Le billet

15/03/2018

Une farce tragique



Mayotte dans la tourmente, une fois de plus. Comme une fatalité. Celle-ci remonte à un demi-siècle. Alors qu'approche le référendum sur l'indépendance des Comores, des groupes de femmes de Mayotte se précipitent à chaque arrivée d'un leader indépendantiste et le chatouillent gaillardement : le pauvre doit repartir pour ne pas mourir de rire. Le 22 décembre 1974, les Comoriens votent l'indépendance, pas les Mahorais. Les chatouilleuses dansent le m'biwi. Et le gouvernement visionnaire français entre dans la farce. Dédaignant la condamnation des Nations Unies et l'identité comorienne, il ampute l'archipel, garde Mayotte, son immense lagon et sa double barrière de corail. Nostalgie coloniale. Depuis, les cousins comoriens affluent à Mayotte, devenue une France de bidonvilles et d'extrême pauvreté. Ils arrivent en barques de pêcheurs, les kwassa kwassa. Tout juste élu Président, en juin 2017, Emmanuel Macron daubait : le kwassa kwassa pêche peu, il amène du Comorien. Mayotte attire les mauvaises farces. Plus de 12 000 noyés en vingt ans.

Michel Rouger

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