Le billet

Printemps


13/06/2013




Le peuple iranien vote de nouveau. Courbé. Quatre ans après l'immense appel à la liberté déclenché par les élections truquées, le printemps perse s'est évanoui : persiste, depuis, le climat glacial du despote en turban noir Ali Khamenei. À Istanbul, sous le refroidissant Erdogan, le printemps turc ne semble pas pouvoir éclore place Taksim. Pendant ce temps, en Syrie, un déluge de violence n'en finit pas de noyer dans le sang les espoirs de démocratie apparus lors des grandes manifestations populaires et non-violentes d'il y a deux ans. Syrie, Égypte, Tunisie, Yémen... Que sont devenus les printemps des jeunesses arabes ? Printemps pourris. Dans nos jardins, pourtant, rosiers et résédas parviennent à fleurir, malgré la pluie. Et le temps nous l'a appris : les sociétés, là-bas ou ici, sont comme nos jardins.
 
Michel Rouger 





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

Paravents - 20/02/2020

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono

Newsletter