Le billet

26/02/2020

Virus



Panique. Nous sommes cernés. Il attaquait par l’Est, il arrive par le Sud. Les Bourses ont la fièvre, l’économie mondiale chancelle et dans les foyers, la moindre toux devient suspecte. Le rationnel perd ses défenses immunitaires. Bientôt va surgir une infox virale sur internet : la fin du monde approche. En fait, s’il faut bien sûr l’enrayer, le coronavirus n’est pas très méchant pour les corps, bien moins que la grippe qui, bien que peu violente, a déjà fait quarante morts cet hiver. Il atteint surtout  les esprits. Il s’y niche, mue, réveille les virus à l’affût : le racisme, le sensationnel, l’anxiogène. Lesquels, à leur tour, génèrent un virus redoutable : l’oubli. Sur Idlib, il pèse aussi lourd que les bombes. Dommage pour les enfants, les femmes et les hommes prisonniers de l’enfer : si le coronavirus arrivait jusque là, peut-être... 

Michel Rouger

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Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

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