Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

18/01/2012

Un soir chez les Indignés de Corrèze



Photo Audrey Cerdan
Photo Audrey Cerdan
Il n'y a pas que les Indignés de New York, Madrid, Londres, Paris... À Puy d'Arnac, en Corrèze, ils étaient une vingtaine,  ce soir-là, réunis pour partager leur indignation devant les dégâts sociaux et l'incapacité des politiques à s'y attaquer. Il y avait des agriculteurs, une maraîchère, un plombier-chauffagiste, des artistes, des artisans...    Zineb Dryef, pour le texte, et Audrey Cerdan, pour la photo, en rendent compte dans un reportage de Rue89.

Parmi toutes les paroles recueillies, citons par exemple cette phrase de Marie, 50 ans, qui survit avec quelques centaines d'euros par mois : « Il faut que les politiques sachent l'état de délabrement de nos vies. Le choix aujourd'hui, c'est de payer ses factures ou de manger. Il faut que les politiques parlent de ça, soient plus concrets. C'est une grande révolte. Les petits raccommodages ne suffisent pas. »

Les Indignés de Corrèze ne veulent pas rester les bras croisés : ils veulent rassembler des gens, mener des actions de désobéissance civile...
 









Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



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