Rebelles non-violents
Femmes, printemps arabes et revendications citoyennes
Ouvrage collectif paru en mars 2016 aux Editions IRD ( Institut de Recherche pour le Développement ), sous la direction de Gaëlle Gillot et Andrea Martinez, " Femmes, printemps arabes et revendications citoyennes " met en avant les nouvelles formes de revendications féministes issues des " printemps arabes ".  Réunissant des chercheuses et des militantes, cet ouvrage propose une analyse critique des combats pour les droits des femmes, depuis les aspirations des ouvrières du textile jusqu’aux revendications des féministes laïques ou islamiques, du Maroc à l’Iran en passant par l’Algérie et la Libye. L’accès des femmes à la citoyenneté y apparaît comme un processus en construction, où les revendications pour l'égalité et la justice de genre se jouent tant dans l’espace public que privé, par le droit et par les pratiques au quotidien : accès des femmes à l’espace urbain, à la santé et au travail, pouvoir de décision et de représentation dans la famille et la société, dénonciation des stéréotypes de genre. Ce combat passe aussi par les mobilisations menées pour faire évoluer le cadre juridique et pour endiguer toutes les formes de violences, anciennes et nouvelles, faites aux femmes.  
Dans le sillage des réformes et des révolutions du monde arabe, cet ouvrage apporte un éclairage unique pour comprendre la situation des femmes dans les sociétés arabo-musulmanes contemporaines.

L'institut de recherche pour le développement

Les thèmes du développement et de l’environnement dans les pays du Sud sont au cœur de la politique éditoriale de l’IRD.

Les principaux domaines couverts sont ceux des changements environnementaux, de la biodiversité, des ressources vivantes, de la santé ainsi que les questions sociales, économiques et culturelles liées au développement.
Le catalogue des éditions de l’IRD comprend plus de 1 500 références, publiées dans les collections propres de l’IRD ou en coédition, sur support papier ou électronique.
Le public visé est large : chercheurs, formateurs, universitaires, enseignants, étudiants, acteurs du développement, responsables politiques ou associatifs, public curieux des questions scientifiques et de leurs répercussions sociales, économiques et culturelles dans les pays du Sud. Une attention particulière est portée à la lisibilité des textes pour un lectorat non scientifique.
L’IRD apporte par ailleurs son soutien à des ouvrages coédités en langues étrangères avec des partenaires du Sud (institutions, universités, éditeurs publics ou privés, diffuseurs étrangers…).
Date de création : 1962

Nombre de titres au catalogue : 1 500 

Nombre de titres par an : 35
Téléchargez le catalogue des Editions IRD

Le livre est disponible en  version papier ( 28 euros ) et eBook ( 14 euros )
Rédigé par Marie-Anne Divet le Samedi 28 Mai 2016 à 12:05
La revue Reporterre publie en exclusivité un sondage réalisé par l'IFOP et présenté le 23 avril dernier lors de la conférence #tcherno23, organisée par l'association Ville sur terre.

Le sondage a été mené auprès de 1001 personnes de plus de 18 ans. Le point fort est que parler du nucléaire n'est plus tabou et en sortir, une demande de la part de 47% des personnes interrogées. En débattre est possible.

Pour lire l'intégralité du sondage, cliquer ici
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 19 Mai 2016 à 18:21
Une bonne idée : les tables citoyennes
Le temps d’un repas gratuit et ouvert à tous, citoyens et citoyennes sont invité-es à rencontrer des habitants qui agissent dans leur quotidien pour plus de dialogue et de bienveillance et " qui prouvent qu'on peut reprendre du pouvoir sur nos vie en s'impliquant pour les autres. " Après deux éditions placées sous le signe de la santé  et de l’engagement des jeunes, les Tables citoyennes ont remis le couvert sur le thème du Respect le 13 mai dernier à Brest au Centre social Couleur Quartier à Kérourien.

Organisés par un Collectif informel réunissant des personnes agissant pour la promotion du pouvoir d’agir citoyen et le mieux vivre ensemble, les Tables Citoyennes sont un espace et un temps de rencontres pour partager des expériences concrètes et assurer la mise en lien de personnes qui n’ont pas souvent l’occasion de se croiser ni d’échanger sur leurs projets respectifs.

Quant au casse-croûte, une collecte de fruits et légumes est organisée en amont de l'événement. Nous le savons, chaque jour, les supermarchés jettent les fruits et légumes déclassés. C'est ainsi que lors de la première Table Citoyenne, 183 kilos de fruits furent sauvés de la poubelle ! Chacun et chacune est bien sûr sollicité-e pour apporter sa spécialité à partager !
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 19 Mai 2016 à 12:33
C'est ce que prouve l’enquête sur l’état de l’opinion commandée par la CNCDH, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme. Réalisée du 4 au 11 janvier 2016 par l’institut de sondage IPSOS, les résultats ont été analysés par les chercheurs Nonna Mayer, Guy Michelat, Vincent Tiberj et Tommaso Vitale.

C'est le 26 ème rapport annuel, véritable état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie en France, ainsi que des moyens de lutte mis en œuvre par les institutions de la République et la société civile. On imagine aisément la difficulté d'entrer avec rigueur dans cet état des lieux : la CNCDH s’attache à fonder ses analyses et ses recommandations sur la base d’outils variés et complémentaires, tels que les enquêtes sur l’état de l’opinion, l’indice de tolérance à l’égard de la diversité construit par les chercheurs partenaires de la CNCDH, le bilan statistique des actes racistes, antisémites et antimusulmans établi par le ministère de l’Intérieur, celui du ministère de la Justice sur la réponse pénale, ou encore les nombreuses contributions des acteurs institutionnels, associatifs et internationaux.

Après les attentats de l’année 2015, l’enjeu principal de l’enquête était de comprendre en quoi l’opinion a pu évoluer après ces événements tragiques :  « unité nationale » ou accentuation des préjugés ?

"Après quatre années de baisse consécutive, suivie d’une stabilisation en 2014, l’indice longitudinal de tolérance en France marque en 2015 une nette progression vers plus de tolérance" annonce d'entrée de jeu le rapport.
 
On tombait dans le pessimisme : le Front national et ses scores, le repli communautariste, la montée des actes racistes, les débats autour de la déchéance de la nationalité, les réfugiés.... Et voilà  l' « indice longitudinal de tolérance », baromètre élaboré par le sociologue Vincent Tiberj, qui dément tout ce qu'on croyait !

Le rapport est à lire sur le site de la CNCDH
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 4 Mai 2016 à 09:30

Reporters sans frontières (RSF) lance sa nouvelle campagne vidéo, " Reporters de guerre " afin, dit l'organisation, de  " prendre conscience de l' urgence de soutenir la profession sans laquelle on ne connaîtrait jamais les réalités de la guerre." Le métier a perdu 40% de ses effectifs ces quinze dernières années.

En complément de la campagne de RSF, il est bon, pour comprendre, de visionner ce film «  Reporters, prix de la guerre » réalisé par Jean-Paul Ney, grand reporter et professeur à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille et les élèves du Master JRI de l'ESJ. Dix-huit grands reporters, hommes et femmes, photographes, cameramen, écrivains, parlent en face à face. Ce sont vingt-six minutes de témoignages de ceux et celles, passionnés certes, qui, parfois au prix de leur vie, nous rappellent la barbarie de la guerre, barbarie à laquelle peuvent succomber des êtres humains.

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 28 Avril 2016 à 17:41
470 000 morts imputables de façon directe ou indirecte au conflit (Syrian Center for Policy Research)
Dizaines de milliers de morts par torture (11 000 dans 2 seules prisons en 2 ans seulement) (Rapport César)
15 600 enfants victimes (chiffres arrêtés à janv 2016), (VDC Violations Documentations Center of Syria)
1400 tués par les frappes russes depuis fin septembre 2015, dont 527 femmes et enfants
1,5 million de blessés (OSDH), soit 11,5% de la population tuée ou blessée (SCPR)
66 journalistes tués, 119 enlevés (RSF)
60 000 disparus (OSDH), des enlèvements sans retour par les services spéciaux du régime
60 033 Syriens actuellement en détention (Violations Documentation Center)
4,7 millions de réfugiés enregistrés dans les pays limitrophes (UNHCR)
6,5 millions de déplacés internes = 50% de la population (SCPR)
1,6 million d’enfants déscolarisés (UNICEF), soit 45,2% (SCPR)
Taux de pauvreté : 85,2%, de dénutrition : 35%, chute de l’espérance de vie : 70,5 ans à 55,4 ans (SCPR)
Villes et quartiers assiégés et affamés, mettant en danger environ 450 000 habitants
Villes sinistrées, quartiers complètement détruits par le régime et ses alliés
Interventions humanitaires et acheminement des secours empêchés par le régime (ONU)
Utilisation d’armes prohibées (bombes à fragmentations, sous-munitions) par le régime et ses alliés
Attaques des forces russes et iraniennes alliées au régime, et de Da’ech et Al Qaida
Patrimoine culturel pillé et détruit ou gravement endommagé (UNESCO)


Pas d’impunité pour les responsables de crimes contre l’Humanité et de crimes de guerre
Nous exigeons le libre accès des secours et l’arrêt de toute attaque contre les civils
Nous soutenons le projet du peuple syrien d’une Syrie libre et démocratique


Signataires : Collectif pour une Syrie Libre et Démocratique (PSLD), Attac, Amnesty International (section France), Union Syndicale Solidaires, La Vague Blanche, Mémorial 98, Appel d’Avignon, EELV, Parti Socialiste (PS), ENSEMBLE (composante du Front de gauche), Collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie, Revivre, Syrie Moderne Démocratique et Laïque, Déclaration de Damas, Conseil National Kurde de Syrie, Comité de Coordination de Paris pour la Révolution Syrienne, Souria Houria, PDSY (section française du parti démocratique syrien), Cham’s, Medina, Avec la Révolution Syrienne (ARS), Appel Solidarité Syrie, MRAP, LDH, Collectif des Amis d’Alep, SNESUP-FSU, UNEF, FIDL, Alsace-Syrie, Ila Souria, Collectif Rouennais de Soutien au Peuple Syrien, Émancipation, Forum Palestine-citoyenneté, Réseau EuroMéd. des droits de l’Homme (REMDH), ACAT, Solidarité Laïque, CEDETIM / IPAM, CCFD-Terre solidaire…
 
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Avril 2016 à 19:59
Les sorcières du Vercors
Florence Huvet et Nathalie Portaz sont, depuis avril 2008, les sorcières de la vallée de Quint dans le Vercors. Elles proposent de partager leurs savoirs avec les stages " Oser faire, oser être " en avril et août : cinq jours d’immersion à la découverte des plantes sous moult facettes avec des ateliers pratiques, mais aussi de la danse, du yoga, du gi gong, de la rythmique, du chant, du dessin, de la photo, de la cuisine…

Se soigner avec les plantes n’est pas anodin, et par expérience, nous sommes adepte de l’importance de la liaison entre corps, mental, exploration et connaissance de soi ainsi que l’imperceptible et l’intuition pour une santé bienfaisante. " écrivent-elles sur leur site.  Un temps pour soi, pour oser aller à la rencontre de la substance de notre vitalité et de notre créativité. "

Vous ne pouvez vous prendre le temps d'une escapade, pas de problème... Nos deux sorcières cultivent sur 5000 m2 des plantes médicinales qu'elles complètent avec de la cueillette sauvage pour fabriquer " L'âme des simples ", des huiles essentielles, des macérations et des hydrolats.

" Nous travaillons uniquement manuellement, récoltons à la faucille, butinons bourgeons, feuilles, fleurs dans la nature. Le travail des terres se fait en traction animale. Le séchage des plantes est naturel. Nous distillons à l’ancienne nos hydrolats dans un alambic à feu nu en cuivre. Les plantes ont été cueillies et cultivées en phase avec le rythme des saisons, sur des sites éloignés de la pollution, dans l’observation et l’écoute du végétal et de son environnement. Les transformations sont réalisées à la ferme."

Elles suivent  le chemin de nos ancêtres qui utilisaient les " simples " pour se soigner." Une connaissance et des savoirs qui se sont transmis à travers le métier d’herboriste, jusqu’en 1941, interdit depuis en France. Les réglementations actuelles ne nous permettent pas d’utiliser des termes thérapeutiques pour expliquer les propriétés de nos préparations. "
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 8 Avril 2016 à 11:09
Lancé le 5 novembre 2015 par le Haut Conseil à l'Egalité, le Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe est destiné aux professionnel·le·s de la communication, des collectivités locales, des services de l’Etat ou des établissements publics. La liste n'est pas close puisque vous pourrez le consulter sur le document pdf en fin d'article.

Ce guide d'une trentaine de pages, pensé comme un outil pédagogique et concret pour la communication, invite à « user du féminin » et ainsi éviter une « hiérarchisation des sexes par le langage », à réhabiliter " l’usage de la règle de proximité, qui consiste à accorder les mots avec le terme le plus rapproché (Par exemple : ‘les hommes et les femmes sont belles’ ou ‘les femmes et les hommes sont beaux’)»  ; à « accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions avec le sexe des personnes qui les occupent » : pour mémoire,  la règle du « masculin l’emporte sur le féminin » est une création du XVIIème siècle. 

Le guide recommande d'user du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes, d' utiliser l’ordre alphabétique lors d’une énumération, de parler « des femmes » plutôt que de « la femme », de la « journée internationale des droits des femmes », plutôt que de la « journée de la femme », et des « droits humains » plutôt que des « doits de l’homme ».

Quand on sait que le marché de la communication publique représente plus d'un milliard d'euros par an, l'impact des mots et des images sur le cerveau est réellement à prendre en compte dans notre quotidien. C'est un exercice intéressant qui aide à pourchasser les stéréotypes.

Lire le guide en pdf
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 31 Mars 2016 à 23:46
Silence, l'explorateur d'alternatives, enquête...
Créée en 1982, S!lence est une revue écologiste gérée par une association indépendante de tout mouvement ou parti. Elle traite de thèmes liés à l'environnement (énergies, agriculture, pollutions, santé...) et à la société (féminisme, non-violence, relations nord-sud, décroissance...), en privilégiant une approche transversale. Ces thèmes sont abordés chaque mois de manière accessible, en présentant des alternatives. Tous les 5 ans environ, S!lence réalise une grande enquête pour mieux connaître qui sont ses sympathisant-e-s et ses lecteurs-trices, quelles sont leurs critiques et leurs attentes, et enrichir ses contenus à venir.
Pour la première fois, cette enquête anonyme n'est pas encartée dans la revue mais elle se déroule "en ligne". Si vous ne connaissez pas la revue, c'est une bonne occasion de la découvrir et d'apporter votre regard "neuf", avant le 31 mars.

Les résultats seront publiés dans le revue à partir de la rentrée 2016.

Il est possible de recevoir une version papier de ce questionnaire sur simple demande accompagnée d'une enveloppe timbrée. ( 9 rue Dumenge F 69317 Lyon cedex à4 - Tél : 04 78 39 55 33 )
Rédigé par Marie-Anne Divet le Samedi 12 Mars 2016 à 05:58
Pourquoi Nizar Ali Badr ramasse-t-il des pierres ? Comme nous, sans doute, pour retrouver la rondeur des galets dans nos paumes, pour construire le souvenir d'une belle journée à la mer, pour construire un cairn, le nôtre... Celle de Nizar Ali Badr raconte la vie, la sienne et celle du peuple syrien. Il utilise les galets du mont Saphon à une cinquantaine de kilomètres de sa région de Lattaquié. 

" Ne ressent le malheur des pauvres que celui qui fait partie de leur terre " dit Badr. C'est ce malheur des syriens déplacés qu'il raconte avec les dix personnages qu'il a créés. " C'est le cri des pauvres dans un temps où toutes les personnes sont devenues de simples chiffres qui attendent la mort ".

Son travail n'a pas quitté la chambre de sa maison. Ce n'est pas pour le vente. C'est un message qu'il veut envoyer aux générations futures.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 10 Mars 2016 à 17:29
"Pas de partenaires, pas de mécènes, pas de dons, pas de subventions. Pas d'annonces, pas de convocations, pas de rencontres, pas d'échanges. Pas d'avenir, pas d'illusions, pas de reconnaissance. Inattendu, arbitraire, sans prémisses et sans épilogue." Mais qui sont donc  ces art112istes pour nous sortir un tel discours  ?

Ces quatre " artistoïdes anonymes " de Poitou-Charentes investissent l'espace public avec des sculptures, abandonnées sur place, sans autorisation. Elles sont là pour dénoncer les failles de notre quotidien :  la pollution, la prison, la guerre, la consommation. Et ils le font depuis… 1983. Ils veulent la « sauvegarde du délire, de l'antigrisaille » dans le but de commettre « des actes stupides et superflus".  Ce qui est important, disent-ils, ce n'est pas l’œuvre en elle-même, mais le geste et les réactions qu'elle suscite : « Une façon de crier pendant qu’il est encore temps pour que la parole reste libre ».

Aujourd'hui,  Art112,  après avoir testé « jusqu’où peut-on aller », en ayant vérifié si les interdits avaient du sens, nous propose un livre-mémoire  : " 112 attentats à l'humeur publique ", pour découvrir 30 ans d'happenings, d'opérations coup de poing et de provocations qui ont déstabilisé notre quotidien.

650 photos pour suivre cette aventure qui chatouille la grisaille et pourrait la faire s'évaporer : pourquoi pas ?
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 3 Mars 2016 à 18:42
Ils avaient fait parler d'eux au moment de la COP 21: Brandalism, un mixte de brand  ( marque en français ) et de vandalisme. Démarré en juillet 2012 en Grande Bretagne avec une petite poignée d'artistes et un camion.. Bien équipés ( voir la vidéo ), ils investissent l'espace publicitaire.

Premier round en 2012 avec The ' 48 Sheet':  28 artistes dénoncent l'impact de la publicité à Leeds, Manchester, Birmingham, Bristol et Londres. ​Deuxième round en 2014 aver The 'Six Sheet' : en mai, à Glasgow, Edinburgh, Liverpool, Oxford, Brighton, Manchester, Leeds, Birmingham, Bristol et Londres,  365 oeuvres artistiques envahissent les arrêts de bus.

Troisième round, à la COP 21 à Paris en 2015 : 600 oeuvres réalisées par 80 artistes de 19 pays différents, s'installent dans les panneaux JCDecaux. Nombre d'entre eux étaient présents à Dismaland, l'exposition de Banksy en Angleterre l'été 2015. .

Ces nouvelles affiches  dénoncent les liens entre la publicité, le consumérisme, la dépendance aux énergies fossiles et le changement climatique. « En sponsorisant les négociations climatiques, des pollueurs importants tels qu'Air France et Engie
peuvent faire leur promotion comme s'ils faisaient partie de la solution, alors qu'ils font en fait partie du problème »
explique Joe Elan de Brandalism.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 25 Février 2016 à 17:25
Le 30 mai 2015, le prix Albert-Londres audiovisuel a récompensé le documentaire poignant de Delphine Deloget et Cécile Allegra, produit par Mémento, avec l'aide de deux petites chaînes françaises aux moyens limités, Public Sénat et France Ô.

Le film révèle le traitement inhumain dont sont victimes les Erythréens au Sinaï, devenu en cinq ans le théâtre d'un trafic d'êtres humains de grande ampleur. Sur plus de trois cent mille Erythréens fuyant la dictature militaire, cinquante mille auraient été enlevés par des trafiquants qui les convoient dans le désert du Sinaï où ils sont enfermés dans des maisons de torture jusqu'à ce que les Bédouins reçoivent la rançon allant de 30 à 50 000 dollars. D'après une ONG hollandaise, ils auraient déjà gagné 600 millions.

Pendant un an et demi,  Delphine Deloget, auteur de film sur la question de l'exil, et Cécile Allegra, spécialiste des mafias européennes, ont recueilli les récits de torture des survivants des camps. Le narrateur en est Robel, jeune rescapé de 24 ans parti vivre en colocation dans un chalet au nord de la Suède, avec deux autres compagnons d'infortune. 

Aujourd'hui, les deux réalisatrices poussent à la mobilisation et tentent de réunir des preuves pour que l'Europe puisse initier une enquête internationale sur la question du trafic afin de réussir à monter un dossier pour crimes contre l'humanité.

 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 18 Février 2016 à 17:57

L'idée est née au Royaume-Uni ( Time together ) et reprise par l'association France Terre d'Asile : créer des binômes associant réfugiés et Français avec l’idée d’accélérer la découverte du pays. L'opération a démarré à Rouen il y a un an. Encouragée par les résultats, l'association veut l'étendre à tout le territoire avec un objectif de 1000 binômes en 2016.

 

« Le principe est simple : une personne vivant en France deviendrait la marraine ou le parrain bénévole d’un(e) réfugié(e) ayant obtenu l’asile, et donc appelé(e) à demeurer en France afin de contribuer à son intégration. » dit la plaquette de présentation. « Parrainer un(e) réfugié(e), c’est lui faire connaître la France et lui donner de nouveaux repères, à travers des initiatives aussi simples que des conversations conviviales visant à améliorer le niveau de français des non-francophones ou des sorties d’intérêt socioculturel pour leur faire découvrir leur pays d’accueil. » 

 

Une charte d'engagement réciproque

 

Les parrains et marraines s’engagent pour un accompagnement de six mois, renouvelable une fois, en complément de l'accueil des réfugiés par l'association. Ils organisent avec leur filleul une activité citoyenne ou socioculturelle au moins une fois par mois. « La relation se fondera sur l’échange et l’apport mutuels, d’égal à égal », précise la charte. Les réfugiés pourront eux aussi proposer des choses.

 

Des coups de pouce qui mettent du baume au cœur et qui, souvent, démasquent des freins invisibles pour l'administration.

 

 

Pour commander la plaquette, cliquer ici  

Pour tout contact : Marco Zanchetta à parrainage@france-terre-asile.org

 

 

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 11 Février 2016 à 07:09
​Palestine : pétition contre la criminalisation du boycott
Des militants, intellectuels et responsables politiques, indignés par l'arrêt de la Cour de cassation du 20 octobre déclarant illégal l’appel à boycotter des produits israéliens venant des territoires palestiniens occupés, viennent de lancer une pétition défendant la campagne Boycott désinvestissement sanctions (BDS). 

Avec cette décision, « la France devient le seul pays démocratique du monde où une telle interdiction a été prise », souligne l'Appel relayé par Altermondes  avant de rappeler que « le mouvement BDS s’est créé dans un contexte de démission de la communauté internationale, incapable de mettre un terme à la colonisation ni de protéger les Palestiniens des exactions quotidiennes que leur infligent armée et colons israéliens. Ce mouvement pour le boycott rencontre un succès croissant dans le monde, en tant que seul moyen non-violent de faire pression sur Israël. »
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mardi 2 Février 2016 à 10:27
APP-Elles est une application créée parune jeune artiste nantaise, Diariata N’Diaye, engagée contre les violences faites aux femmes.

En phase de test, elle sera disponible dans sa version définitive en janvier sur Androïd et iPhone.
Outil gratuit pour informer et pour accompagner les victimes et les témoins d'agressions faites aux femmes, elle facilite la  mise en relation avec les professionnels et  simplifie l’accès à  l’information sur les violences.

Surtout, elle permet, d'un seul clic, d'entrer en contact rapidement avec les ami-e-s, les proches, les associations spécialisées, la police ou tout autre interlocuteur.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 28 Janvier 2016 à 19:48

Ils se sont fait plaisir pour notre plaisir, les journalistes de Reporterre. Ils sont allés aux quatre coins de notre beau pays pour rencontrer des gens « ordinaires » si extra-ordinaires. Ils sont engagés, solidaires, modestes, courageux... Ils ont confiance dans l'avenir et ils le prouvent par leurs actions.

Ils ont rencontré le fermier breton, les habitants de Saillans dans le Vercors, les bâtisseurs d'Enerterre en Normandie, le drôle de vélo-bus des écoliers rouennais, les recycleurs vosgiens, les jardiniers de Valence, le maire en transition vers une société décarbonée en Alsace et les « Croque Watts » de Bordeaux.

Tous bousculent les résistances, les conservatismes et le fatalisme. Cela fait du bien et on se dit : «  Pourquoi pas nous en 2016 ? »

Vous pouvez savourer les reportages en lisant l’article en ligne , et/ou en téléchargeant le PDF imprimable.

Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 22 Janvier 2016 à 09:53

NESTA, le célèbre "Think Tank" britannique a publié en 2010, "Radical Efficiency" un rapport qui présente dix "technologies sociales" (sur plus d’une centaine analysées) qui produisent de bons résultats pour la société et qui coûtent moins cher que les solutions actuelles. Les cercles restauratifs y sont présentés comme un exemple d'innovation sociale.

Les Circulos Restaurativos ont été initiés dans les années 1990 par Dominic Barter et les habitants de favelas de Rio de Janeiro regroupés dans des organismes locaux avec un objectif commun : trouver une réponse à la violence et à l'injustice. Se formant à la communication non-violente, de rencontres en rencontres, ils constatent l'importance du dialogue entre les protagonistes du conflit.

 Une fois cette médiation mise en place, elle se révèle cependant insuffisante. Les solutions trouvées ne tiennent pas quand les personnes concernées rentrent chez elles. Dominic Barter pense alors à inviter tous ceux et celles qui sont concernés par le conflit : les familles, les travailleurs sociaux, les voisins, les représentants de la communauté...

C'est ce groupe qui écoute les victimes, leurs émotions, leur douleur, leurs questions restées sans réponse et leurs besoins par rapport à l'avenir. Le cercle vise à favoriser la réparation globale des intéressés, la reconquête de leur dignité et leur réintégration sociale harmonieuse.

 Le but du cercle restauratif est de laisser s'exprimer le conflit, dans un cadre sécurisé par le facilitateur. Dans le respect, l'égalité, la considération de chacun,quelque soit son âge ou son niveau scolaire, le cercle vise l'inclusion et l'auto-responsabilisation et se conclue avec le choix d'un plan d'action qui permettra à la justice de s'établir et la paix de s'installer.

 « Je considère les Cercles Restauratifs comme une "application" de la Communication Non-Violente », dit Dominic Barter « Les cercles concernent des projets qui sont en eux-mêmes innovants, dans la mesure où ils rassemblent des groupes qui n’ont habituellement pas l’habitude de travailler ensemble : le ministère fédéral de la Justice, le Département régional de l’éducation, les organismes municipaux de services sociaux, les prisons, la police et les communautés locales dans les bidonvilles (favelas). Nous avons constaté que ce travail est efficace, quelle que soit la nature de l’infraction causée. »

Contact en France, cliquez ici

Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 15 Janvier 2016 à 13:49
Le Centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressource pour l'égalité homme femme, diffuse depuis juillet 2015 ses deux premiers clips pédagogiques pour expliquer le genre et le sexisme : " C'est quoi le genre ?" et " C'est quoi le sexisme ? Quel lien avec la violence ? ".

Ils font partie d'une série de mini vidéos intitulées "Les 3 minutes d'Hubertine sur...". qui a pour but d’expliquer en 3 minutes des notions souvent complexes ou victimes d'idées reçues. Avec un graphisme volontairement réaliste, ces films ont pour objectif d’apporter une réponse claire à une question complexe. Ils peuvent ainsi être utilisés pour ouvrir un débat, illustrer un propos, etc.

Depuis 2013, l' Observatoire Régional des Violences faites aux femmes est intégré au centre. Composé de 98 associations, de 16 collectivités et de 10 syndicats, le centre a un rôle de facilitateur et d’appui : il conseille et accompagne tout porteur/porteuse de projet en faveur de l’égalité femmes-hommes, il favorise les interventions sur l'égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations sexistes et il propose, via son site internet, une plate-forme d'orientation vers les informations, les bases de données et les ressources dans le domaine de l’égalité femmes-hommes (notamment « l’égalithèque »).
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 8 Janvier 2016 à 08:33
Le révolver noué de l'artiste suédois Carl Fredrik Reuterswärd
C'est le marché que propose l'association Harmonie, basée au pied des barres d'immeubles du quartier Copernic à Caen. 150 familles y vivent et c'est souvent qu'elles utilisent les locaux de l'association pour régler des problèmes, se faire conseiller, suivre le soutien scolaire, faire de l'informatique, déposer des vêtements ou prendre un livre à la bibliothèque.

Le tilt est venu d'une petite phrase de Sophie ( 9 ans ) : " peut-être que les terroristes n'avaient pas de livres quand ils étaient petits..." Il n'en fallait pas plus pour convaincre  Aboubakar Ndiaye, le secrétaire de l’association, et les autres bénévoles.

En échange d'une arme factice, déposée dans une boîte en plastique, l'enfant repart avec un livre. A la place de la mort, même pour rire, de la haine et de la barbarie c'est une ouverture sur la connaissance du monde et de la société qui lui est proposée.
Le livre, il peut le garder puis l’échanger aussi longtemps qu’il le souhaite. Et les armes factices ? Les bénévoles d’Harmonie ont pensé les faire renaître sous une forme artistique, comme le “Revolver au canon noué”, symbole de paix, sur l’esplanade du Mémorial de Caen. 

Une bonne idée à diffuser le plus largement possible !
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 17 Décembre 2015 à 14:54
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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






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