26/12/2013

Mikhaïl



À la veille de Noël, en sa bonne ville d'Ijevsk en Oudmourtie, Mikhaïl Kalachnikov a donc déposé les armes. Il s'est éteint à 94 ans, sans tambour ni trompette, dans son HLM situé à une portée de fusil de la fabrique où il fignola avec amour tant de pétoires. Feu désormais, l'ingénieur soviétique qui mit à la portée de tous un fusil d'assaut robuste, simple d'usage, pas cher, l'immortel AK-47. Feu l'inventeur communiste qui jamais ne toucha le moindre rouble sur les quelque 100 millions de kalachnikovs vendues depuis soixante-six ans. Mikhaïl, le fabricant d'armes qui ne faisait pas commerce de la mort, regrettait surtout l'évolution de la clientèle : que peu de révolutionnaires et beaucoup de terroristes ou malfrats utilisent désormais son bon vieux fusil capable de  lâcher jusqu'à six-cents coups à la minute, le plus souvent sur des innocents.

Michel Rouger



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Le billet de la semaine

​Bolloré en Indochine


Frappé en ce moment par la fuite de journalistes craignant de subir à leur tour, avec l’intrusion du Groupe Bolloré, la dérive droitière de Cnews, le journal L’Express va pouvoir au moins, dans un premier temps, conter les belles histoires du dit Groupe. La dernière se passe au Cambodge. Par amour du caoutchouc, le groupe  français accapare en 2008 des terres ancestrales de l’ethnie Bunong et y plante des hévéas. En 2015, des paysans se rebellent. Suivent divers épisodes. Le dernier a eu lieu le 2 juillet devant le tribunal de Nanterre et a été marqué par une belle victoire du droit français : celui de Bolloré contre les paysans cambodgiens incapables, ces indigènes, de fournir des droits de propriétés en bonne et due forme. Pour prix de leur toupet, ils devront payer en outre une indemnité de procédure au planteur français. L’avocat des Bunongs a aussitôt fait appel. Suspense. Le prochain épisode de Bolloré en Indochine sera à suivre, dans L’Express bien sûr. 

Michel Rouger
20210708_bollore_en_indochine.mp3 20210708 Bolloré en Indochine.mp3  (1.17 Mo)


08/07/2021

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