Vu, lu, entendu... Palestine

13/12/2012

Découvrir les Palestiniens avec la cinéaste Hiam Abbass




Découvrir les Palestiniens avec la cinéaste Hiam Abbass
Il faut aller voir Héritage, le dernier film de Hiam Abbass. Palestinienne d'Israël, l'actrice et réalisatrice, qui vit en France depuis des années, nous aide, par ce film, à comprendre la complexité de cette société dite "arabe israélienne", à savoir ces Palestiniens qui ont eu la chance de rester sur leurs terres lors de la création de l'Etat d'Israël, en 1948. Malheureusement, ces Palestiniens Israéliens restent toujours, plus de 60 ans après la fondation de l'Etat hébreu, des citoyens de seconde zone, toujours suspects, dans ce pays. 

Si vous n'avez pas le temps d'aller voir le film - ou s'il n'est pas présenté là où vous vivez -, écoutez l'émission sur France Inter, du mercredi soir 12 décembre, de Kathleen Evin, "l'humeur vagabonde".

Découvrir les Palestiniens avec la cinéaste Hiam Abbass

Dans la pièce « Phèdre les oiseaux » avec des compagnons d'Emmaüs

Journaliste à l'Agence France Presse, Clarisse Lucas, qui collabore à Histoires Ordinaires, avait eu l'occasion de rencontrer Hiam Abbass au printemps dernier à Lorient, où elle était en création pour « Phèdre les oiseaux » une pièce qui tourne actuellement dans toute la France et à l'étranger, avec des comédiens choisis, pour l'essentiel, parmi les communautés d'Emmaüs. Lire ici l'article de l'AFP repris par Le Point.


Tags : Société



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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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