Vu, Lu, Entendu...

Un film à soutenir : "Pastorales Electriques" ou quand la modernité percute des villages marocains


29/06/2017



Le documentariste Ivan Boccara vit entre deux pays, la France et le Maroc où il est né en 1968. Après Mout Tania et Tameksaout, deux films documentaires sur la vie des paysans et des bergers du Haut-Atlas marocain, il achève aujourd’hui Pastorales électriques qui montre comment la modernisation bouleverse les mode de vies dans le Maroc profond, précisément sur les plateaux et les vallées de la province d'Azilal.

 « Les montagnes bouleversées s'érodent et se désertifient sous les pieds des bergers qui les peuplent, explique-t-il. La vie pastorale se transforme, de nouvelles voies d'accès arrivent avec l'électricité au cœur du pays enclavé et se confronte à un monde, à là fois fort et fragile, rugueux et perméable. La montagne est en chantier, mais la montagne se désertifie tant sur le plan écologique que démographique. Ce qu’offre le milieu ne suffit plus à la subsistance de la population. L’économie a été fragilisée par une surexploitation de la forêt, un appauvrissement des sols et des pâturages. Deux époques se rencontrent et tendent à se confondre. Les berbères ont vécu sans électricité pendant des siècles. Les deux mondes qui se côtoyaient jusqu’à présent se superposent aujourd’hui de manière progressive et brutale à là fois. »  

Le film est actuellement en post-production. Il faut trouver 6 000 € pour le boucler. Un appel est en cours sur Ulule pour les trouver. Un lien Viméo sera disponible pendant un an, une fois le film diffusé sur la chaîne de télévision 2M - Maroc.





Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono