Vu, Lu, Entendu...

26/01/2017

Wagui se bat depuis 30 ans pour ses compagnons du foyer



Sans A_, le webmagazine qui veut "rendre visibles les invisibles", raconte l'histoire de Wagui, 49 ans, infatigable porte-parole  des résidents du foyer Bisson dans le quartier Belleville à Paris.  « Besoin d’un travail ? D’un logement ? De papiers ? De capter une chaîne à la télé ? Quand Wagui rentre du boulot, il tombe parfois sur une longue file d’attente devant sa chambre, une dizaine de résidents poireautent pour le consulter » :  ainsi commence le portrait de cet homme généreux qui, depuis plus de 30 ans, aide ses compagnons à résoudre les mille problèmes de la vie quotidienne.  

Wagui est aussi un migrant "à l'ancienne" : il a deux pays, le Sénégal où vit toujours sa famille et la France. Jamais, il n'abandonnerait l'un pour l'autre : « Je me sens Africain quand je suis ici, au foyer, dit-il. Mais Français dehors, dans les rues de Paris. C’est une culture que j’aime. Et j’ai passé plus de temps en France qu’en Afrique. » 



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Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












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