Rebelles non-violents

La violence est aussi un enjeu syndical

Vendredi 2 Février 2018


Si les femmes comme les hommes subissent de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, la différence de statut et le rapport de force inégal dans la société et au travail exposent souvent davantage les femmes à ces maux.

La violence fondée sur le genre reste l’une des infractions des droits humains des travailleurs les plus tolérées. Selon des statistiques, 35 % des femmes – soit 818 millions de femmes dans le monde – de plus de 15 ans ont connu des violences sexuelles ou physiques chez elles, dans leur communauté ou sur leur lieu de travail.

La Confédération syndicale internationale a réussi à imposer à l’ordre du jour de l’Organisation internationale du travail OIT en juin 2018 l'étude d'une convention contre les violences et le harcèlement au travail. En février, une grande action syndicale est prévue en Europe pour dire « ASSEZ, BASTA, etc » aux violences sexistes et sexuelles et au harcèlement au travail. 

Les syndicats saisiront l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles comme point de ralliement pour une convention forte de l’OIT contre la violence sexiste au travail.

La Confédération syndicale internationale propose une boîte à outils de campagne pour les syndicats et leurs alliés afin de comprendre le processus de l'OIT, de faire campagne auprès des gouvernements et des employeurs pour qu'ils soutiennent l’adoption d’une convention et d'une recommandation complètes de l’OIT sur « la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail », de concevoir des actions clés de la campagne en faveur d’une convention de l’OIT et d'établir une vaste alliance intermouvement pour éradiquer la violence liée au genre dans le monde du travail.
 

 

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Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet