18/01/2021

#Sauvonsle3919 : pétition de soutien aux associations Solidarité Femmes



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Pour dénoncer les violences qui s’exercent à l’encontre des femmes et en particulier les violences conjugales, une coordination d’associations issues du mouvement féministe a vu le jour à la fin des années 70 pour devenir la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) et créer des lieux d’accueil et d’hébergement .

La FNSF regroupe en 2020, 73 associations réparties sur tout le territoire.

Les associations Solidarité Femmes accompagnent chaque année plus de 35 000 femmes victimes, hébergent plus de 3000 femmes et autant d’enfants, proposent aux femmes un accompagnement spécialisé et professionnel qui prend en compte toutes les conséquences des violences (sur leur santé physique et psychique, sur le plan social, économique et juridique) au plus près de leur lieu de résidence.

Par ailleurs, les associations Solidarité Femmes initient et animent des actions de sensibilisation, de formation et de prévention et participent à l’organisation d’événements sur la question des violences faites aux femmes, en particulier des violences conjugales.

Alors que la ligne nationale d’écoute téléphonique Violences Femmes Info - 3919 n’a jamais été autant sollicitée qu’en 2020, le gouvernement a décidé de lancer un marché public très éloigné de la démarche féministe élaborée depuis 30 ans par le 3919. Principalement axé sur des aspects quantitatifs, ce marché fait craindre une détérioration majeure de l’aide et du soutien apportés aux femmes victimes de violences, notamment dans le couple. De plus, il risque de fragiliser gravement les 73 associations membres de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF), ainsi que les autres associations spécialisées et leurs réseaux qui soutiennent les femmes victimes de toutes formes de violences.  

Les associations craignent la disparition d’un savoir-faire unique qui permet de soutenir chaque année des dizaines de milliers de femmes et leurs enfants. 

 Une pétition a recueilli plus de 63 000 signatures. Lundi 25 janvier, le gouvernement a cédé en suspendant l'ouverture au marché public.

Signataires : La Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) - L’Amicale du Nid - L’Assemblée des Femmes - Le Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) - Le Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF) - La Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) – Elu.e.s Contre les Violences faites aux Femmes (ECVF) - La Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) - La Fédération Nationale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (FNCIDFF) - La Fédération Nationale GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles)  - Femmes pour le Dire Femmes pour Agir (FDFA) - Femmes Solidaires - L'Institut Women Safe - La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - La Maison des Femmes de Saint Denis - Le Mouvement du Nid - Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) - Osez Le Féminisme - Réussir l'égalité femmes-hommes - Sida Info Service - L’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss) – L’Union Nationale des Familles de Féminicide (UNFF).les associations signataires demandent le retrait du marché public.

 



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Fou


C’est fou de voir dans quels égarements conduit la récupération politique du malheur, de l’émotion collective d’un fait divers. Présidents de la République en tête. Courant après Le Pen père et fille, Nicolas Sarkozy s’en était fait une spécialité. Emmanuel Macron vient de sauter dans sa foulée. Le 14 avril, dans l’affaire Halimi,  la Justice a conclu à l’irresponsabilité pénale du meurtrier pris d’une "bouffée délirante" liée au cannabis : aussi sec, le Président de la République a demandé un "changement de la loi au plus vite". A problème de société complexe, réponse réflexe, irrationnelle. On peut se shooter volontairement pour commettre un acte programmé mais dans la plupart des cas l’usage des stupéfiants est lié à d’autres troubles ou à des conditions de vie difficiles voire dramatiques où la responsabilité des gouvernants dépasse celle des individus. Quand on sait que le nombre des malades psychiques en prison est déjà l’un des grands scandales français, ces récupérations électoralistes tiennent quelque part du délire. 

Michel Rouger
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22/04/2021

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