Solidaires

« 1001 histoires »  racontées par les militants bretons d'ATD-Quart Monde


16/03/2017



Dans le cadre de sa grande opération « Stop Pauvreté » organisée en 2017, année des 60 ans du mouvement et des 100 ans de la naissance du père fondateur Joseph Wresinski, ATD - Quart Monde a lancé un message à ses militants à travers le monde : « Racontez-nous des histoires  "montrant qu’il est possible en se mobilisant ensemble, de mettre fin à des situations d’exclusion, de changer la vie et de créer la paix." » 

« Ces 1001 histoires-ci,
souligne ATD, sont de vraies histoires, recueillies par des personnes qui ont retrouvé espoir grâce à la fraternité et la solidarité de leurs pairs. 1001 histoires d’hier ou d’aujourd’hui. Récits de changements, de liens qui se recréent, reconquête de droits ou combat pour une loi, elles donneront des idées pour agir demain ensemble contre l’exclusion. »

Histoires Ordinaires a décidé de relayer cette action en publiant sur un blog les histoires recueillies par les militants bretons. Voici les deux premières : une rencontre sur un port du Finistère et l'amitié née entre jeunes français et étrangers grâce au foot.





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Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

Nono