Vu, Lu, Entendu...

Un film à soutenir : "Pastorales Electriques" ou quand la modernité percute des villages marocains


29/06/2017



Le documentariste Ivan Boccara vit entre deux pays, la France et le Maroc où il est né en 1968. Après Mout Tania et Tameksaout, deux films documentaires sur la vie des paysans et des bergers du Haut-Atlas marocain, il achève aujourd’hui Pastorales électriques qui montre comment la modernisation bouleverse les mode de vies dans le Maroc profond, précisément sur les plateaux et les vallées de la province d'Azilal.

 « Les montagnes bouleversées s'érodent et se désertifient sous les pieds des bergers qui les peuplent, explique-t-il. La vie pastorale se transforme, de nouvelles voies d'accès arrivent avec l'électricité au cœur du pays enclavé et se confronte à un monde, à là fois fort et fragile, rugueux et perméable. La montagne est en chantier, mais la montagne se désertifie tant sur le plan écologique que démographique. Ce qu’offre le milieu ne suffit plus à la subsistance de la population. L’économie a été fragilisée par une surexploitation de la forêt, un appauvrissement des sols et des pâturages. Deux époques se rencontrent et tendent à se confondre. Les berbères ont vécu sans électricité pendant des siècles. Les deux mondes qui se côtoyaient jusqu’à présent se superposent aujourd’hui de manière progressive et brutale à là fois. »  

Le film est actuellement en post-production. Il faut trouver 6 000 € pour le boucler. Un appel est en cours sur Ulule pour les trouver. Un lien Viméo sera disponible pendant un an, une fois le film diffusé sur la chaîne de télévision 2M - Maroc.





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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono