Vu, lu, entendu...

05/03/2012

Qui connaît la compositrice favorite de Louis XIV ?




Qui connaît la compositrice favorite de Louis XIV ?
Vous pouvez citer le nom d'une femme de lettres mais pouvez-vous le faire pour une compositrice ? Vous connaissez Mme de Sévigné mais qui connaît Elizabeth Jacquet de la Guerre, compositrice qu'applaudissait Louis XIV ? Officiellement, jusqu'au début du XXème siècle, le féminin n'existait pas pour cette corporation. Pourquoi les hommes dans la création, la composition et la direction d'orchestre et les femmes dans l'interprétation ?

La compositrice est-elle une erreur de la nature comme le suggère le Dr Johnson Samuel, linguiste anglais du XVIIIème siècle : « Une femme qui compose, c'est un peu comme un chien qui marche sur ses pattes de derrière. Ce qu'il fait n'est pas bien fait, mais vous êtes surpris de le voir faire. »

Les temps changent heureusement et les femmes occupent aujourd'hui une bonne place dans la vie musicale. 

Suivons les corps et les voix dans « Corazon Loco » par la Blanca Li Dance Company and Sequenza, ensemble vocal pour 6 danseurs, 8 chanteurs et un percutionniste. La chorégraphie est de Bianca Li. La musique est composée par Edith Canat de Chizy.

Emmêlés, danseurs et chanteurs explorent leurs mondes et leurs frontières. De cette rencontre, naît un hymne à l'amour, plein de poésie et d'humour.


Pour le plaisir de découvrir de nouvelles compositrices

Chaque année, au début du mois d'août, sous l'impusion de Lydia Jardon, l'île d'Ouessant rend hommage aux compositrices.

« Mon souhait est en effet d’exhumer du patrimoine musical mondial des compositrices peu connues, parfois oubliées mais qui ont une réelle valeur artistique. Pour autant, un répertoire plus accessible et connu de tous n’est pas négligé. Je réunis des jeunes interprètes internationales de haut niveau, autour d’un programme musical qui allie nouveauté, originalité et rareté. » écrit Lydia Jardon dans la plaquette de présentation.

Pour sa douzième édition, c'est Pauline Viardot ( 1821 - 1910 ) qui sera mise à l'honneur. Consultez le programme en cliquant sur 
« Musiciennes à Ouessant »







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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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