Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

13/03/2014

Trois femmes de Bretagne, trois générations de résistantes


A l'occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, sur la scène du festival "les Deiziou", le conteur Lucien Gourong rendait hommage à trois femmes de Bretagne. Des résistantes, chacune à leur manière et dans leur époque : Anne Le Fur, Renée Conan et Rose le Fay.



Samedi dernier, l'association Emglev Bro an Oriant accueillait Anne le Guillou, sociologue, cinéaste, écrivaine  sur la scène des Arc à Lorient, pour une conférence sur les femmes en Bretagne. Elle s'appuyait notamment sur son essai sur la condition féminine : "Pour en finir avec le matriarcat breton".

Lucien Gourong faisait un contrechamp à ses propos en tirant le portrait de trois femmes : Anne Le Fur, résistante à Groix, la lorientaise Renée Conan porteuse de valise pendant la guerre d'Algérie et militante écologique et enfin, sa grand mère, Rose le Fay, maitresse femme de Marin pêcheur, très présente dans l'univers du conteur. 

Trois histoires de femmes ordinaires, engagées, résistantes en toute simplicité.





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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