Le billet

Rouge blessure


21/11/2013




La bataille des bonnets rouges est devenue pathétique. Un marchand de bonnets, Armor-Lux, se crêpe avec un groupe d'extrême-droite, Réseaux identités. Chacun a déposé la marque. Pauvre Bretagne. Le marchand et le réac ont dérobé la Révolte des Bonnets Rouges. Les deux bannières mènent désormais le défilé, mêlées à celles du paysan productiviste et du seigneur de la malbouffe, lécheurs de subventions, dédaigneux depuis des années de l'intelligence et du savoir-faire des Bretons comme aujourd'hui de leur Histoire. Et des milliers de gens désemparés les suivent ! « Ressaisissez-vous bon sang ! », leur crie l'un de leurs frères en révolte dans un pamphlet dont nous publions ici des extraits. L'homme est blessé, en colère, devant cette Bretagne faussement rebelle. Il l'exprime crûment, se servant de sa langue française comme d'une lame. Loin de la province soumise à ses vieux démons, sa Bretagne est debout, croit en elle et dans l'avenir. La marque de la Bretagne d'aujourd'hui. 

Michel Rouger





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Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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