Vu, Lu, Entendu...

Pour saisir le scandale mondial de l'aggravation des inégalités


25/01/2018



En 2016, les 1 % des revenus les plus élevés ont perçu 22 % du revenu mondial (16 % en 1980) contre 10 % pour les 50 % des plus bas revenus.
En 2016, les 1 % des revenus les plus élevés ont perçu 22 % du revenu mondial (16 % en 1980) contre 10 % pour les 50 % des plus bas revenus.
Les élites du pouvoir mondial, financier et politique, réunies à Davos, auront-elles un peu saisi l'ampleur du désastre et des menaces que constitue à tous les points de vue l'aggravation des inégalités ? En tous les cas, ce se sont pas les études qui manquent.

Entre toutes, on peut lire (pdf ci-dessous) le rapport 2018 du Laboratoire sur les inégalités mondiale. S’appuyant sur des méthodes nouvelles pour mesurer les inégalités de revenus et de patrimoines, les économistes, parmi lesquels Thomas Piketty, veulent "combler un déficit démocratique", et fournir aux acteurs de la société des outils pour débattre sur des faits.

Il y a aussi le rapport d'Oxfam qui a fait du bruit au moment de la réunion de Davis. Et bien sûr le travail régulier dont cette série d'études de L'Observatoire des Inégalités
 




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Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

Nono