Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

18/01/2012

Un soir chez les Indignés de Corrèze



Photo Audrey Cerdan
Photo Audrey Cerdan
Il n'y a pas que les Indignés de New York, Madrid, Londres, Paris... À Puy d'Arnac, en Corrèze, ils étaient une vingtaine,  ce soir-là, réunis pour partager leur indignation devant les dégâts sociaux et l'incapacité des politiques à s'y attaquer. Il y avait des agriculteurs, une maraîchère, un plombier-chauffagiste, des artistes, des artisans...    Zineb Dryef, pour le texte, et Audrey Cerdan, pour la photo, en rendent compte dans un reportage de Rue89.

Parmi toutes les paroles recueillies, citons par exemple cette phrase de Marie, 50 ans, qui survit avec quelques centaines d'euros par mois : « Il faut que les politiques sachent l'état de délabrement de nos vies. Le choix aujourd'hui, c'est de payer ses factures ou de manger. Il faut que les politiques parlent de ça, soient plus concrets. C'est une grande révolte. Les petits raccommodages ne suffisent pas. »

Les Indignés de Corrèze ne veulent pas rester les bras croisés : ils veulent rassembler des gens, mener des actions de désobéissance civile...
 





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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