Le billet

Rigolade


01/05/2014




Pendant que nous déplorons la tentative de capture de notre fleuron Alstom par General Electric, quelle rigolade là-bas, en face, de l'autre côté de cet océan qui ne cesse de s'élargir. « Aller Jeffrey ! Aller Jeffrey ! », chantent les potes du club des 22 devant la résistance française. Les 22 potes, les patrons des multinationales « gorgées de liquidités » dont parle Le Monde, ont accumulé, General Electric en tête, 984 milliards de dollars de profits à l'étranger qui échappent à l'impôt. Alors, pensez, ils peuvent chasser ! Et joyeusement. Rien ne leur résiste. Les États payent leur brutalité, pansent les plaies,  s'endettent ; l'énergique chef du gouvernement français tord le bras de ses amis socialistes pour économiser 50 milliards d'euros : tout ça c'est de la rigolade. « Aller, Mike, sors le champagne. Comme disent nos amis français, fais sauter le bouchon ! » 

Michel Rouger





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La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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