Le billet

Sandrine, Félicie et les autres


27/11/2014




« Nous, les handicapés, on ne fera jamais nos enfants par hasard ; ils revêtent, en ce sens, un parfum de victoire. » Sandrine, qui est infirme moteur cérébral, a eu cette phrase un jour qu'on l'interrogeait sur ce droit essentiel : pouvoir donner la vie quand on est en situation de handicap. Tel Richard, qui témoigne aujourd'hui sur le site, d'autres handicapés, moteurs, sensoriels ou intellectuels, ont accepté comme elle de livrer leurs bonheurs, leurs révoltes, leur vie, devant les inconnus bienveillants venus leur proposer de prendre la parole. Et de tout cela, de la parole aussi de professionnels engagés auprès d'eux, est né un livre enrichi d'un DVD : Un parfum de victoire. Où déferlent sur 150 pages et 2 heures de son et d'images, des combats, des émotions, des propositions, des défis, celui surtout des tabous à abattre. Mercredi soir, à la présentation du livre, Sandrine était là, et Huguette, Stéphanie, Félicie... Félicie et son sourire où se lisait comme un signe, oui, de victoire.

Michel Rouger





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Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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