Vu, Lu, Entendu...

Soutenir Sans A_, le media qui "rend visibles les invisibles"


21/05/2016



Lancé en mars 2014 par un jeune de 18 ans, Martin Besson, le média associatif Sans A_ (pour sans abri, sans argent…) poursuit sa route. Autour du fondateur, des jeunes journalistes et photographes professionnels issus de milieux différents utilisent toutes les ressources du web (site et réseaux sociaux) pour promouvoir des valeurs de partage, tolérance, solidarité, au travers de portraits rendant "visibles les invisibles."  

Le dernier mis en ligne est celui de  Sofia, 57 ans, qui vit dans une chambre de bonne de 7 m2 dans le 16e arrondissement de Paris, attendant depuis douze ans un logement social. 

L'équipe de Sans A_ a lancé une opération de financement participatif sur Ulule pour développer son action. L'objectif a été fixé à 35 000 euros, à atteindre à la mi-juin. Ce 23 mai, on est à 44 %. 





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Le Webdocumentaire





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Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono