Le billet

Terroristes


22/08/2013




Terrifiant. 1 300 civils alignés, massacrés au gaz toxique près de Damas. Que vont faire les « grandes démocraties » contre le terroriste Bachar ? Comme  d'habitude : rien.  Faut dire  qu'il y a tant de terroristes potentiels à surveiller. Des millions. À la maison. Nous. Le vaste système états-unien de surveillance Prism montre bien l'ampleur de la tâche. D'autant que des gens osent s'y opposer ! Les dirigeants européens, après avoir eux-mêmes jappé, se sont recouchés, mais il y a par exemple le journaliste Glenn  Greenwald, qui a relayé sur le Guardian les informations du lanceur d'alerte Edward Snowden. Dangereux ce Greenwald. Et son compagnon David Miranda, donc ! La police britannique vient d'ailleurs de le cuisiner durant 9 heures de garde à vue,  le maximum prévu par la loi anti-terroriste. Beau travail. Et voilà au moins une chasse qui peut réussir : les défenseurs des libertés semblent de moins en moins nombreux.

Michel Rouger





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Colère, sans masque

Je ne sais pas pour vous mais, ici, le virus de la colère a fini par franchir la barrière. Cette pénurie et cette quête obsédantes de masques, de tests, de lits, de respirateurs  et bientôt de médicaments révoltent. Car il y a dix ans, on les avait les masques ! En stock et fabriqués sur place. Holà, gabegie, on dit les gouvernements. Et des Français aujourd’hui meurent par centaines. Le monde entier n’a pas encore engendré des dirigeants et organisations à la hauteur des enjeux vitaux du XXIe siècle mais la démocratie française est particulièrement malade. Depuis dix ans, à s’occuper et décider de tout, jusqu’aux arrière-cuisines, nos trois petits monarques républicains Sarkozy, Hollande et Macron, ont été bien incapables de voir loin. D’avoir une vision. D’anticiper les dangers pourtant annoncés. En revanche, servir au jour le jour la minorité possédante, oui. Et aujourd’hui, plutôt que de rétablir l’impôt sur la fortune au nom de la solidarité, un ministre du Budget organise un appel aux dons, des sous m’sieudames pour nos entreprises, sans même porter un masque de carnaval.

Michel Rouger

02/04/2020

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