Le billet

​Courage, mon frère


12/01/2015




Quelle journée. Quelle émotion. Une déferlante de Liberté, de Fraternité. L'athée, le musulman, le juif et le chrétien, le riche et le pauvre, le CRS et le rappeur... tous frères. Puis on s'est quitté. Et tu es rentré chez toi, dans ton quartier miteux. Toi, l'inflexible militant du vivre ensemble, le républicain, le laïque, tu as retrouvé les tiens qui n'avaient pas osé aller, par honte, par peur. Tu as croisé des femmes, des jeunes, des vieux qui, avec toi, tiennent la cité à bout de bras. Mais aussi les chômeurs abandonnés. Et les dealers, les salafistes. Alors tes pensées noires sont revenues. Ces détraqués qui tuent au nom de ta religion, les cinglés d'en face qui attaquent les mosquées, tous les cons que Cabu ne dessinera plus. Et ces taches sur les images de dimanche, la présence surtout de Netanyahu, l'oppresseur des Palestiniens : ça ne va pas t'aider pour parler aux tiens. Aller... Courage, Mohamed, mon frère.  Dimanche, tout a changé. 

Michel Rouger






1.Posté par Catherine Mallevaës le 16/01/2015 09:22
Peut-être ne faudrait-il pas oublier qu'aux côtés de "Natanyahu, l'oppresseur des Palestiniens" était aussi présent, entre autres, Nizar al-Madani, le numéro deux de la diplomatie d'Arabie Saoudite, un Etat qui a condamné à 1000 coups de fouet ou de bâton répartis sur vingt semaines le jeune blogueur Raif Badawi ......
Pour des indignations plus universelles, on recommande la lecture, dans ce même numéro d'Histoires ordinaires, du beau texte d'Abdennour Bidar mais aussi, sur le site de www.fondapol.org, de la synthèse, par Dominique Reynié, de récentes enquêtes sur l'antisémitisme dans l'opinion publique française et de la part qu'y prend la gauche de la gauche.

Cordialement

2.Posté par Michel Berthelemy le 16/01/2015 19:34
Merci pour cette belle réflexion. La présence de ces indésirables chefs d'état ou de leurs représentants m'a interdit d'aller à Paris dimanche. Sans regret; au contraire : je suis allé à Pontoise à l'hommage rendu à Charb par sa ville natale.
"Dimanche, tout a changé" : si ça pouvait être vrai ! Espérons-le et accompagnons ce souhait de toutes nos forces. Et ne nous contentons pas de souhaiter, agissons !

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