Le billet

Jeu d'été


10/07/2014




Chaque année, quand commence l'été, une sorte d'estivation, une envie de lâcher l'affaire, de faire simple, semble pénétrer le grand corps du service public. L'an dernier, le 17 juillet, on décida qu'une non-réponse de l'administration valait accord. Chuut... on dort, c'est bon... Cette année, on enrichit la relâche. On va raccourcir les formalités et le sujet lui-même va opérer le raccourcissement. Le 9 juillet a en effet été lancée une grande consultation populaire : chaque Française et Français est invité à rendre un petit service au grand service public, à l'aider à ne pas nous pourrir une journée, à ne pas égarer nos papiers, à ne pas réclamer dix copies de la naissance de l'ancêtre. Les estivants vont pouvoir ainsi ajouter leurs idées aux deux-cents mesures déjà décidées. Un jeu sympa pour les soirées d'été, promis à un bel avenir.
 
Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

Paravents - 20/02/2020

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono

Newsletter