Le billet

Printemps


13/06/2013




Le peuple iranien vote de nouveau. Courbé. Quatre ans après l'immense appel à la liberté déclenché par les élections truquées, le printemps perse s'est évanoui : persiste, depuis, le climat glacial du despote en turban noir Ali Khamenei. À Istanbul, sous le refroidissant Erdogan, le printemps turc ne semble pas pouvoir éclore place Taksim. Pendant ce temps, en Syrie, un déluge de violence n'en finit pas de noyer dans le sang les espoirs de démocratie apparus lors des grandes manifestations populaires et non-violentes d'il y a deux ans. Syrie, Égypte, Tunisie, Yémen... Que sont devenus les printemps des jeunesses arabes ? Printemps pourris. Dans nos jardins, pourtant, rosiers et résédas parviennent à fleurir, malgré la pluie. Et le temps nous l'a appris : les sociétés, là-bas ou ici, sont comme nos jardins.
 
Michel Rouger 





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En ce jeudi 12 décembre, un sale temps frappe en rafales les fenêtres du monde. Au Royaume Uni, un Premier ministre menteur tente un coup de force électoral pour sortir son pays de l'Europe. En France, un gouvernement technocratique ose un coup de force social pour imposer un système de retraite injuste. A Madrid, la 25e Conférence sur le climat boucle demain par un nouvel échec la décennie la plus chaude de l'Histoire. Au Sahel, le Niger enterre soixante-et-onze soldats tués par des centaines d'assaillants djihadistes. En Algérie, les militaires organisent aussi ce jeudi une farce électorale pour continuer à confisquer le pays. Et puis une incroyable éclaircie. Toujours revenue depuis dix mois. Un grand mouvement pacifique qui secoue le pouvoir fossilisé algérien et bouscule les idées reçues. Le hirak continuera demain et ce n'est pas fini, là-bas, ici, partout.

Michel Rouger

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