Rebelles non-violents
Ce quiz est le devoir de rentrée proposé par le site Novethic. A vous de vous tester ! Déchets plastiques, green bonds, impact sur le climat de l'industrie ou loi Pacte, êtes-vous au point sur l'économie et la finance responsable ?

Exemple de question :  L’industrie de la mode, dopée par la fast fashion, est devenue très polluante. Quelle est sa part dans les émissions de gaz à effet de serre mondiales ?

Vous avez coché ? La réponse et les explications vous sont données à la suite.

Pour faire le quizz, rendez-vous sur le site de Novethic
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 27 Septembre 2018 à 07:37
2000 participants, 400 jours de vélo, 750 actions alternatives présentées et 17000 km, 10 ans après le premier Alter Tour, en 2007, le 10ème Tour de France des Alternatives, s’élancera sur les routes à la rencontre des actrices et des acteurs de la Transition. Après deux jours de festivités et de rencontres à Toulouse les 8 et 9 juillet, le départ officiel sera donné lundi 10 juillet de la Maison de l’Economie Solidaire à Ramonville-Saint-Agne.

1200 kilomètres en 6 semaines, les 320 altercyclistes partiront à la découverte de 104 Alternatives en Occitanie, Catalogne et Rhône-Alpes. Chaque jour, ils seront accueillis dans des écolieux, des fermes agroécologiques, des micro-brasseries, des chantiers en écoconstruction, des ateliers vélos participatifs et solidaires, des Zad… des lieux, des collectifs où l’on vit la transition écologique. Ils termineront leur parcours le 20 août 2017 à Valence.

Les Echappées Belles

Pour les plus aventuriers, une autre proposition avec les Echappées Belles : deux parcours parallèles à l’AlterTour, en petit groupe et sans assistance moteur. Chacun porte sa tente et ses bagages, une partie de la nourriture commune et le matériel nécessaire à la réparation des vélos. Le reste ne change pas, à chaque étape la découverte d’Alternative(s) ! Au programme : une Échappée Belle Espagnole en juillet de Gérone (en Espagne) à Armissan (dans l’Aude) et une Échappée Belle Musicale en août de Thoiras (dans le Gard) à Eurre (dans la Drôme)
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 8 Juin 2017 à 17:43
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 5 Janvier 2017 à 19:14
Suite aux événements de ces dernières semaines, les discours des politiques associent de plus en plus fréquemment réchauffement climatique et conflits voire développement du terrorisme. Ce champ de recherche existe : il révèle de plus en plus une interdépendance entre les deux.

Le cinquième rapport du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat ( GIEC ) le dit clairement  : "Les changements climatiques au cours du 21ème siècle risquent d’accroitre les déplacements forcés de population, notamment celles qui seront les plus exposées aux évènements météorologiques extrêmes, dans les pays à faible revenu. Les changements climatiques peuvent donc contribuer à exacerber indirectement (en affectant l’accès aux ressources en eaux, aux cultures, etc.) les risques de conflits violents, notamment les guerres civiles, et les violences intergroupes.

On risque d’assister à une exacerbation des sources des conflits comme la pauvreté ou les crises économiques.

Les changements climatiques pourraient aussi avoir des impacts sur des infrastructures, mais aussi sur l’intégrité territoriale de nombreux États. Cela aura alors une influence directe sur les politiques nationales de sécurité des pays concernés, mais aussi des pays voisins. On sait par exemple que les petits États insulaires ainsi que les États avec un trait de côte étendu seront particulièrement sujets à une dégradation de leur intégrité territoriale."

Le changement climatique, confirme Maplecroft, une société d’analyse des risques mondiaux basée à Bath, en Grande-Bretagne, a des impacts géopolitiques très forts.  L'ATLAS 2015 qu'elle vient de publier s'appuie sur des données de risques pour 198 pays sur 26 thèmes dont la vulnérabilité au changement climatique et la sécurité alimentaire, les émissions de gaz à effet de serre, les catastrophes naturelles et la réglementation des conflits. 

Le rapport plutôt alarmiste constate une combinaison inquiétante entre le changement climatique et l’insécurité alimentaire qui amplifient les risques des conflits et de rébellions dans 32 pays.

Par ailleurs, un rapport récent publié par le Pentagone identifie le climat comme un multiplicateur de menaces  aggravant les risques de conflits et de troubles à travers le monde.

Une autre étude du chercheur américain Marshall Burke, de Stanford, quantifie même cet accroissement du risque de conflits. Selon lui, 1­°C supplémentaire produit une augmentation de 2,4­% des bagarres entre individus et de 11,3­% des conflits entre groupes.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 29 Janvier 2015 à 15:59

Depuis le 6 décembre 2012, La Ferme des Bouillons, en bordure de la rocade de Rouen, revit sur le plateau de Mont-Saint-Aignan. Comme autrefois, tout un chacun peut acquérir 6 m2.


La Ferme des Bouillons : sauvez-la face à Auchan
En janvier 2012, la Ferme des Bouillons est vendue 700 000 euros au groupe immobilier «Immochan  », filiale du groupe Auchan. Des habitants s'insurgent : « A l’heure où il est urgent de préserver la biodiversité et de sauver les derniers espaces naturels de l’agglomération rouennaise, il est inacceptable d’imaginer une surface commerciale supplémentaire ! »

La ferme est occupée par une dizaine de personnes, les parcelles sont mises en maraîchage, on y élève ovins et volailles. L'association de soutien et son slogan " des champs, pas d'auchan " regroupe plus de 700 adhérents prêts à se mobiliser en cas de problème. Un petit journal " La Gazette des Bouillons " est distribuée gratuitement tous les deux mois à 7000 exemplaires. 

Malgré les menaces d'expulsion, les quatre hectares de la ferme sont enfin classés, en 2013, en zone naturelle et protégée. 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Samedi 9 Août 2014 à 16:22
Avec la FEVE, " je me plante, tu me pousses, on sème "
"Le monde de demain sera une société fondée sur la non-violence. On pourrait dire que c'est une utopie abstraite. Mais ce n'est pas du tout inaccessible, car on peut commencer à travailler dans cette direction ici et maintenant. Une personne peut adopter un mode de vie non-violent sans attendre que d'autres le fassent. Et si une seule personne peut le faire, pourquoi pas des groupes entiers de personnes ?" écrit Gandhi,dans " Le monde de demain "

Les fondateurs de la FEVE l'ont pris au mot et en 2008 ont, avec la volonté de participer à la construction d’une société basée sur une culture de non-violence, créé ce lieu de formation et d'expérimentation
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 10 Avril 2014 à 19:44
Le jardin-forêt de Seattle
Quartier de Beacon Hill à Seattle, trois hectares de terre proches du centre ville, offerts par la mairie, une centaine de citoyens et de citoyennes motivé(e)s qui savoureront à l'été 2014 la première récolte d'une des plus grandes forêts comestibles au monde : c'est la Beacon Food Forest, un jardin-forêt.

La Beacon Food Forest repose sur un agro système autonome qui, à l'inverse d'un potager, n'a pas besoin d'être arrosé ni irrigué : la nature s'y auto-régule. Les citadins de la capitale de l'état de Washington y trouveront des aromates, des fruits, des légumes, le tout en libre-service. Il est prévu d'y installer 50 potagers individuels et un espace dédié aux ateliers gratuits et payants sur des sujets allant de la conservation des aliments à l'identification des plantes et même, la vannerie.

Outre le plaisir de manger sa propre production, les objectifs sont clairs : éduquer, notamment les enfants, à la production de nourriture, jouer un rôle social entre les diverses communautés et groupes ethniques, relocaliser la production alimentaire et créer des banques génétiques de biodiversité afin de faire connaître une vaste palette de fruits et légumes.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 24 Octobre 2013 à 10:42
1000 vaches ? Non, merci !
Fin septembre, action de désobéissance civile des paysans et paysannes de la Confédération : ils n'ont pas eu d'autre choix. Ils ont stoppé le chantier de la ferme-usine des 1000 vaches. Tous les engins de chantier ont été mis hors d'état de nuire de façon non-violente. Un peu plus tard, ils ont occupé le siège social de Michel Ramary, industriel et porteur du projet.

Danger pour l’emploi, pour l’alimentation et pour la vie des territoires, cette ferme-usine entrainera une pollution des sols, la disparition des paysans de la région tout en entassant des animaux qui ne connaîtront jamais les pâtures.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 10 Octobre 2013 à 19:49
Le crime d'écocide : un appel citoyen européen
Un écocide ? C'est la destruction à grande échelle des écosystèmes.

Une ICE ? Initiative Citoyenne Européenne, c'est un outil de démocratie directe qui permet aux citoyens de l'Union Européenne de présenter une proposition législative. Signer une ICE a le même pouvoir que voter. Pour cela, 1 million de citoyen(ne)s européen(ne)s issus de 7 pays différents doivent la soutenir pour que la directive soit discutée. Contrairement à une pétition ordinaire, l'ICE a le pouvoir juridique d'influencer la politique.

Aujourd'hui, une ICE demande à la commission européenne d'adopter une loi pénalisant la destruction des écosystèmes. End Ecocide est le nom de cette Initiative Citoyenne Européenne.

Pour cette campagne, 15 225 français et françaises ont déjà signée et près de 45 000 européen(ne)s. Vous avez jusqu'à janvier 2014 pour voter à votre tour et permettre d'atteindre le million de votant(e)s.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 12 Septembre 2013 à 17:20
Hôtel écolo à Paris
Vous avez besoin de trouver un hôtel à Paris ? le Solar Hotel peut répondre à vos besoins. De la pub, direz-vous ? Non, plutôt un tuyau qu'on se passe entre copains. Au Solar Hotel, le voyageur que vous êtes trouvera une chambre confortable faite avec du bois de récupération, de la peinture bio et pas d'ondes nocives, un petit déjeuner bio en provenance de la Biocoop voisine, du compost pour jeter vos épluchures d'orange, des vélos pour visiter la capitale ou vous rendre à votre rendez-vous.

Vous vous dites : il y a anguille sous roche, ce super hôtel est à 20 kilomètres de Paris. Pas du tout, il est en plein XIV ème arrondissement, dans le quartier de Montparnasse. Panneaux solaires sur la façade et photos de militants écologistes, pas moyen de le rater. Alors, il est hors de prix ? à 69 euros la nuit avec petit déjeuner et vélos, connection wifi au rez de chaussée, il est dans les clous des hôtels de sa catégorie.

Alors, quel est le mystère ? Franck Laval, son directeur, est un militant écolo de la première heure, ancien des Amis de la Terre et instigateur du Grenelle de l’environnement. Un séjour au Solar sera, grâce à lui, l'opportunité de faire votre remis à niveau : l'hôtel héberge de nombreuses associations come Sea Shepherd, Ecologie sans Frontière et Rire pour la planète.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 16 Mai 2013 à 19:55
Les sans-terre indiens ont gagné
Jan Satyagraha, la marche des sans-terre, organisée par le mouvement Ekta Parishad, a été efficace : des millions de paysans et de paysannes viennent d'obtenir du gouvernement indien l'application de la loi agraire votée il y a cinq ans.
A 40 000, ils sont partis le 2 octobre dernier, en colonnes bien ordonnées, sous un soleil de plomb, soutenus par des militants venus du monde entier.

A mi-parcours, à Agra, le gouvernement cède et s'engage de façon précise, avec des procédures détaillées à faire enfin appliquer une nouvelle loi agraire dans les six mois qui viennent. Cela se traduira par l'attribution massive de terres arrables aux sans-terre. Elle protégera les agriculteurs des expropriations, le plus souvent menées au bénéfice de grandes entreprises et assurera leur sécurité alimentaire.

New Dehli a promis de veiller à ce que chaque Etat fédéré les respecte. Des tribunaux spéciaux seront mis en place pour résoudre les conflits liés à la propriété des terres, qui opposent souvent des petits paysans à des compagnies étrangères. L’application de ces engagements sera suivie par un comité d’experts où siégeront les membres d’Ekta Parishad.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 31 Octobre 2012 à 15:47
Vandana Shiva, la José Bové en sari
Diplômée en philosophie des sciences,  la physicienne et épistémologue Vandana Shiva est l’une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes dans le monde. Elle lutte depuis les années 80 pour la protection des droits des fermiers et elle s'oppose aujourd'hui contre le brevetage du vivant et contre toute forme d’appropriation par les firmes agro-chimiques  des ressources universelles, notamment les semences.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 17 Octobre 2012 à 11:46
La marche des sans terre

"Un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre à pied, ça use les souliers" : oui, mais pas la terre, pas cette terre, celle pour laquelle se battent les 100 000 paysans indiens, hommes et femmes, qui se préparent à parcourir les 285 kilomètres qui séparent Gwalior du Parlement de Dehli, avec le mouvement Ekta Parishad. 

L'Inde, pays émergent, cultive l'inégalité. Si le développement enrichit une partie de la population, des millions de personnes sont laissées pour compte, surtout les paysans qui n'ont plus comme seule issue que de laisser la terre pour migrer vers les villes. Ils sont au moins 30 millions aujourd'hui sans cette terre qui les nourrissaient. Plus de 60 millions sont déplacés à cause du "développement", beaucoup sont des tribaux et des paysans.

Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 2 Octobre 2012 à 16:44
Un diaporama pour les peuples indigènes
Pour marquer la journée internationale des peuples autochtones du 9 août, Survival, mouvement pour les peuples indigènes, diffuse un diaporama " Les tribus vues du ciel". Ces images prises par des photographes célèbres montrent des modes de vie menacés de disparition amors qu'ils reposent sur une gestion durable des terres et des ressources naturelles. Les photographes ont abandonnés leur droit d'auteur afin de soutenir la lutte.
Survival est une organisation de plus de 250 000 sympathisants dans une centaine de pays, qui agit dans le monde entier pour les droits des peuples indigènes, sans subventions gouvernementales ni fonds émanant d'entreprises susceptibles de violer les droits des peuples indigènes.
Survival lutte pour « un monde où les peuples indigènes seront reconnus et respectés, un monde qui connaîtra la fin du traitement injuste auquel ces peuples sont soumis, un monde où les peuples indigènes seront libres de vivre sur leurs propres terres, à l’abri de toute violence, oppression ou exploitation.» Elle appelle les pays à soutenir et garantir la Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations-Unies  et à ratifier et appliquer la Convention 169 relative aux peuples indigènes et tribaux de l’Organisation Internationale du Travail.
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 23 Août 2012 à 19:06


Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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