politiques migratoires » ;
  • appelons toutes et tous à nous rejoindre pour promouvoir une politique migratoire fondée sur les droits fondamentaux et régie par les principes suivants :

1. Un accueil digne des nouveaux arrivants
1-1 Création de dispositifs publics de premier accueil, à dimension humaine, répartis sur l’ensemble du territoire, où pourraient se rendre librement les personnes étrangères à leur arrivée sur le territoire ;
Principes de ces dispositifs :
1-2 Accueil inconditionnel ;
1-3 Prise en charge adaptée des personnes les plus vulnérables ;
1-4 Hébergement, obligation de mise à l’abri immédiate et prise en charge des moyens de subsistance ;
1-5 Information sur les possibilités offertes sur le territoire, sur les droits, sur les démarches à entreprendre, en tenant compte des projets de chacun·e.
2. Un respect du droit d’asile effectif, qui ne soit plus prétexte à une logique de tri
2-1 Nécessité de rendre effectif le droit des personnes menacées de persécution à une protection internationale, passant en particulier par :
2-2 L’arrêt des renvois des personnes vers le pays d’entrée dans l’Union Européenne ;
2-3 La suppression des procédures accélérées ;
2-4 L’abandon de la notion de pays d’origine sûrs ;
2-5 L’élargissement des critères ouvrant droit au statut de réfugié pour prendre en compte les causes très variées d’exil forcé ;
2-6 Le rejet de toute mesure qui prive les réfugié·e·s potentiel·le·s d’un examen équitable de leur demande et de possibilités effectives de contester un refus de l’Ofpra.
2-7 Le droit d’asile ne doit jamais être utilisé comme prétexte pour organiser une logique de tri, qui fait la distinction entre les personnes étrangères qui auraient « vocation à » venir s’installer en France et les autres, qualifiées de « migrants économiques » et considérées comme indésirables.
3. Vers une égalité des droits entre Français·e·s et étranger·ère·s présent·e·s sur le territoire
3-1 Respect effectif des droits fondamentaux, des textes internationaux ratifiés par la France via les mesures suivantes :
3-2 Respect du droit des mineur·e·s isolé·e·s aux dispositifs de la protection de l’enfance, sur la base de la présomption de minorité ; prise en compte de l’attention primordiale qui doit être accordée à l’intérêt supérieur de l’enfant, seul ou accompagné, dans toutes les décisions le concernant ;
3-3 Suppression des tests osseux pratiqués dans de la cadre de l’évaluation de la minorité pour déterminer si un.e jeune relève de la protection de l’enfance ;
3-4 Fin des contrôles au faciès ;
3-5 Fin de toutes les formes d’enfermement et d’assignation à résidence pour entrée ou séjour irréguliers ;
3-6 Droit à la régularisation pour les personnes résidant en France ;
3-7 Autorisation de travail pour toutes les personnes titulaires d’un titre autorisant au séjour (carte de séjour, attestation de demandeur d’asile, récépissé), et accordée dès la signature d’un contrat de travail et/ou le constat d’une relation de travail ;
3-8 Annulation des conditions spécifiques aux personnes de nationalité étrangère pour l’exercice d’un emploi ou la création d’une activité économique ;
3-9 Accès à la formation (apprentissage de la langue, scolarisation des enfants, études, formation professionnelle) ;
3-10 Élargissement de la reconnaissance de diplômes équivalents ;
3-11 Suppression des conditions limitant le droit au regroupement familial ;
3-12 Levée des barrières pour un accès, effectif et inconditionnel aux soins de santé (somatique et mentale) adossé sur le droit commun ;
3-13 Respect du principe d’égalité devant les services publics à tous les niveaux. Accès inconditionnel à un service d’interprétariat ;
4. Une reconnaissance des initiatives citoyennes dans l’accueil et le soutien aux personnes étrangères
4-1 Suppression effective du « délit de solidarité » et de toute mesure d’intimidation à l’encontre des personnes qui aident des étranger·ère·s de façon inconditionnelle et sans but lucratif ;
4-2 Reconnaissance et valorisation des initiatives solidaires comme des actions d’intérêt général ;
4-3 Reconnaissance et valorisation par les pouvoirs publics des manifestations de solidarité émanant de citoyen·ne·s ou de collectivités.

5. Modification des règles concernant l’accès au territoire français et des politiques européennes et internationales
Dans un souci de cohérence avec ce qui précède, il importe de réviser les règles d’accès au territoire français, fondées elles aussi sur une logique de tri, et de promouvoir ce changement au sein des instances européennes.
5-1 Abandon du règlement Dublin, droit des personnes étrangères au libre choix de leur pays de destination ;
5-2 Liberté d’entrée, de circulation et d’installation dans l’espace européen pour les personnes étrangères à l’Union européenne ;
5-3 Fin des mesures d’exception dans les espaces frontaliers de la métropole ainsi que dans les Collectivités et Territoires d’Outre-mer ;
5-4 Arrêt des politiques d’externalisation, de l’approche dite « hotspots » et de la multiplication de centres de tri sur les routes des migrant·e·s ;
5-5 Fin des expulsions, des bannissements, notamment par le biais d’IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire Français).
6. Conditions de réalisation et de mise en œuvre d’une telle politique alternative
6-1 Fin de la logique de discrimination et de suspicion généralisée envers les personnes étrangères, qui conduit à des drames, des violences, des souffrances, des humiliations et du harcèlement ;
6-2 Transfert des budgets engagés dans l’actuelle politique sécuritaire et répressive aux différents dispositifs d’accueil et d’accompagnement ;
6-3 Changement de gouvernance : la politique migratoire ne doit plus être confiée au seul ministère de l’Intérieur. Privilégier une approche interministérielle fondée sur le droit commun ;
6-4 Formation des personnels administratifs, fonctionnaires et travailleurs sociaux à la compréhension des questions migratoires, à l’interculturalité et à la logique de bienveillance ;
6-5 Fin de l’impunité des élu·e·s et représentant·e·s de l’État en cas de violations des droits imprescriptibles des personnes étrangères : systématisation des enquêtes des organisations de la société civile et pouvant être ordonnées par les tribunaux afin que soient sanctionnées les personnes responsables de ces manquements à leur mission, et protection des agents qui dénoncent ces violations ;
6-6 Mise en place de cadres de concertation et de coopération entre la société civile et les autorités (sans que cela conduise à pallier les carences de l’État) ;
6-7 Évaluation transparente et menée par des autorités indépendantes des politiques migratoires, avec un mécanisme qui engage les pouvoirs publics à tenir compte des recommandations.
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Juin 2018 à 19:39
La marche solidaire pour les migrants, c'est parti !
La Marche Citoyenne et Solidaire, organisée par l'Auberge des Migrants de Calais a démarré le 30 avril 2018 à Vintimille et se terminera le 8 juillet à Londres." Nous marchons pour l’accueil des migrants, contre le « délit de solidarité », contre le blocage de la frontière franco-italienne et de la frontière franco-britannique. Nous demandons la liberté de circulation et d’établissement des migrants en Europe et en France : pas de blocage des frontières à l’intérieur de l’Europe, notamment entre la France et l’Italie, entre la Grande-Bretagne et la France ; pour les migrants, liberté de choix du pays dont ils veulent demander la protection. Nous sommes solidaires avec les migrants : nous demandons l’ouverture de centres d’accueil inconditionnel, la fin du « délit de solidarité » et des autres entraves au travail des citoyens et des organisations d’aide aux migrants."

Sur leur trajet, les marcheurs s’arrêteront dans une soixantaine de villes étapes : Marseille, Lyon, Paris, Lille. Relayée par de nombreuses associations, cette initiative veut porter à l’échelle nationale l’enjeu d’accueillir, la nécessité d’une autre politique de l’immigration, le respect des droits des migrants, la condamnation du harcèlement judiciaire à l’encontre de ceux qui leur viennent en aide.

La marche a aussi pour objectif de valoriser le travail des citoyens, des associations, des collectifs qui aident les migrants, dans les 60 villes-étapes, de créer du dialogue avec les citoyens. Elle a aussi pour objectif la collecte de fonds et l’encouragement à la collecte des biens nécessaires aux migrants (vêtements, chaussures, couvertures, …)

Pour en savoir plus sur les conditions de participation, cliquez sur https://www.laubergedesmigrants.fr/fr/la-marche-citoyenne/
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 11 Mai 2018 à 09:33
Sorti en août 2017, le film de Villi Hermann parle de ces jeunes français qui entre 1954 et 1962, ont manifesté leur refus de participer à la guerre d’Algérie et qui se sont réfugiés en Suisse. Il évoque aussi les jeunes volontaires internationaux qui ont travaillé en Algérie avec une ONG durant les toutes premières années d’indépendance.

Ils ont 20 ans, âge de l'insouciance dit-on. La guerre est finie, l'autre... et pourtant ils vont devoir choisir car ils sont embarqués dans un autre conflit, moins clair, celui-là. Et ils vont devoir choisir. Traite ou déserteur, c'est difficile à porter dans les années de l'après-guerre.

Des témoignages entrecoupés de documents photographiques, cinématographiques et sonores d’aujourd’hui et d’hier, de dessins et de lettres personnelles que le réalisateur suisse, alors étudiant à Paris puis volontaire en Algérie comme instituteur, envoie à sa mère et à sa petite amie, font revivre cette période, volontairement ou involontairement un peu oubliée.

Les témoignages des réfractaires, déserteurs et insoumis, et les témoignages des personnes qui les ont aidés à passer la frontière ou qui les ont accueillis en Suisse s’entremêlent, se complètent, se nuancent.

Quelques volontaires ayant travaillé à Sidi Larbi en même temps que le réalisateur ou juste après, interviennent aussi, directement ou à travers des documents filmés à l’époque. Ils racontent leur expérience à Sidi Larbi, un village algérien perdu dans le djebel et situé près de la frontière algéro-marocaine.

Le seul soldat français présent dans le film est un appelé en service à Sidi Larbi. De la guerre on voit peu d’images, mais ce sont des images fortes, symboliques.
 
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 26 Avril 2018 à 18:32
2018_01_18_canaan_l__huile_d__olive_palestienne.mp3 2018 01 18 Canaan l'huile d'olive palestienne.mp3  (2.47 Mo)

Cette huile est fabriqué par la Palestinian Fair Trade Association (PFTA), fondée par Nasser Abufarha. Elle regroupe plusieurs centaines de petits producteurs en Cisjordanie.

A Jenine, entouré de murs et de barrières, de nombreux producteurs ont perdu leurs terres, envahies par les colonies israéliennes. Ce sont 800 000 pieds d'oliviers qui ont été coupés sur ordre militaire ou brûlés par des extrémistes, ces 50 dernières années, selon les estimations de l’Autorité palestinienne.

Mais les agriculteurs ne se sont pas découragés et ont continué à planter des oliviers. Avec Nasser Abufarha, ils ont développé le commerce de l'huile à l'international. En 2015, environ 6500 tonnes ont été exportées, soit un quart de la production, dans les pays du Golfe et de plus en plus vers la Grande-Bretagne et les États-Unis, comme c’est le cas de la production de Canaan. Pour Nasser Abufahra, l’huile palestinienne peut faire la différence, en misant sur le biologique et le développement durable.

« L’olivier est un arbre extrêmement résistant qui peut vivre 4000 ans. Ici, Il est dans son milieu d’origine. Il est en harmonie avec cette terre grâce à des siècles d’adaptation. Il n’est pas nécessaire de le traiter avec de la chimie » assure-t-il dans un article d' Equal Times. « L’huile d’olive est par nature un produit bio ! ».
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Décembre 2017 à 19:00
Jérusalem, dimanche 8 octobre 2017.  Elles sont des milliers, israéliennes et palestiniennes, de gauche, de droite, juives ou arabes. Pendant deux semaines, elles ont parcouru Israël et la Cisjordanie pour "exiger un accord de paix".

Le mouvement "Women Wage Peace" ("Les femmes font la paix"), créé il y a trois ans, compte aujourd'hui plus de 25 000 membres. Dimanche, l'idée a été émise de créer un " Parlement de femmes" palestiniennes et israéliennes avec pour objectif de rappeler aux dirigeants que les accords de paix sont une priorité.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 11 Octobre 2017 à 08:32
Ils sont un peu "nous", ces 1000GESTALTEN, ces 1000 figures qui éclatent de joie et qui donnent envie de crier avec eux que la libération est possible si on s'y met tous et toutes. Ils ont marché comme des zombies dans les rues de Hambourg, le visage et les vêtements encroûtés d'argile gris, symbole d'une société où chacun se débrouille pour accéder à son propre bien-être. 

On est le 4 juillet veille du G 20. Ces 1000-là ont préparé pendant des semaines cette chorégraphie de deux heures, une protestation impressionnante et poétique, pleine d'espoir dans la capacité de l'humain de retourner les situations les plus désespérées.

" On ne peut pas attendre que les changements arrivent du monde le plus puissant, nous devons montrer la responsabilité politique et sociale - nous tous - maintenant! Nous voulons rappeler en mémoire comment la compassion et l'esprit public véhiculent l'identité d'une société. Notre campagne est un autre symbole du fait que beaucoup de gens ne veulent plus supporter l'impact destructeur du capitalisme. Ce qui nous sauvera à la fin, ce n'est pas le solde de notre compte, mais quelqu'un qui offrira leur main ferme."
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 19 Juillet 2017 à 09:42
Reconnaître une attaque verbale, et se positionner afin d’éviter de rentrer dans une dynamique de conflit, développer le réflexe de comprendre l’autre au lieu de réagir ou faire escalader un conflit, comprendre et illustrer par soi-même comment mettre en place une dynamique orientée vers l’équilibre, sont les étapes à franchir pour entrer dans cette méthode proposée par Luke Archer et inspirée de l'aïkido.
 

Comme l'explique son fondateur sur le site L’Aïkido Verbal  est un moyen pacifique et efficace de gérer les attaques verbales et la négativité d’autrui qui est basé sur la philosophie de l’aïkido martial  – la voie de l’Aï-ki (c-à-d ré-équilibrer l’énergie). Cet art s’est inspiré de la pratique et de la philosophie de l’aïkido martial, et permet de diriger une agression verbale vers un résultat positif et équilibré. Comme dans l’art martial, l’assaillant et le défenseur sont dits « partenaires » et non « adversaires ». Il n’y a donc pas à proprement parler d’affrontement, ni vainqueur ni vaincu."

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 22 Juin 2017 à 18:20
Mathilda, une plate forme éducative sur l'égalité des sexes
Matilda est née le 1er février 2017,  à l’initiative de l’association v.ideaux. C'est aujourd'hui une équipe de plus de 50 personnes, enseignant.e.s de l'école primaire, collège, lycée, université, de vidéastes, musiciennes, professionnelles du numérique, et d'associations.

Ils ont concocté depuis sa création plus de 80 vidéos, accompagnées de ressources pédagogiques, sur les thématiques de l'égalité entre les sexes, dans tous les domaines. Matilda c'est également une plate-forme collaborative qui permet d'échanger des idées, des questionnements et des réalisations. Matilda , c'est le pouvoir de l'imagination, de l'optimisme et dans le sens de la justice des êtres humains. C'est aussi une invitation pour les éducateurs à s'approprier les vidéos et les outils qui les accompagnent (scénarios pédagogiques, quiz, etc.). Cette plate-forme est une co-construction  : chacun-e est sollicité-e  pour enrichir ce projet des idées et des créations dans l'espace collaboratif qui est dédié. 

Pourquoi ce prénom de Matilda ?

Du souhait de créer un antidote à l'effet Matilda, qui désigne communément, le déni ou la minimisation systématique de la contribution des femmes à la recherche (en particulier scientifiques), dont les découvertes sont souvent attribuées à leurs collègues masculins. Son nom vient de la militante des droits des femmes américaine Matilda Joslyn Gage, qui a, la première, observé ce phénomène à la fin du XIXe siècle. Cet effet a été mis en lumière en 1993 par l'historienne des sciences Margaret W. Rossiter.

Le lien pour naviguer sur Matilda
http://matilda.education/app/mod/page/view.php?id=636




 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 23 Mars 2017 à 14:42
Elles sont venues de Metula, à la frontière libanaise d'Israël, de la ville arabe d'Umm al-Fahm, de Tel-Aviv et d'Eilat. Les femmes du mouvement Women Wage Peace ont défilé dans les rues de Jérusalem et marché sur les rives du Jourdain. Elles ont défilé pour la paix avec Laymah Gbowee, la militante libérienne, co-lauréate du Prix Nobel de la Paix 2011 et  Yael Deckelbaum, auteure de la " Prière des Mères ".

Le mouvement a été lancé en 2014 suite à la mort dans la bande de Gaza de 73 Israéliens et 2200 Palestiniens, tués pendant les  50 jours de combats de l'opération " Bordure protectrice ". Ces femmes, palestiniennes et israéliennes, veulent travailler et coopérer ensemble afin d'augmenter les chances d'un processus de paix plus efficace.

Le 4 octobre 2016, elles se sont rassemblées pour une Marche de l'Espoir. Deux semaines plus tard, à l'extrémité nord de la mer Morte, plus de 4000 femmes ont dit ensemble une prière judéo-musulmane pour la paix. Ce soir-là, plus de 15.000 se sont rassemblés devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem appelant à une action.

Pour en savoir plus, lire l'article du Monde de Piotr Smolar, correspondant à Jérusalem
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 12 Janvier 2017 à 18:49
 

Jon Palais, militant de Bizi, risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende pour avoir dénoncé le rôle de la BNP-Paribas dans l'évasion fiscale. Il sera jugé le lundi 9 janvier à Dax.

41 militant-es du mouvement ANV-COP21 ont réalisé le 19 octobre 2015 une action non-violente et symbolique, dans le plus grand calme et à visage découvert, en réquisitionnant 14 chaises d'une agence BNP à Paris. A la veille de la COP21, il s'agissait " de clamer que l'argent pour stabiliser le climat, pour financer la transition sociale et écologique existe bien et qu'il est planqué dans les paradis fiscaux avec la complicité de banques comme la BNP. "

Cette dernière a porté plainte contre Jon Palais : ill est accusé d'être un des porte-paroles de cette action et de la campagne #FaucheursDeChaises menée par Bizi, ANV-COP21, les Amis de la Terre, ATTAC, Solidaires Finances Publiques, et des personnalités comme Patrick Viveret ou Edgar Morin.

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 1 Décembre 2016 à 19:09
Il y a les violences faites aux femmes à ne pas oublier de dénoncer, avant et après la journée nationale. Il y a aussi à retenir la mobilisation des jeunes pour faire avancer les idées. Les films courts sélectionnés pour le concours " Ton court pour l'égalité " sont un bon antidote à la lassitude qui saisit parfois : cette sensation de toujours répéter les mêmes choses.

Organisé pour la seconde année par le Comité ONU Femme France, le Pôle Egalité Femmes-Hommes de l’Université Paris Diderot et le Centre francilien pour l’égalité femmes-hommes, Centre Hubertine Auclert, ouvert à tous-tes les jeunes de 18 à 25 ans, le concours vise à mobiliser sur la thématique de l’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre les discriminations sexistes et lutter contre les stéréotypes. Les films ne devaient pas dépasser 180 secondes.

Pour cette seconde édition, 100 jeunes, venu-e-s de France et de l’étranger, se sont porté-es candidat-es. 12 films ont été sélectionnés. Le palmarès a été dévoilé le jeudi 22 septembre 2016 lors de la cérémonie de remise des prix, au cinéma le Rutebeuf de Clichy, en présence de Lucie Berleteau, la marraine et Romain Goupil, le parrain.
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 24 Novembre 2016 à 19:21
L'auteure de " Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l'enfer " paru en 2014, Dounia Bouzar, docteure en anthropologie spécialisée dans l'« analyse du fait religieux »,  a publié de nombreux articles, livres, essais et tribunes libres dans divers médias et dirige le Centre de Prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI), créé en avril 2014.

Comme ses livres, le Centre interroge les mécanismes d'embrigadement des jeunes dans l'islam radical. Avec ses équipes, elle transmet son expertise et sa maîtrise du terrain aux cellules anti-radicalité des préfectures afin de les aider à désembrigader ces jeunes Français approchés par les djihadistes ( le processus de radicalisation, les indicateurs de prévention, le diagnostic et la méthode de désembrigadement... ) afin de rendre autonome les professionnels de terrain.
Aujourd'hui, tous ces indicateurs révélés par le Centre sont aussi utilisés par les institutions comme l'Unité de coordination de la lutte anti-terrorisme, l'Education nationale, le site Stop Djihadisme du gouvernement...
Rédigé par Marie-Anne Divet le Samedi 14 Novembre 2015 à 12:28
Fruits tropicaux : stop aux pratiques commerciales déloyales
La campagne de Peuples Solidaires Action Aid a dépassé la barre des 23 000 signatures. Elle vise la Commission européenne qui est en train d'évaluer la possibilité d'encadrer les pratiques d'achat abusives des supermarchés. Les femmes et les hommes qui produisent les bananes, les ananas, les mangues que nous consommons travaillent trop souvent dans des conditions indignes (salaire insuffisant pour vivre dignement, 12 heures de travail par jour 6 jours sur 7...). Les supermarchés sont les acteurs les plus puissants de ces filières d’approvisionnement et ils font des profits considérables sur ces produits.
Le fait qu’une poignée d’enseignes telles que Carrefour, Aldi, Lidl, Tesco domine le marché leur permet d’abuser de leur puissance d’achat pour imposer des prix excessivement bas qui se répercutent sur toute la chaîne de production.
En 2013, la Commission européenne a lancé une évaluation sur la question des pratiques abusives qui pourrait déboucher, dans quelques mois, sur des propositions de régulation. La Commissaire chargée du Marché intérieur, de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat et des PME, doit rendre ses conclusions en janvier 2016.
Signer la pétition ici
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 11 Novembre 2015 à 20:06
Jusqu'au 25 octobre, prenez le Train du Climat
Le Train du Climat traverse 19 villes de France du 6 au 25 octobre. 
Il est dû à l’initiative de trois chercheurs toulousains Catherine Jeandel (LEGOS/CNRS), Serge Planton (Météo France), Christophe Cassou (CERFACS/CNRS) et une ancienne directrice de la culture Béatrice Korc, avec le soutien de Jean Jouzel. A l’approche de la COP21, ils souhaitent proposer aux citoyens un accès direct aux chercheurs travaillant sur tous les aspects du climat.

A l'origine de l'idée : le constat que la plupart des actions organisées en amont de la COP21 sont concentrées à Paris. L’idée d’un tour de France en train est née, afin de porter le message et diffuser le débat sur l’ensemble du territoire. Ils embarquent la SNCF dans le projet.

Baptisés les « Messagers du climat », les chercheurs qui vivront et dormiront à bord trois semaines durant, présenteront les recherches et animeront l’exposition qui porte sur trois thèmes : les observations et les futurs possibles, les impacts et les solutions aux changements climatiques.
Détenteurs de l’information la plus impartiale aujourd’hui disponible sur les changements climatiques, ils iront à la rencontre du public pour partager leurs connaissances et leurs questionnements, et aider chacun à se construire un avis éclairé sur une question qui engage son avenir et celui de ses enfants.

Elle remet ainsi la recherche et la science au coeur des thématiques qui seront abordées pendant la Conférence de décembre.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 8 Octobre 2015 à 22:12
Cela se passe en Catalogne. Ils sont environ 2000 à se passer de l'État et des banques. Ils existent sans exister légalement. Ils font sans faire tout en faisant. Ils font partie de la Coopérative Intégrale Catalane, la CIC. ils ont un manifeste officieux :  " L' Appel à la révolution intégrale ".

Si le terme "coopérative" est connu, quelle définition donnée au "intégrale" ? La plaquette de présentation explique : " elle regroupe tous les éléments basiques d'une économie : la production, la consommation, le financement, sa propre monnaie, et parce qu'à la fois, elle comprend tous les secteurs d'activité nécessaires pour assurer le quotidien. Les entreprises sociales, les professionnels, et les « prosomateurs » peuvent aussi bien échanger des services en interne, que vendre en dehors de la coopérative. Il peuvent aussi, en tant que consommateurs, réaliser des achats groupés de produits tant auprès des membres des services de la coopérative, qu'à l'extérieur de celle ci. La coopérative est donc une initiative de transition qui nous permet de construire un mode de vie ou ni les banques, ni l'État n'ont de prise."

Comme nous l’explique Enric Durán, un des fondateurs de la CIC à Edith Wustefeld et Johan Verhoeven de Construire l'utopie  , le but est de « créer une pratique concrète de comment nous souhaiterions que fonctionnent les choses, mais appliquée à toutes les dimensions de nos vies ». « Alors que, généralement, une coopérative c’est une entreprise en soi, dans notre cas nous la concevons comme un outil collectif, qui est à la disposition de tous, afin de pouvoir développer des activités» ajoute Gorka, un membre.

Monnaies sociales, troc ou ou gratuité sont encouragés : consultation dentaire payable en légumes, formations gratuites ou encore repas dans la cuisine collective et autogérée en payant avec des écos, la monnaie sociale catalane. 

Ils vous intriguent : lisez l'article d'Emmanuel Daniel sur Reporterre
Consultez la fiche descriptive de la CIC 


 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 4 Juin 2015 à 18:42

Le 26 mai, 58 anciens salariés de Fralib ont relancé une production de thé et d'infusions sous la marque 1336. Réunis en coopérative, la Scop TI, les anciens ouvriers et ouvrières de l'usine Unilever fermée en 2010, ont vécu 1336 jours de conflit,.


Les ex-Fralib lancent le thé «1336 » comme les 1336 jours du conflit
On les appelait les Fralib. C'est eux qui mettaient en sachet le thé Lipton à Gémenos, près de Marseille. Cinquante-huit d'entre eux, en ce mois de mai 2015,  relancent la production, après cinq ans de lutte, soit 1336 jours de lutte, quatre plans sociaux, des manifs et des convocations au tribunal. 

​C'est seulement début 2014 qu'Unilever accepte de discuter des conditions de licenciement et de la poursuite de l'activité. Le 26 mai, Unilever, outre les indemnités des travailleurs, la multinationale cède 2 850 000 euros à la future entreprise, qui avait déjà les locaux et les machines dès 2012 par l'intermédiaire de la communauté urbaine de Marseille. Le 5 octobre, les salarié-e-s créent la société coopératif Scop TI. Décembre 2014, le nouveau logo, une jeune pousse sortant d'un tas de thé est posé à la porte de l'usine.

Premier objectif, se positionner sur le marché du thé et de l'infusion. 7000 tonnes de thé et environ 3000 tonnes d'infusions sont consommées annuellement en France, pour des montants de 558 et 69 millions d'euros. Les salarié-e-s de Scop TI  sont partis à la conquête des rayons de la grande distribution avec la volonté de commercialiser les produits locaux comme le tilleul des Baronnies, la lavande, la verveine... en garantissant l'origine bio des produits. Ils ont en tête de recréer la filière des plantes aromatiques et médicinales du sud de la France. Pour le thé des contacts sont pris avec la coopérative  coopérative de Yên Bái au Vietnam.

Le projet prévoit une montée progressive de la production, de 350 à 650 tonnes d'ici trois ans.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 28 Mai 2015 à 18:19
L'affaire des chaises volées
Quelle est la banque qui déclare réaliser 26 millions d'euros de chiffre d'affaires aux îles Caïmans sans avoir  un seul salarié sur place, avec secret bancaire à la clef et O% d'impôts ? BNP Paribas ? Bingo, vous avez gagné ! C'est la banque la mieux implantée dans les paradis fiscaux. Elle en fait elle-même la publicité dans ses publications en soulignant qu'une « fiscalité forte est installée durablement en France… Rien d’inéluctable, impôt sur le revenu, sur les plus-values, sur la transmission, tous les sujets peuvent être optimisés… Pourquoi ne pas créer une société à géométrie variable ? ».

"Les banques et les multinationales n’hésitent pas à se comporter comme des « super-prédateurs » exploitant partout sur la planète les peuples et la nature pour mieux satisfaire ces exigences de profit. Rien ne menace plus désormais ces requins, sinon leurs propres semblables. Face à ces requins, les citoyen.ne.s sont des proies sans défenses." écrit le mouvement Attac sur son site. "Pourtant ils et elles peuvent unir leurs forces et agir ensemble pour mettre un terme à l’impunité de ces requins, et remettre en cause leur pouvoir destructeur. Car ils ont leurs points faibles ! À nous de les exploiter pour porter atteinte à leurs intérêts, à leur image de marque ou, tout simplement, à leur sacro-saint chiffre d’affaires."

Attac en fait l'objet de sa campagne Les requins 2015 et a lancé une campagne d'action citoyenne autour de l'édition participative d'un " kit anti-requin" contenant les outils pour traquer les trois requins de l'année : BNP Paribas, Total et Sofiprotéol.

Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 20 Mai 2015 à 15:27
Un jeûne mensuel et mondial pour le climat
En juillet 2013, sur le site, nous parlions de ce village dans le Haut Mustang. A 3 900 m, à la frontière tibétaine, les villageois de Dhye, 24 familles et 154 habitants, vivent au jour le jour le dérèglement climatique. Depuis une dizaine d'années, les montagnes se dessèchent : manque de pluies à la mousson et de neige sur les sommets. Michel Houdan, le Normand, y racontait le combat des villageois qui se reconstruisent un avenir, plus bas, à une demi-journée de marche.

Ils ne sont pas les seuls à devoir quitter leur terre : des millions de personnes ont déjà perdu leurs maisons et leurs moyens de subsistance à cause du changement climatique.

Cela nous concerne tous

Il est temps de se mobiliser régulièrement et tenacement pour montrer aux dirigeants du monde que cette crise mérite plus que ce qu'ils font actuellement.

Pour se faire entendre, des milliers de personnes autour du monde ont décidé de jeûner une fois par mois pour soutenir ceux qui sont déjà touchés. Une action régulière qui permet ne pas oublier. En partageant l'information, de bouche à oreille, c'est un bon moyen d'augmenter la prise de conscience du problème, sans angoisse mais avec fermeté. 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 30 Septembre 2014 à 07:25
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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
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Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet