Le billet

Un mot à la mer


04/07/2013




Dans le flot d'informations qui déferle chaque jour, il s'en va, disparaît et revient toujours, tel une bouteille lancée à la mer. Au gré des vagues, d'autres mots apparaissent : l'Europe, avec ses pigeons et agents doubles dans la série « Obama, l'espion américain » ; Nelson Mandela, le héros retenu à la porte de la mort, engeôlé par ses proches ; Delphine Batho, la ministre limogée... Et il y a Tahrir. Ce mot-là continue de surnager dans les esprits, ici et au loin, de Rio à Istanbul, depuis maintenant plus de deux ans. Une tragédie égyptienne : la liberté, puis les rêves brisés, de nouveau la liberté secourue par l'armée... Tahrir, un mot, un espoir jamais englouti.

Michel Rouger
 





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La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

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